 |
 |
Théâtre
“L’os de Mor Lam” au CITO |
Sidiki
YOUGBARE (Mor Lam) et Flore ILBOUDO (Awa) dans une
des scènes de la pièce. |
Issaka
SAWADOGO,
metteur en scène de la pièce. |
Le Carrefour international de théâtre de Ouagadougou
(CITO) propose aux férus des planches, sa 9e création
majeure intitulée l’os de Mor Lam. A partir du 12 janvier
prochain et ce jusqu’au 22 février, la pièce
sera proposée au public. La mise en scène de
la pièce a été assurée par Issaka
SAWADOGO. Dans la distribution, on retrouve des acteurs comme
Abdoulaye KOMBOUDRI, qui revient sur les planches après
plus de 15 ans d’absence, Flora ILBOUDO, Dicko Fils, Sidiki
YOUGBARE, Ousmane BAMOGO, etc. L’histoire de Mor Lam, nombre
de gens la connaissent.
Une histoire qui nous rappelle l’égoïsme de l’homme,
sa cupidité à s’accaparer et à jouir
seul des biens. Ce texte de Birago Diop que l’on retrouve
dans le livre de lecture «Langage et texte» de
la classe de 5e dépeint le mauvais ménage entre
individualisme et tradition africaine. Mais le metteur en
scène a voulu aller plus loin que ça.
Face à ce monde fait de guerre et de réfugiés,
Issaka SAWADOGO a poussé loin la réflexion pour
intégrer l’histoire de Mor Lam dans un camp de réfugiés.
Histoire de nous rappeler toutes que les bêtises de
ce bas monde que sont les guerres, les maladies, la misère,
la pauvreté, etc. sont les faits et agissements de
l’homme. Un double challenge donc que le metteur en scène
a voulu relever et montrer à la face du monde par le
théâtre que c’est l’égoïsme, et la
cupidité de l’homme qui rendent aujourd’hui le monde
invivable. Tantôt satirique, tantôt tragique,
la pièce vous transporte dans le quotidien de l’homme
fait d’égoïsme, de trahison, d’individualisme.
Par Frédéric
ILBOUDO
 |
Danse
contemporaine
Emmanuel TOE revient
sur scène
Après un long silence et une absence très
remarquée des scènes nationales et internationales,
le « grand » danseur Samo refait surface
lentement mais sûrement. Le dimanche 7 janvier
2007 au CITO Emmanuel TOE a donné un bout de
ce qui sera son spectacle « un corps étranger
». Pour quelqu’un qui sort de l’ombre après
plus de 2 ans d’absence, l’on peut dire que c’était
plutôt bien réussi. Surtout le thème
qui est abordé dans son spectacle. Un thème
qu’il a inspiré de sa propre situation. |
« Corps étranger » est
un spectacle qui interpelle sur la condition de la personne
handicapée. Une condition faite de perpétuel
remise en cause, de complexe, d’amertume, une condition qui
est difficilement vécue, surtout que cela est arrivé
de suite d’un accident. En effet, le 28 février 2004
à OSLO dans la capitale norvégienne, l’artiste
a été victime d’un accident qui l’éloignera
de la scène du fait de son handicap qui aura duré
plus de 2 ans. Pour ceux qui ne le connaissent pas, il est
le président de la compagnie Lawazi. Compagnie qui
a donné au Burkina Faso la médaille d’or aux
jeux de la Francophonie. La dernière apparition d’Emmanuel
date des premiers moments de la pièce théâtrale
« les sans adieu » en 2003 mise en scène
par Irène LECOMTE sous la coupe du CITO. Tel un phénix
qui renaît de ses cendres, il revient d’une longue traversée
du désert et a besoin du soutien et de l’appui de tous.
« Corps étranger » est un spectacle mise
en scène par Ildever Méda et chorégraphié
par Emmanuel lui-même. Bon vent donc à Phénix
SAMO.
Par Frédéric
ILBOUDO
 |
Musique
“Green Stone” pour apporter
l’espoir
Le paysage musical burkinabè vient de s’agrandir
avec la naissance d’une infrastructure. En effet, c’est
le vendredi 5 janvier 2007 que Yolsé BANDAOGO
a choisi pour inaugurer son studio d’enregistrement
dénommé « Green Stone Records ».
Green pour la couleur verte donc couleur de l’espoir,
Stone pour pierre une façon pour Yolsé
d’apporter sa pierre à l’édification et
au développement du Burkina. Il faut dire que
le jeune Yolsé BANDAOGO est un fin connaisseur
du milieu de la musique. |
Yolsé
BANDAOGO
promoteur du studio "Green Stone" |
L’homme qui a mis à la disposition des artistes
burkinabè un studio d’enregistrement de grande
qualité est très connu dans le milieu musical
|
américain et français. En effet,
Yolsé est propriétaire d’un studio aux Etats
Unis où ont enregistré pas mal d’artistes américains.
En France, l’homme est plus connu en tant qu’organisateur
de spectacles. Comme perspective après l’étape
du studio, il s’agira pour Yolsé et son équipe
de travailler dans un futur proche dans la réalisation
de clip et au montage vidéo. La seule fausse note à
cette cérémonie d’ouverture aura été
l’absence très remarquée des artistes musiciens
burkinabè.
Ont-ils boudé la cérémonie ? Une chose
est sûre c’est pour eux que le jeune Yolsé est
venu investir au pays. Néanmoins, la présence
de l’Etalon de la musique burkinabè Zèdess a
rehaussé l’éclat de la cérémonie
et démontre du même coup ce que vaut «Green
Stone Record» qui promet d’ailleurs des tarifs promotionnels
pour aider les artistes.
Par Frédéric
ILBOUDO
Retour au sommaire
|