Procès
François COMPAORE / L’Evènement
Rendez-vous le 22 janvier
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Le procès en diffamation
qui oppose le journal L’Evénement à
François COMPAORE a débuté le
lundi 08 janvier 2007. Mais pour des raisons de procédure,
le procès a été ajourné
et reporté pour le 22 janvier. Aperçu
sur un après-midi de procès.
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François
COMPAORE |
Newton
A. BARRY
et Germain B. NAMA |
Le tribunal de Grande Instance de Ouagadougou
regorgeait particulièrement de nombreux hommes
de la presse. |
La raison était toute simple. C’est ce lundi 08
janvier qu’avait lieu le procès en diffamation de
François COMPAORE contre L’Evènement. Les
journalistes étaient donc là, qui pour apporter
leur soutien aux confrères, qui pour faire un simple
reportage.
En rappel, les faits remontent à un article paru
dans L’Evénement n° 102 du 25 octobre 2006 dans
lequel était titré « ainsi donc, c’est
lui ! » Illustré par la photo du sieur François
COMPAORE. Et l’article avait trait à l’affaire Norbert
ZONGO suite à la requête de RSF qui voulait
la réouverture du dossier après le non-lieu
prononcé pour Marcel KAFANDO.
Le sieur François COMPAORE qui s’est senti diffamé
dans cet article, a posé plainte contre le journal
L’Evénement.
C’est donc pour trancher cette affaire que les deux parties
ont été présentées au juge du
tribunal correctionnel ce lundi.
D’une part L’Evénement est représenté
par Germain NAMA et Newton Ahmed BARRY respectivement directeur
de publication et rédacteur en chef. D’autre part
il y avait François COMPAORE conseiller à
la présidence du Faso demandeur au procès.
Les sieurs Germain NAMA et Newton Ahmed BARRY ont répondu
présents à la barre, défendus à
l’occasion par les avocats Bénéwindé
SANKARA, Prosper FARAMA et Julien LALOGO. Le sieur François
COMPAORE qui s’est constitué partie civile était
absent mais représenté par les avocats Abdoul
OUEDRAOGO et Mamadou OUATTARA.
Avant l’ouverture des débats, le parquet a fait les
observations et a demandé le report du procès.
Ainsi le ministère public a souhaité que soit
joint au dossier l’original du journal dans lequel est paru
l’article diffamatoire parce que le présent dossier
ne comportait que des photo- copies.
De leur côté, les avocats des prévenus
ont soulevé le cas d’une lettre qui avait été
adressée par eux au président de la Chambre
correctionnelle. Cette lettre demandait que le sieur François
COMPAORE soit physiquement présent à l’audience.
Les avocats de la partie civile ont tout de suite réagi
à cette requête en se fondant sur l’argument
selon lequel en tant que partie civile le sieur François
COMPAORE n’est pas tenu d’être présent, il
peut se faire représenter, chose qu’il a faite. Dans
tous les cas le juge a répondu que le tribunal avisera.
Le juge a répondu favorablement à la requête
du ministère public (parquet) sur le report parce
qu’effectivement certaines copies du journal étaient
illisibles par certains endroits. Alors la date qui a été
retenue est celle du 22 janvier à 15 heures. En attendant
le dénouement de cette affaire il faut avoir le courage
de le dire, cette affaire va encore faire couler beaucoup
d’encre et de salive vu la qualité des parties.
En effet, nous avons d’une part les journalistes et d’autre
part le frère cadet du président du Faso.
Mais en réalité, avant tout, ce sont des citoyens
burkinabè et à ce titre toute personne peut
demander aux tribunaux réparation de tout préjudice
qui que se soit si elle s’estime lésée.
Donc quelle que soit l’issue de ce procès, il pourra
servir de référence jurisprudentielle dans
la mesure où il consacre l’Etat de droit qui veut
que les lois soient faites pour tout le monde sans exception.
Par Daouda SAWADOGO
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