L'opinion N°483
du 10 au 16 janvier 2007

Actualité

Le 46e anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale
et internationale a été célébré à Dori dans une grande ferveur

Dori, chef-lieu de la région du Sahel était en effet en fête ce 11 décembre 2006 pour commémorer cette date inoubliable. Et c’est devant le gouvernorat du Sahel que les festivités ont eu lieu par une prise d’armes, revue de troupes puis un défilé au rythme musical militaire, très riche en couleurs et en mouvement mobilisant les différentes couches socioprofessionnelles à savoir les corps militaires, les scolaires, travailleurs et les associations sous les applaudissements des populations à chaque passage des groupes. Et c’est au gouverneur Bila DIPAMA qui présidait de livrer son discours avant la décoration des récipiendaires.
M. DIPAMA est revenu sur les points saillants du message du chef de l’Etat avant de
Adama Sawadogo,
Chef de Centre SONABEL Djibo, récipiendaire.
s’ouvrir sur la région du Sahel. Il s’est félicité de l’esprit de maturité des populations du Sahel qui, selon lui ont su sauvegarder les valeurs ancestrales de paix, de

tolérance et de respect. Rappelant l’importance que revêt cette cérémonie qui se traduit par des hommages rendus à tous ceux dont l’œuvre et les sacrifices passés et présents ont contribué à forger le destin du pays, il salue tous les acteurs pour l’esprit patriotique qui favorise l’éclosion d’une citoyenneté en consolidation et en responsabilisation progressive. Puis il procéda aux décorations.
Au total trente sept décorés dont (8) huit pour la province du Soum dont un commandeur de l’Ordre national. Pour les autres décorations il s’est agi de 7 (sept) pour les collectivités locales, 8 (huit) chevaliers de l’Ordre, 19 (dix-neuf) pour l’Ordre de mérite, et à titre posthume et 1 (un) pour les palmes académiques. M. Adama SAWADOGO, chef du centre SONABEL de Djibo, chef-lieu de la province du Soum qui a été décoré chevalier de l’Ordre national se dit très réjoui car pour lui il vit un sentiment de joie, de reconnaissance en Dieu, aux populations et aux autorités. Saluant les autorités provinciales et de sa société pour cette distinction honorifique il rappelle ceci : « Un de mes supérieurs me disait, il faut travailler partout où vous êtes car quelque part on vous observe dans un buisson » pour dire que le travail bien fait paye.
Fervent croyant, à chaque fois il n’a cessé d’invoquer Dieu, le Miséricordieux. Adama SAWADOGO dit placer cette décoration sous le signe de la reconnaissance de la Nation et le mérite d’un fils de la Nation. Très satisfait il en appelle à tout Burkinabè au travail pour le mérite de la reconnaissance ; félicitant les autres récipiendaires, il encourage les futurs et leur souhaite plein succès avec la grâce du Tout- Puissant.

Privatisation de l’ONATEL, Maroc Telecom s’adjuge les 51 %

Le vendredi 29 décembre 2006, l’Etat burkinabè a cédé 51% des actions de l’ONATEL à Maroc Telecom. Ainsi cette compagnie de télécommunication devient l’actionnaire majoritaire pour un montant de 144 310 540 000 F CFA. En effet, c’est à l’hôtel SOFITEL Libya que l’acte de cession a eu lieu par la signature du cahier de charges entre le ministre des Postes, des Technologies de l’Information et de la Communication, et le directeur général de l’ONATEL ainsi que la remise du chèque par le président du directoire de Maroc telecom, M. Abdeslam APRIZOUME. Ce dernier entend proposer des offres de communications adaptées aux besoins de la population en facilitant l’accès aux plus défavorisés. Le ministre du Commerce, Benoît OUATTARA en recevant le chèque du contrat de cession a saisi l’occasion pour annoncer le deuxième volet de la privatisation de l’ONATEL. Ceci consistera à octroyer 20 % des actions à l’actionnariat public, national ou sous-régional et 6 % au personnel. Que cette privatisation ne jette pas des travailleurs dans la rue !

L’Eglise Saints Pierre et Paul de Mogtèdo bénie

L’archevêque de Koupéla Monseigneur Séraphin François ROUAMBA a procédé, le samedi 16 décembre à la bénédiction solennelle de l’église de la paroisse Saints Pierre et Paul de Mogtèdo. C’était en présence du vicaire général de l’archidiocèse de Ouagadougou, des autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses de la localité ainsi que d’une foule nombreuse de fidèles venus des quatre coins de la paroisse.
Construite il y a 26 ans, l’église de Mogtèdo attendait toujours les gouttes d’eau sainte qui consacreraient sa bénédiction solennelle.Ce fut ce jour 16 décembre que ce rituel eut lieu. Pour l’occasion, les paroissiens se sont mobilisés comme un seul homme. Pour preuve l’église a refusé du monde ce jour-là. Pour en arriver là il a fallu d’abord procéder à la rénovation de ce temple du Seigneur.
Cela fut fait selon l’Abbé Jacob NADEMBEGA grâce à la contribution des fidèles
Monseigneur Séraphin ROUAMBA,
Archevêque de Koupéla.
mais aussi à celle des bienfaiteurs. Cette générosité a permis aussi la réalisation d’une grotte devant abriter une statue de la Vierge Marie. La solennité proprement

dite eut lieu au début d’une célébration eucharistique présidée par l’archevêque ROUAMBA et coprésidée par une vingtaine de prêtres.
Juste avant ce rite une minute de silence fut observée, un Pater Noster et un Ave Maria récités pour le repos des âmes de l’Abbé Laurent NARE et de l’Abbé Philippe TIENDREBEOGO premiers prêtres de la paroisse aujourd’hui disparus. Après avoir aspergé l’eau bénite sur tous les mûrs de l’église, le numéro un de l’Archidiocèse de Koupéla dira dans son homélie que cela n’est qu’une bénédiction solennelle car l’église étant déjà bénie de par le fait que depuis 26 ans les prêtres y ont célébré quotidiennement le sacrifice du corps et du sang du Christ. Tout en félicitant les paroissiens pour leur mobilisation et leur contribution tant matérielle que financière, le père évêque a aussi rappelé que la maison qui plait à Dieu c’est le cœur de l’homme et la sainteté du peuple chrétien qu’il a lui-même racheté au prix de son sang. Selon Mgr la bonne nouvelle ne se proclame pas par la parole seulement mais par toute la vie de l’homme et par tout ce qu’il a. Il a terminé en rendant un vibrant hommage à ceux qui ont apporté la bonne nouvelle à Mogtèdo et à tous ceux qui y ont œuvré pour l’enracinement de ces bonnes nouvelles dans la paroisse jusqu’à nos jours.
A la fin de la messe, ce fut tour à tour M. Dominique KABORE qui a présidé la CCB paroissiale pendant 24 ans, l’ex « charismatique » curé, l’Abbé Maurice BELEMSAGA, l’actuel curé de la paroisse l’Abbé Jacob NADEMBEGA et enfin le père évêque qui ont pris la parole. Tous ont embouché la même trompette pour féliciter les chrétiens de la paroisse et les inviter à la persévérance.
L’archevêque ROUAMBA ajoutera, qu’au nom de l’auto prise en charge, chaque communauté chrétienne doit, à partir de janvier prochain prendre en charge ses prêtres. En rappel la paroisse de Mogtèdo a été créée il y a 38 ans et couvre les communes rurales de Zam, Mogtèdo et une partie de Boudry. Elle compte plus de 17 000 chrétiens et catéchumènes répartis en 10 succursales. Deux prêtres et un stagiaire dirigent la paroisse en collaboration avec 2 sœurs et une stagiaire.

Présentation de vœux à la primature

Le personnel du premier ministère s’est réuni autour de son premier responsable pour la traditionnelle cérémonie de présentation de vœux. La cérémonie s’est déroulée dans l’arrière cour de la primature le vendredi 5 janvier 2007. L’occasion était belle pour oublier un temps soit peu les préoccupations bureaucratiques pour s’adonner à des moments de divertissement. Le Premier ministre Paramanga Ernest YONLI accompagné de son épouse s’est dit très heureux et a souhaité à tous les meilleurs vœux pour le nouvel an. Il a saisi l’occasion pour évoquer les affrontements entre les forces de défense et de sécurité des 20 et 21 décembre 2006.
C’est avec la plus ferme énergie qu’il a condamné ces actes et déploré les pertes en vies humaines. A l’avenir il faudra éviter de telle attitude a dit le Premier ministre aux protagonistes. La présente cérémonie a permis aux responsables du premier ministère de saluer les mérites des agents admis à la retraite. Ainsi ces derniers ont reçu des présents en reconnaissance de leurs dévouements et le don de soi. Les artistes ont égayé les invités à cette cérémonie qui a été aussi l’occasion de retrouvailles pour d’autres.

Rencontre Nord-Sud

Tel est le projet né au cours d’une mission d’étude de notre confrère Georges SAWADOGO de Ouaga FM et Virginie CORDIER en Belgique. L’objectif du projet, faire naître des rencontres culturelles entre jeunes du Nord et ceux du Sud pour approfondir les échanges pour donner un autre regard, aux créations artistiques. Pendant plus d’une année de concertations et de travail minutieux, un premier pan du projet a vu le jour. Il s’agit d’une rencontre musique/danse entre Alif Naaba et la danseuse Louisa GERDAOUI de la Belgique. Une rencontre d’échange interculturel entre la musique burkinabè, les pas de danse modernisés du Wiiré, du Wennéga etc. avec la danse du cerceau originalité belge interprétée par GERDAOUI.
Cette expérience réussie a été montrée au public ouagalais le 30 décembre 2006 au CDC la termitière du côté de Samandin. Un spectacle qui a démontré que l’interpénétration culturelle était possible. GERDAOUI a dansé avec le cerceau sur des pas de Wennega, de Wiiré, etc. au rythme et son de Alif Naaba et de son orchestre Buud Bandé. Trente minutes de régal.
Cette expérience se couplait dans tous les autres domaines du projet à savoir un film documentaire du Nord et du Sud.
Une expérience qui devrait également au finsh donner le regard du caméraman burkinabè et belge sur un même sujet.
Apprivoiser deux réalités, deux contextes que tout différentie, sépare. Le deuxième projet concerne la formation et la réalisation d’un film documentaire en chantier. Malgré la modestie des moyens le binôme CORDIER / SAWADOGO et leurs camarades se serrent les coudes pour que le projet soit une réalité. Des appuis financiers sont sollicités de part et d’autre pour que les échanges se fassent dans les deux pays à travers des voyages culturels.

Semaine au pays

L'Opinion chez le ministre Adama FOFANA

Procès François COMPAORE / L'Evènement

Message du nouvel an du Président du Faso

 

Retour au sommaire


 

Liberté d'opinion....liberté d'informer

©Copyrigth : Opinion 2005 - 2006