L'opinion N°483
du 10 au 16 janvier 2007

Dossier

Vœux de Burkinabè

Dix jours après le début de l’année 2007 les Burkinabè continuent de se souhaiter Les vœux pour la nouvelle année. Pour rester dans la même veine, votre journal vous ouvre ses pages dans son premier numéro de l’année 2007 par les vœux des Burkinabè.
Du Burkinabè lambda en passant aux artistes, sportifs, autorités politiques, nous avons tendu notre micro. Le moins que l’on puisse dire c’est que la paix revient sur toutes les lèvres, comme pour dire que sans cette “manne” de Dieu il n’y a point de développement possible.

Toussaint Abel COULIBALY,
président groupe parlementaire (CFR) Convention des Forces Républicaines
En tant qu’homme politique, de surcroît président d’un parti politique, ce qui m’a le plus marqué c’est le processus électoral qui s’est déroulé dans notre pays. Il faut dire que c’était à cheval sur deux années c’est à dire de 2005 à 2006. Je veux parler de l’élection présidentielle qui a retenu mon attention dans la mesure où cela s’est passé dans un climat de paix sociale, de transparence. Aussi les résultats ont été acceptés par tous, ce qui n’est pas toujours évident dans certains pays ; il faut reconnaître que les acteurs politiques ont fait preuve de maturité démocratique. Ceux qui ont perdu, ont reconnu et accepté la victoire du vainqueur. Celui qui est sorti vainqueur a tendu la main à ceux qui ont perdu ; Je dirai que dans l’ensemble c’est le peuple burkinabé qui est sorti grandi de cette échéance. De l’élection
présidentielle, il s’en est suivi des élections municipales dans le cadre de la communalisation intégrale. C’est une première dans l’histoire de notre pays qu’on élise des conseillers dans tous les villages. La réussite de cette échéance inédite m’a marqué en 2006 ; cela s’est bien passé sauf quelques cas regrettables inhérents à toute œuvre humaine qui n’est pas parfaite. Dans l’ensemble nous pouvons noter que la démocratie s’enracine, progressivement au Burkina Faso.
C’est pour dire que même si la démocratie est une quête permanente, elle est devenue un processus irréversible dans notre pays. Pour cela sur le plan politique, sur le plan international, le Burkina Faso a été présent notamment par les différentes interventions de nos forces de défenses et de sécurité dans le cadre du maintien de la paix à la demande l’Union africaine ou des Nations unies. De même le rôle de médiateur qu’a joué notre pays dans certains pays de la sous-région et même africains pour résoudre les problèmes de conflits a été incontestablement des évènements qui ont donné au Burkina Faso une image de grandeur. Nous ne pouvons que nous en féliciter et être fiers en tant que Burkinabé. Croyez-moi à l’extérieur quand on vous identifie comme Burkinabé vous êtes traité avec respect
Je pourrais appeler cela la note sombre de l’année 2006 quand même des gens se sont exprimés là dessus. Je pourrai en d’autres occasions revenir sur cela. Mais il faut tout de même dire que c’est regrettable ; j’ai tantôt parlé de l’image de notre pays à l’intérieur comme à l’extérieur. Je pense très sincèrement que les populations attendent autre chose de nos forces de défense et de sécurité et c’est la protection. Comme je l’ai dit tantôt, la paix sociale est une quête permanente et le bonheur ne l’apprécie que lorsqu’on l’a perdu. Nous avons ce bonheur qui est cette paix sociale et la concorde qui règnent entre les religions, les ethnies. Ce qui nous oblige à travailler à la préserver avec le concours des forces de défense et de sécurité au-delà de leur mission régalienne que sont la défense de l’intégrité, la protection des institutions. Je crois que je rendrai hommage au professeur Joseph Ki-Zerbo pour son œuvre pour le Burkina Faso, pour l’Afrique voire le monde. Il a quitté ce monde en laissant un héritage gigantesque pour nous et les futures générations. Même si sur le plan politique, on ne partage pas ses opinions, c’est mon cas, il faut reconnaître qu’il fut un grand homme. Le fait qu’il s’en aille en 2006 fait que j’ai une pensée particulière pour lui en ce moment. Ceux dont nous avons le plus besoin au Burkina Faso c’est le développement individuel et collectif. Que tout citoyen burkinabé sente que quelque chose de positif a changé dans sa vie. Pour qu’on en arrive à ce stade, il faut d’abord que nous ayons la santé sans laquelle aucune œuvre humaine ne peut être entreprise. Que nous ayons la paix. Que nous nous aimons les uns, les autres. Je crois que chacun de nous croit en Dieu qui prône l’amour, l’amour de son prochain ; Je souhaite la paix et l’amour dans le cœur des Burkinabé pour que nous puissions continuer le chemin du développement que nous avons tracé tous ensemble.
Le Burkina Faso est un et indivisible et nous avons intérêt à ce que ce pays si cher prospère. Il ne va pas prospérer au détriment de quelqu’un. Donc je souhaite bonne et heureuse année à tous les Burkinabé mais surtout et j’insiste, avec la paix et l’amour dans les cœurs.
   
Sissao, artiste musicienne
Avant tout propos, je voudrais profiter de vos colonnes pour présenter mes vœux de paix, de santé de bonheur à tous les Burkinabé. A tous mes fans je souhaite que 2007 leur apporte par la grâce de Dieu, tout ce dont ils ont besoin pour leur épanouissement. Pour revenir à votre question, je dirai que beaucoup de choses m’ont marqué au cours de l’année 2006. Il y a d’abord la sortie de mon album ; suivie de tous les prix que j’ai reçus. A ces deux évènements j’ajouterai le concert « la nuit du destin » que j’ai assuré, une communion au cours de laquelle il y a eu de grandes émotions. Je signalerai au passage le voyage que j’ai effectué en Côte d’Ivoire sur invitation de Akissi Delta de la série « Ma famille ». Je profite pour lui dire merci pour l’accueil qui nous a été réservé à ma sœur Djata et à moi-même car pour dire, nous avons été traitées comme des princesses. Comme homme de l’année 2006 je dirai sans hésitations, le papa de mon enfant. Au cours de 2006, il m’a été d’un soutien et d’un inestimable quand on sait tout ce qui se dit sur les artistes femmes, je dois dire que sans son soutien ça allait être difficile.
Après lui, je pense à tous mes fans qui n’ont cessé de me soutenir, pour moi, ce sont mes personnalités de l’année. Ma foi, et ma conviction religieuse me confortent et me convainquent que des portes vont s’ouvrir pour moi en 2007.
Je viens de signer un contrat avec une grande maison de distribution à Abidjan, et s’il plait à Dieu je dois y retourner pour deux semaines de promotion. 2007 s’annonce avec pleines de propositions pour moi, notamment au Congo Brazzaville, et d’autres sorties sur l’Europe et si tout va bien, 2007 sera bien rempli et on attend que toutes ces propositions se confirment. Pour satisfaire mes fans, je me prépare pour 2008 et j’ai déjà des chansons qui sont prêtes et j’espère les satisfaire vraiment.
   
Yilli Nooma, artiste musicienne
La sortie de mon album en août 2006. L’accueil, les encouragements, le soutien qui ont sans doute contribué à installer l’œuvre sur le marché.
Ma pensée s’oriente vers Yacouba TRAORE directeur de la Radio Télévision du Burkina avec toute son équipe en ce sens qu’ils ont réussi la rentrée télévisuelle avec toute l’ambition affichée pour satisfaire le public. Je souhaite une belle carrière surtout internationale, c’est cela qui me tient à cœur. Ici, au Burkina je peux dire que je suis satisfaite car l’album se porte bien, les ventes sont intéressantes les spectacles aussi. Pour le moment non, par contre je m’attelle à prendre des contacts à l’extérieur dans ce sens.
Je pense que cela sera une réalité dans la mois de février 2007 parce que les sponsors commencent à répondre. Il y a un projet c’est la tournée nationale en avril 2007, je compte sur le soutien des sponsors à ce sujet.
Je profite pour souhaiter une bonne et heureuse année à tous les Burkinabé ainsi qu’à toutes les communautés étrangères vivant au Burkina Faso. Que nous puissions vivre dans la paix et l’amour ; donc la paix et la paix, toujours la paix. Ma pensée va vers, les médecins je n’oublierai pas des sapeurs-pompiers parce qu’ils ont fait un tour chez moi ainsi qu’à tous ceux qui se battent pour un Burkina prospère je leur souhaite une heureuse année !
   
Irissa KABORE, champion d’ Afrique de boxe
Je souhaite mes meilleurs vœux à tous les Burkinabé. Mes vœux de santé et de prospérité au ministre de la Santé qui n’a ménagé aucun effort pour me soutenir toute cette année. Mes meilleurs vœux également à tous mes supérieurs de l’armée qui n’ont apporté un soutien particulier en cette année 2006. C’est d’ailleurs grâce à ce soutien que je suis ce que je suis. Que Dieu apporte beaucoup de joie à toutes les personnes qui ont d’une façon ou d’une autre contribué à notre succès de l’heure. Santé et succès à tous les sportifs du Burkina Faso et tous les comités de soutien des supporters du Faso. A tous et à toutes que l’année 2007 soit pour nous tous une année meilleure que les autres. Mes vœux particuliers vont à l’endroit de
ma famille qui a su me comprendre et me soutenir dans les moments difficiles. Pour l’année 2007 je souhaite que nous ayons de nouveaux champions qui viendront augmenter la quantité des champions. Je profite pour saluer mes coéquipiers SOUTOKE, Boniface KABORE et tous les autres.
Si je pense que c’est le chef d’état major de l’armée de terre Colonel Dominique DJEDJERE qui m’a apporté un soutien inestimable surtout à mon retour de la Côte d’Ivoire où j’ai ravi le titre de champion d’Afrique. Je voudrais lui dire je suis entièrement reconnaissant de ce qu’il a fait pour moi tout ce temps et je lui dis merci. Le Colonel m’a reçu moi en tant que soldat et j’ai été fortement marqué par les mots qu’il a dits.
   
Sidiki DIARRA, entraîneur des Etalons juniors
Mes vœux de santé pour tout le peuple burkinabé. Je souhaite à tous et à toutes pour cette année 2007 de la prospérité et la paix sociale. Je souhaite enfin un meilleur avenir pour nos équipes dans leurs catégories respectives. Pour l’année 2006 qui vient de s’achever j’ai été marqué par la qualification simultanée des Etalons cadets et juniors. Ce fait m’a considérablement marqué parce que seuls le Burkina et le Nigeria sont les pays qui ont pu qualifier deux équipes en phases finales. D’autre fait marquant dans la même logique, c’est la «renaissance» des Etalons seniors. Ces faits dénotent du sérieux du travail qui est fait au niveau du football dans notre pays. Bon vent donc à nos Etalons en 2007 !
   
Pihouri Webouanga, entraîneur des Etalons Cadets
Meilleurs vœux à tout le peuple burkinabè, que Dieu donne la santé à tous les malades physiques ou mentales. Que Dieu les aide à recouvrer la plénitude de leur santé physique ou morale pour l’accomplissement de leurs tâches quotidiennes. En cette année 2007 que Dieu donne un peu plus de moyens à tout le monde et accompagne les Etalons Juniors et Cadets qui sont qualifiés pour les phases finales dans leurs catégories respectives.
Le fait marquant pour moi en 2006 c’est la qualification simultanée des Etalons Juniors et Cadets ; c’est la première fois que cela arrive, c’est donc la preuve que des efforts ont été faits à tous les niveaux. Je salue donc les efforts des dirigeants, de la
presse, des supporters et je tire mon chapeau au peuple burkinabé et à toutes les autorités qui sont en fait les premiers artisans de ces succès.
   
Kaboré Pascal, libraire
L’année 2006 n’a pas été du tout facile surtout pour ce qui concerne la vie privée. Je suis un commerçant et ce qui m’a beaucoup marqué c’est l’augmentation des impôts. Quelqu’un qui payait 50 000F les années précédentes s’est retrouvé avec un impôt de 200 000F. Cela n’est pas le problème majeur ; par contre c’est la manière dont on nous traque qui n’est pas bien. Aussi avec les différentes élections passées, on nous a promis un grand changement surtout pour les jeunes et toujours pas grande chose. Vous
avez vu ce qui s’est passé avec les forces de défense et de sécurité ; c’est pour dire que beaucoup de choses reste à faire pour garantir la paix sociale.
Nous demandons à l’Etat de créer des emplois pour les jeunes. Et aussi ceux qui sont dans les difficultés, il faut un sondage pour voir ce qu’ils ont besoin et leur venir en appui. Si on nous dit qu’à défaut de paiement on ferme boutique je pense que cela n’arrange ni l’Etat, ni le commerçant. Il faut revoir la copie en ce sens là. Pour moi tout le monde a fait son travail. Par exemple : Simon COMPAORE et Salif DIALLO.
   
KASSOM Albert
Pour moi l’année 2006 n’était pas mal dans l’ensemble. Bien sûr il y a eu des choses qui n’ont pas bien marché. Par exemple, ce qui est survenu les 19, 20 et 21 décembre 2006 est à déplorer. Dieu merci on est rentré dans l’année 2007 avec sérénité. Je pense que les personnes concernées ont trouvé des solutions durables à ce problème. Il faut dire aussi que quand cela arrive à un Etat, ce sont des signes qui augurent de mauvaises choses. Je pense que l’Etat seul n’est pas concerné dans la recherche des solutions. Ce sont tous les Burkinabé qui sont interpellés. La paix est très importante pour un pays comme le nôtre. C’est notre café et cacao.
Conformément à ce que je viens d’avancer précédemment, je souhaite une très grande culture de la cohésion sociale et la collaboration entre toutes les filles et fils du pays des Hommes intègres. En raison de ce qui s’est passé entre militaires et policiers je leur souhaite une bonne collaboration pour une paix durable.
   
OUEDRAOGO Mahamadi,
réparateur d’engins à deux roues, sis rue des écoles à Paspanga

L’année 2006 était dure dans tous les sens. Disons que le côté financier n’était pas du tout facile. On peut dire que le Président du Faso a bien travaillé. Il a remporté les élections ce qui nous donne de l’espoir pour l’avenir.
Nous sommes des travailleurs du secteur informel. Ce que nous déplorons c’est la manière de recouvrer les impôts. Quand les agents débarquent chez nous ils sont accompagnés de policiers armés comme si c’était la guerre . Je pense à mon
humble avis que dans d’autres pays on procède autrement. Je pense qu’il faut mettre l’accent sur la sensibilisation et vous verrez que chacun paiera sa contribution librement.
Vous avez vu l’histoire des casques comment cela s’est terminé surtout du côté financier. Il n’y a rien de tel que la sensibilisation.
Tout le monde a bien travaillé durant l’année écoulée, particulièrement les membres du gouvernement qui sont à féliciter. Quoiqu’on dise les choses commencent à bouger progressivement et à la longue ça pourrait être bénéfique pour le pays. Il faudrait que tous les Burkinabé travaillent à préserver la paix sociale, socle de tout développement.

Par Issoufou MAIGA et Daouda Sawadogo

 

Interview de M. Adama FOFANA, Grand Officier de l'Ordre National

 

Voeux de Burkinabè

 

Les corps constitués à Kosyam

 

Message du Président à la Nation

 

Voeux à l'Assemblée Nationale

 

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