| C’est
connu, les périodes post-électorales sont généralement
marquées par la montée du « mercure politique
» A ces périodes chaque parti met tout en œuvre
pour se faire entendre dans l’espoir de susciter au sein de
l’opinion soit de la sympathie soit de l’adhésion.
Rien n’est négligé pourvu que l’objectif soit
atteint. Dans cette occurrence, les responsables de partis
politiques de l’Opposition ne manquent pas d’ingéniosité
à l’approche des élections, même le plus
petit détail est amplifié avec une pression
sans limite sur la CENI. Pourtant un dialogue franc et sincère
entre les parties pourrait résoudre le problème
et éviter des pertes de temps inutiles.
Emile
PARE, président du MPS/PF n'a pas manqué de
sortir ses griffes contre le président de la CENI
« En tripatouillant la liste des représentants
de l’Opposition dans les démembrements du Kadiogo,
la CENI a posé un acte illégal grave dont vous
assumerez toutes les conséquences présentes
et à venir…Les partis politiques de l’Opposition rendent
la CENI responsable de la détérioration du climat
qui commence à s’installer entre elle et les partis
de l’Opposition …Les partis politiques de l’Opposition par
conséquent ne sauraient tolérer sa (CENI) transformation
en un instrument de plus au service du CDP et de son pouvoir
», ces extraits d’une lettre de l’Opposition adressée
au président de la CENI traduisent le climat de suspicion
de méfiance et d’accusation qui existe entre les deux
parties. Un climat qui d’ailleurs jamais fait de faut. Pourtant,
la CENI, c’est aussi l’Opposition.
Dans cette « guerre » d’accusations réciproques,
qui à raison ? Nul ne saurait répondre. Par
contre, ce qu’on peut souhaiter, c’est que, pour la transparence
et le bon déroulement du scrutin à venir, chaque
parti devra privilégier le dialogue en ayant en tête
ce que gagnera le Burkina et la démocratie par une
bonne organisation des législatives à venir.
C’est pourquoi, Moussa Michel TAPSOBA, président de
la CENI doit prêter une oreille attentive aux propositions
et autres desideratas de l’Opposition, composante incontournable
de son institution. Quant à l’Opposition, elle gagnerait
à travailler pour la réussite de la CENI en
évitant les accusations fantaisistes et autres «
déclarations spectacles » qui ne peuvent que
nuire. Dans tous les cas en ces périodes post électorale
le dialogue franc et sincère devra être l’arme
des différents protagonistes, car personne, pas même
l’Opposition ne gagnera en cas de blocage du processus électoral.
Bien au contraire ! Les élections législatives
restent sans conteste une opportunité pour l’Opposition
de s’approcher du pouvoir d’Etat qu’elle convoite depuis des
décennies. Ce qui veut dire qu’elle a plus intérêt
à ce que tout se passe bien afin qu’elle puisse rafler
le maximum de sièges à l’Assemblée nationale
cela ne peut être une réalité si on préfère
s’attardez sur certains détails qui peuvent trouver
des solutions par le dialogue franc.
Et puis, les élections législatives ne sauraient
se résumer à cette histoire de représentants
de l’Opposition au sein des démembrements de la CENI
du Kadiogo. Elle va au-delà pour prendre en compte
tous les éléments du processus (inscription
sur les listes, cartes d’électeur, choix des candidats,
vote…). C’est pourquoi en se focalisant sur un maillon de
la chaîne tout en oubliant le reste et en prenant le
boycott l’Opposition risque de se faire hara kiri. Le boycott
en général ne résoud aucun problème.
Et l’Opposition est bien placée pour le savoir, elle
qui l’a utilisé sans succès pendant quelques
années.
En définitive, si on part du fait que la CENI, c’est
aussi l’Opposition, chacun à intérêt à
travailler pour la réussite du processus électoral.
Un éventuel blocage serait préjudiciable à
tout le monde. Alors CENI / Opposition balle à terre
! Tout le monde y gagnera.
Par Ben Alex Béogo
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