Laissez les morts
reposer en paix
Rocambolesque ! Tel est le qualificatif
que l’on est tenté de donner à cette affaire
judiciaire aux allures de fiction, concernant une plainte
introuvable qui serait, selon notre confrère l’Indépendant,
portée contre monsieur François COMPAORE.
Dans sa livraison N° 265 du 29 septembre dernier, notre
confrère titrait à la une et en grand : François
COMPAORE inculpé ; et d’affirmer sans fioriture qu’une
citation à comparaître devant le juge d’instruction
a été établie le 24 septembre 1998
à son intention. On n’attendrait que son retour d’un
voyage en France pour lui notifier. Au passage l’Opinion,
qui n’est pas nommément cité, reçoit
ne volée de bois vert pour avoir dénoncé
la cabale dans laquelle on se lançait sur le dos
d’un citoyen dont on était loin d’avoir prouvé
la culpabilité. Devant la gravité des récents
propos nous avons cherché à comprendre et
très vite nous nous sommes trouvés en face
d’une véritable fiction judiciaire, visiblement initiée
et soutenue par un club politico-maffieux ayant quelque
tentacule dans notre appareil judiciaire.
Moïse
Ouédraogo, le cousin de avid Ouédraogo
Le premier constat est que toute cette affaire, depuis
de début, semble fonctionner sur des fuites dont
seul l’Indépendant à la primeur. C’est par
une «fuite» que la presse a été
informée du vol chez François COMPAORE. C’est
une «fuite» qui a indiqué à la
presse le montant réel de la somme globale initialement
visée par le vol. C’est encore une «fuite»
qu serait exploitée aujourd’hui pour indexer François
COMPAORE. Cette dernière donnée à réfléchir
et inquiète d’autant plus qu’elle semble provenir
d’une institution déjà sur la sellette et
que le fait est formellement interdit par la loi. Un juge
qui prendrait sur lui la responsabilité de violer
la loi, il y a fort à parier que ce ne soit pas sur
un simple coup de tête. Les mobiles du for-fait doivent
être recherchés dans la volonté de nuire
d’abord et avant tout. Pour la recherche de la vérité
on verra après. Et nous voilà embarqués
dans le scénario d’une véritable fiction judiciaire.
Tenez !
Nos vérifications établissent en effet, d’une
part, que monsieur François COMPAORE est présent
et disponible à Ouagadougou, y compris durant tout
le mois de septembre, et d’autre part qu’il n’a jamais été
informé par qui que se soit concernant une plainte
portée contre sa personne. En outre, et chose fort
curieuse, la famille de feu OUEDRAOGO David au nom de laquelle
on tisse ces intrigues judiciaires, nie avoir déposé
une quelconque plainte ! ( voir fac-similé d’une
lettre de la famille adressée à notre confrère
l’Indépendant sue le sujet). Et cependant nos vérifications
établissent par ailleurs qu’il y a bel et bien un
dossier, dans les arcanes de la justice, constitué
sur la base d’une plainte constitution de partie civile.
Alors questions : puisqu’il n’y a pas plainte de la part
des ayant-droits, qui n’a eu aucun scrupule à l’initier
en leurs lieu et place au mépris de toutes les règles
du droit ? Nous croyons savoir que le code pénal
en son article 86 établit que l’assistance de l’avocat
défenseur n’intervient qu’à compter de la
constitution de la partie civile par les plaignants. C’est
plus troublant lorsqu’on considère que de telles
distorsions graves se passent allègrement dans notre
appareil judiciaire. Comment peut-on inculper quelqu’un
qui n’est pas en fuite sans l’avoir entendu ? Quelle est
cette justice qui, Sur la foi d’une plainte et sans vérifier
quoi que ce soit, délivrerait mandat de dépôt
contre un citoyen ? La présomption d’innocence serait-elle
pour ailleurs et pas au Burkina Faso ? Est-ce à dire
qu’il suffit, chez nous au Faso, de voir un juge, se plaindre
de quelqu’un pour qu’automatiquement la culpabilité
de celui-ci soit établie et qu’il soit sur le champ
inculpé ?
Concernant la procédure, la loi nous apprend que
la plainte avec constitution de servir de faire-valoir à
une telle procédure, il reste évident que
monsieur François COMPAORE ne saurait en aucun cas
être inculpé sans qu’aucune audition, ni information,
de quelque nature qu’elles soient n’aient été
jamais tentées à son endroit alors même
qu’il était présent. C’est bien e que stipule
l’article 103 du code pénal. Et monsieur François
COMPAORE est catégorique : il n’a jamais été
entendu par qui que ce soit, ni même été
informé de quoi que ce soit concernant cette plainte
fictive que notre confrère affirme avoir abouti à
son inculpation !
Et l’on est d’autant surpris que la prétendue plainte
indexe nomment Monsieur François COMPAORE sans être
ni motivée, ni justifiée par des pièces
crédibles, alors que l’article 87 du Code Pénal
en son 2e alinéa établit l’obligation de preuves
préalables !
Ce qui est par ailleurs curieux dans cette affaire c’est
la duplication de dossier. En effet, selon nos informations,
le dossier initiale (celui relatif au vol) serait aux mains
d’un juge d’instruction et suivrait son cours normal sur
la base d’une plainte de Mme COMPAORE qui a été
entendue par la gendarmerie et la justice comme tous ceux
qui y sont impliqués. Le deuxième dossier
qui ignore royalement le premier semble avoir été
monté de toute pièce et précipitamment,
tant il cumule les erreurs et vices de formes pour aboutir
à une inculpation aussi fantaisiste qu’infondée.
Du reste comment notre confrère, peut-il avoir été
informé de la procédure de l’instruction alors
qu’il est expressé que cette procédure est
secrète ? Et même si elle ne l’était
plus, quelle intention se cache derrière le choix
du seul journal l’Indépendant, à l’exclusion
de tous les autres organes, particulièrement les
quotidiens.
Assurément, l’Opinion publique semble être
la cible que d’aucuns voudraient manipuler pour la préparer
à cautionner les desseins maléfiques d’obscurs
individus. L ‘imbroglio est tellement inextricable que l’on
est en droit de se demander si le coupable réel n’est
pas à rechercher dans les rangs de ce fameux réseau.
Et dire que cette scène se déroule au moment
même où tout le 3e pouvoir est en branle-bas
pour tenter de se refaire une crédibilité
à travers le Forum national sur la justice ! Vivement
qu’il en profite pour se faire au moins l’obligation de
respecter ses propres textes et d’établir un nouveau
contrat d’impartialité et de probité avec
les citoyens, car l’indépendance qu’il ne cesse de
clamer ne saurait être une indépendance vis
à vis de la loi.
Par Cheick Ahmed
La lettre en question
Ouagadougou, le 5/10/98
A
Monsieur le Directeur de
Publication du Journal l’Indépendant
Monsieur le Directeur,
Nous avons été désagréablement
surpris et étonnés par l’article paru dans
votre Journal du 29 septembre 1998 à propos de la
plainte posée par la famille de David OUEDRAOGO notre
frère.
En effet nous n’avons jamais pensé un jour ou un
instant à déposer plainte contre qui que ce
soit au sujet de la disparition de notre grand frère.
Cet article ne peut que provenir d’un individu mal intentionné
qui veut utiliser la mort de notre grand-frère pour
parvenir à des fins lucratives. De ce fait, les fréquentes
parutions dans les colonnes de votre journal à propos
de la disparition de notre grand-frère ne font qu’éveiller
les peines des membres de la famille. Nous nous démarquons
de tout ce qui pourrait paraître à l’avenir
dans les colonnes d’une quelconque presse au nom de notre
famille qui avait définitivement tourné la
page à cette histoire.
Nous insistons sur le fait qu’aucune plainte n’a été
déposée provenant de toute la famille en particulier
de ses frères et à plus forte raison de sa
mère qui ignore complètement ce terme.
Nous souhaitons que cet écrit serve de démenti
à l’article paru dans votre journal l’Indépendant
du 29 septembre 1998.
Ont signé:
OUEDRAOGO Moïse
SOBGO Dieudonné
Ampliation à M. François COMPAORE
- in L’Opinion N° 55 du 07/10 au 13/10/1998
Diversion de maîtres
Dans le procès en diffamation qui oppose
M. François COMPAORE au journal l’événement,
les parties ont comparu pour la première fois le
mardi 9 janvier dernier. La suite on l’a connaît les
parties ont été convoquées le 22 janvier
prochain pour cette fois on l’espère statuer au fond.
Au cours de cette première comparution, les avocats
des prévenus ont souhaité la présence
physique su Sieur François COMPAORE. Mais qu’en est-il
de cette requête ?
Me
Bénéwendé S. Sankara avocat de l'Evènement,
n'ignore pas que la partie civile n'est pas tenue dêtre
présente au procès . Malgré tout, lui
et ses collègues n'ont pas manqué de déposer
une requette dans ce sens.
La question aurait été passée sous
silence si elle avait été soulevée
par un profane du droit, mais vu la qualité de ses
auteurs elle mérite qu’on s’y attarde et qu’on en
recherche les motifs et mobiles exacts. Rappelons qu’il
s’agit en fait de l’obligation de préséance
ou non à un procès pénal avec constitution
de partie civile de la victime. En effet le Sieur François
COMAPORE qui s’est senti diffamé par les écrits
parus dans une édition du journal l’événement
a posé plainte en se constituant partie civile comme
dommages intérêts en réparation préjudice
subit le Sieur François COMPAORE n’a demandé
que le franc symbolique.
Sur le principal, c’est à dire sur la faculté
de se constituer partie civile à un procès
pénal, il n’y a pas débat dans la mesure où
cette faculté est une disposition légale.
En effet le code de procédure pénale en son
article 84 autorisé toute personne qui s’estime lever
par un crime ou débit peut poser plainte et se constituer
partie civile.
En termes clairs, cela signifie que celui qui porte plainte
engage à la fois deux actions : L’action publique
et l’action civile. Ainsi le ministère publique conduit
l’action publique ce qui explique que dans certaines situations
le désistement de la victime n’étaient pas
pour autant l’action publique. Quant à l’action civile,
elle vise la réparation du dommage causé par
l’infraction. On dit souvent que l’action civile a une nature
indemnitaire. Lorsque la victime se constitue donc partie
civile à un procès pénal, l’article
86 du code suscité lui autorise à se faire
assister par un avocat Défenseur.
Cet avocat défenseur peut alors recevoir le mandat
de la victime pour représenter et défendre
ses intérêts. En fonction donc de l’étendu
victime. Il n’existe nul part dans le code de procédure
pénale une disposition qui fait obligation à
la victime d’être présente au procès.
Cette absence physique de la victime constituée partie
civile ne saurait donc être en rien une entrave ou
une condition à la tenue du procès. Cela est
d’autant plus juste que des procès avec constitution
de partie absente même quand la victime partie civile
est décédée par exemple. Toutefois,
le juge pourrait demander à la victime de se présenter
au procès pour peut-être apporter certains
éclaircis en ce qui concerne l’infraction. Mais là
encore l’avocat défenseur pourrait les apporter et
la victime partie civile et périls. Dans ce cas le
juge pourrait statuer en fonction de sa compréhension
des faits. Il ressort donc de ce qui précède
qu’en l’absence de toute disposition légale, il est
difficile que le juge oblige la partie civile de se présenter
au procès. Le juge devrait donc sauf situation exceptionnelle
ignorer la demande des avocats des prévenus de voir
le Sieur François COMPAORE être Physiquement
les avocats des prévenus devraient avoir connaissance,
de ces petites notions de procédures eux qui passent
pour être les plus en vogue du moment ?
Dilatoire inutile
Des avocats de la trempe de ceux qui défendent les
prévenus de l’événement il serait de
ces notions. Il y aurait alors d’autre motif à cette
volonté de soulever des questions de procédure
et de droit dans ce procès. Connaissant les hommes
en question on est pas sorti de l’auberge, tous les moyens
seront utilisés pour gagner du temps. Ces attitudes
pourraient laisser voir une manière de justifier
« le gombo ». Tous les moyens sont bons pour
berner ceux qui voient le droit comme un lointain idéal
réserver à une certaine classe. Mais cette
vision de l’avocat qui passe pour être celui qui sait
tout et peut faire avaler n’importe quoi aux gens est dépassée.
C’est pourquoi les observateurs ont appris a lire entre
les lignes enfin de pouvoir déceler l’arrière
pensée des acteurs de la vie publique, surtout illustrées
à plusieurs reprises. La demande des avocats des
prévenus viserait en fait deux objectifs. Le premier
consiste à se faire passer pour les victimes éternelles
d’un système politico- judiciaire conçu contre
eux. En effet on imagine déjà les déclarations
après le procès si leur clients venaient a
être condamnés. Des déclarations du
genre « le juge a refusé de recevoir les preuves
que nous voulions établir avec la présence
de M. François COMPAORE ». Cette décision
traduit le manque d’indépendance de la justice Burkinabé,
« le peuple burkinabé devrait s’injuger contre
cette justice » etc… en réalité ils
devraient portant savoir du moins avoir une idée
sur l’attitude des juges en pareils cas.
Mais hélas ! c’est part être là le prix
a payer pour consolider leur position d’avocat des causes
perdues. Le deuxième qui pourrait expliquer cette
tentative de diversion des avocats des prévenus est
en effet de profiter d’une limite de la loi pour pouvoir
enfin voir venir le Sieur François COMPAORE au tribunal.
L’avoir ainsi face à eux enfin de pouvoir lui jeter
à la face certaines allégations surtout en
ce qui concerne les affaires David OUEDRAOGO et Norbert
ZONGO.Allégations qui auront pour seuls buts de tenir
sa réputation.
Il appartient alors eu juge de ne pas se laisser abuser
par ce caractère sophiste qu’on reconnaît à
ces avocats. Le juge devra percevoir les intentions inavouées
des requérants et de leur donner la suite convenable.
Le motif premier de la victime en portant plainte est de
laver les entaches qu’ont pu causer ces affabulations sur
sa personnalité et sa dignité. Ce motif suffira
au juge pour ne pas permettre à ces mêmes personnes
de continuer leur œuvre en souhaitant la présence
de François COMPAORE au Procès.
Enfin il faut dire que ce procès en diffamation va
véritablement être révélateur
de beaucoup de choses. Parce qu’il va montrer la valeur
i..… de ses acteurs. Si pour un simple procès en
diffamation, il faut utiliser autant de diversion, alors
il faudra vraiment remettre doute la véracité
des propos qui ont engendré ce procès. Parce
que si ces auteurs étaient convaincus de leur sollicité
on aurait pas eu besoin de brandir des arguments comme la
menace de la boite de pandore.
Par Daouda Sawadogo
La presse au dessus de tout soupçon
?
Aussitôt la mort de notre confrère
Norbert ZONGO connue, que le « phénomène
» le plus marquant aura été sa sur-médiatisation
au point que de la légitime colère qui animait
ses confrères est devenue chez certains d’entre eux
obsessionnelle avec la perte de raison que ce sentiment
entraîne forcément. Pour parler trivialement,
« le bon sens a foutu le camp » dans certains
écrits et il y a nécessité de vite
recadrer le tir.
Newton
Barry et Germain B. Nama, respectivement rédacteur
en Chef et directeur de Publication de l'Evènement.
Dans le traitement journalistique de l’affaire Norbert
ZONGO, il apparaît clairement que certains se sont
fait une religion sur la base de simples allégations
pour ne pas dire de rumeurs dont le moins qu’on puisse dire
est qu’elles sont farfelues. Ne voilà t-il pas en
effet une affaire dans laquelle on a trouvé des «
sérieux suspects » ( une notion qui ne recouvre
aucune valeur juridique) qu’on a jeté en pâture
à l’opinion publique au seul motif qu’ils n’avaient
pas une « perception claire » de leur emploi
du temps le jour, de la commission du crime à savoir
le 13 novembre 1998. Et, comme la mayonnaise a semblé
prendre, l’on a poussé l’audace un peu plus loin
en mettant dans le panier des éventuels assassins
de Norbert ZONGO, des citoyens que rien ne prédisposait
à la commission dudit crime. Sont de ceux -là
François COMPAORE, décrété «
commanditaire » de cet acte odieux « parce que
Norbert ZONGO enquêtait sur la mort de son chauffeur
David OUEDRAOGO » et que, cela avait l’heur de lui
déplaire énormément. Or donc, Norbert
ZONGO enquêtait sur ledit homicide depuis une année
(son premier écrit sur l’affaire David OUEDRAOGO
date de janvier 1998) et l’opinion publique en connaissait
déjà tous les contours. Il n’y avait donc
plus aucun intérêt à le faire taire,
l’affaire David OUEDRAOGO étant en passe d’être
enrôlée et jugée. « Pas d’intérêt,
pas d’action » comme disent les juristes et, François
COMPAORE était moins enclin à commanditer
l’assassinat de Norbert ZONGO que le climat politique paisible
n’incitait pas à « foutre la merde ».
Et, si d’aventure aucun de ces arguments ne prospéraient
il restait à trouver des indices graves et concordants
à même d’impliquer le « petit président
» dans cette tragédie. Ceux-ci n’existant pas,
voilà qui nous rapproche du procès d’intention
dans le cadre du traitement journalistique de cette affaire
par certains plumitifs. Afficher à la Une d’un canard
la photo d’un citoyen et l’accuser de la commission d’un
crime si grave sur la base des élucubrations d’un
Robert MENARD, passé maître dans l’art de l’esbroufe
ne peut être qualifiée autrement. MENARD qui
était un membre influent de la Commission d’enquête
indépendante (CEI) commise à la tâche
d’investiguer sur le crime et qui a remis en cause les conclusions
de ladite commission après sept longues années
est-il crédible ? La réponse coule de source
si tant est que ce monsieur s’est illustré dans une
défense à géométrie variable
de la liberté de presse dont il se veut un intrépide
et infaillible défenseur. On l’a vu muet comme une
carpes lorsque des journalistes sont trucidés dans
des conditions troubles et complexes en Occident et bondissant
et offensif lorsque les mêmes cas de figure se reproduisaient
sous nos tropiques. Que des confrères « bondissent
» sur ses propos pour « mousser » l’affaire
ZONGO laisse songeur et amène à s’interroger
sur l’existence d’une « connexion douteuse »
dont certains avaient fait cas dès le début
de l’affaire Norbert ZONGO. Une opinion justifiée
avec la pression exercée sur la justice pour dire
le droit dans un sens alors qu’elle ne disposait pas d’éléments
matériels pour ce faire. Laisser cette galaxie continuer
impunément son travail de sape des institutions républicaines
avec la complicité d’une certaine presse ne pouvait
que s’apparenter à de la faiblesse voire à
de la démission. Ne cultivant à notre connaissance
aucune de ses « vertus », François COMPAORE
a donc demandé à la justice de laver son honneur
bafoué et rien que. Il ne faut rien voir d’autre
dans le procès qui l’oppose à « l’Evènement
» qui est loin d’être un acharnement contre
la presse.
Nul et surtout pas les journalistes « éducateurs
» du peuple par excellence, n’est au-dessus de la
loi. Laquelle devra être dite dans toute sa rigueur
pour éviter des dérapages encore plus grands.
Prévenir vaut mieux que guérir surtout lorsque
c’est la survie de la République qui est en jeu.
Par Alpha Yaya
Force doit toujours
rester à la loi
A compter du 03 février prochain, le Collectif
des organisations démocratiques de masses et de partis
politiques compte organiser des meetings - marches sur toute
l’étendue du territoire national « pour exiger
la réouverture du dossier Norbert ZONGO et pour la
satisfaction de la plate-forme d’action réactualisée
du Collectif ». Une action qui, loin d’être
« citoyenne » illustre une fois encore, les
tendances putschistes dudit Collectif.
La
marche du 3 février prochain vise d'autres objectifs
que celui de la recherche de la vérité dans
l'affaire Norbert ZONGO
Au plus fort de sa lutte pour « la vérité
et la justice » pour Norbert ZONGO le Collectif se
signalait par des slogans du genre « à bas
la IVe République », « l’armée
au pouvoir ». Cependant que certains de ses dirigeants
indiquaient que « les bruits de bottes se rapprochaient
du Burkina-Faso ». Des slogans qui, il faut en convenir,
étaient loin de cette Justice et de cette vérité
que l’on exigeait pour notre défunt confrère
au point que certains en étaient arrivés à
s’interroger sur le bien-fondé de cette lutte. Ce
d’autant que dans sa lutte, le Collectif en était
venu à s’en prendre au symbole le plus représentatif
de la démocratie à savoir la Justice. On est
mémoratif de cette « pression » exercée
sur le temple de Thémis avec saccage et destructions
des biens publics au motif que la Justice « tardait
» à rendre son verdict dans une affaire «
claire comme de l’eau de roche ».
Or, en fait de clarté, on se trouvait en face d’allégations
mensongères mettant en cause d’honorables personnalités.
Une duperie qui ne pouvait prospérer sur la durée
et qui avait entraîné une désaffection
monstre dans les rangs du Collectif. Ainsi, à la
forte mobilisation des premiers instants avait succédé
une vaguelette de militants ce qui avait eu le don d’installer
un spleen profond au sein du Collectif. Le peuple burkinabè
qui « ne boit pas l’eau par les narines » avait
compris qu’on le menait en bateau et préférait
vaquer dorénavant à des occupations plus saines.
A la faveur du non-lieu prononcé dans l’affaire Norbert
ZONGO, le Collectif veut donc rebondir, convaincu que c’est
sa lutte « qui a contraint le pouvoir de la IVe république
à des concessions et à des réformes
politiques importantes ». Une autosatisfaction béate
qui illustre la suffisance qui caractérise les membres
de ce bric-à-brac, putschistes invétérés
qui n’ont pas abandonné leur funeste dessein. Plus
que le non-lieu, c’est la « mutinerie » des
20 et 21 décembre 2006 qui donne des « idées
» au Collectif dont les membres ont individuellement
démontré qu’il fallait une « refondation
politique » au Burkina-Faso. Laquelle dans leur entendement
passe par un changement de régime fusse au prix d’un
coup d’Etat. Après tous les dégâts matériels,
moraux et logistiques que leur action passée a entraîné,
il convient de leur opposer pour ce coup-ci, une riposte
appropriée afin de leur montrer que force doit rester
à la loi. Dans cette optique tous ceux qui sont indexés
dans cette « lutte contre l’impunité »
devront rejoindre ces vandales sur leur terrain de prédilection
à savoir la rue. Personne n’a le monopole de celle-ci
et les militants du Collectif devront le sentir si d’aventure
il venait à l’investir. L’impunité tue la
démocratie comme ils le disent si bien et, par une
mobilisation citoyenne effective on devra le faire comprendre
à ces tartufes. La Justice n’a pas « démissionné
» dans l’affaire Norbert ZONGO. Elle attend au contraire
des éléments nouveaux susceptibles de la faire
rebondir, car, elle est la première victime du non-traîtement
de ce dossier.
Qu’on arrête donc de nous faire prendre des vessies
pour des lanternes.
Alpha YAYA
Partis sankariste
L’UPS, une autre tentative
?
Le samedi 13janvier 2007, une Assemblée
générale a consacré la mise en place
de l’Union des partis Sankaristes à la Salle de conférence
Mathias SANOU du stade du 4 août à Ouagadougou.
Qu’est ce qui a motivité une telle volonté
de rassemblement ? Pourquoi seulement quand il s’agit d’élection
? Tenterons-nous de nous demander.
M.
Ernest Nongma OUEDRAOGO, premier président du l'UPS
On a nullement besoin d’avoir des aptitudes politiques
pour conobrer l’adage selon lequel l’union fait la Force-
Aussi force est de savoir que la force est de savoir que
la force d’une union tire son nectar d’une réelle
conviction idéologique pérenner au delà
des intérêts partisans et individuels de quelques
leaders en manque d’assise politique dont les motivation
premières sont de s’octroyer le meilleur positionnement
possible sur les listes électifs. Nul doute que des
Unions naissent et meurent avant terme laissant les militants
désorientés et sans repères et du même
coup entament la crédibilité de ceux qu’on
croyait pouvoir s’identifier. Espérons que cette
fois sera la bonne. En effet diagnostic étant fait
des différents échecs d’unité des Sankaristes,
la création de l’UPS renvoi à un constat que
Hubert BAZIE de la convergence de l’Espoir co-président
de l’UPS a rappelé en ces termes : « c’est
fatigué des querelles intestines et las des insuccès
du Mouvement Sankariste que la plupart des organisations
Sankaristes ont décidé de bannir leurs tares
pour proposer une option définitive mettant fin au
calvaire de notre peuple ». Cette option dite définitive
est l’œuvre de cinq partis d’où les participants
sont issus de la convention Panafricaine Sankariste (CPS),
la convergence de l’Espoir (l’Espoir), le Front des Forces
sociales (FFS), le Parti pour l’Unité Nationale et
le Développement (PUND) et les mouvements Sankaristes
Divers (MSD). Ainsi est née L’UPS. Qui s’inspirerait
des idéaux révolutionnaires et des enseignements
du Feu Camarade Thomas Sankara. Les organisations des Sankaristes
se résument- elles aux cinq partis ? L’absence de
l’UNIR/MS à cette Assemblée dont la participation
aurait pu être d’un apport de taille en dit long sur
les convictions réelles des « rassembleurs
».
Interpellé sur cette question Nestor B. Bassère
du FFS a rassuré que des responsables du parti de
M.BENEWENDE Sankara ont été touchés
pour la cause. Pourrons-nous comprendre que M Sankara et
les siens ont discrètement rejeté l’offre
d’un parent idéologique ? Le ver n’est-il pas déjà
dans le fruit ? Les mannes des ancêtres veilleront-ils
à ce qu’il ne pourrisse pas ? Rien n’est moins sûr.
Quand à Ernest Nongma OUEDRAOGO de CPS et Président
du nouveau né, l’UPS, l’espoir est permis car «
pour la première fois, des partis et mouvements Sankaristes,
dans leur majorité, ont appliqué collectivement
la règle de la critique et de l’autocritique, ont
tiré les leçons de leur errance, de leurs
insuffisances de leurs erreurs sinon de leurs fautes, et
se sont donnés les moyens d’assainir leur réflexion,
de fortifier leur solidarité pour garantir l’efficacité
et le succès de leurs action » pour les élections
législatives très prochaines. Pour l’UPS l’ère
des socialistes est ouvert. C’est ainsi que par référence,
elle a salué et félicité le camarade
HUGO Chavez du Venezuela et Daniel ORTGA du Nicaragna pour
leur « brillante victoire sur l’impérialisme
international et allié »
A prendre HUGO S&avez, l’homme du « socialisme
du 21e siècle » comme exemple de réussite
politique, laisse tout simplement pantoise quand on sait
que des institutions ont été liquidées
des opposants muselés et une chaîne de télévision
qui verra ses émissions suspendues lui ouvrant ainsi
le boulevard de toutes les déviations autocratiques
et dictatoriales dont le monde n’en a pus besoin. UPS à
chacun de faire sa propre opinion !
Par Issoufou Maïga
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