L'opinion N°484
du 17 au 23 janvier 2007

Editorial

Un repris de Justice à la rescousse !


Ainsi donc, le sort d’un citoyen contre lequel ne pèse aucun fait matériel, aucun début de preuve formelle serait lié aux propos d’un repris de justice, de surcroît un récidiviste notoire dont la moralité est des plus douteuses. Il n’est pas besoin d’être aussi perspicace que TOMI de notre confrère « SAN FINNA » pour comprendre que « Moïse OUEDRAOGO, en effet, est tout sauf un personnage recommandable » et que sans offusquer personne, « François COMPAORE pourrait engager une autre procédure pour diffamation, escroquerie ou toute autre prévention du genre contre le repris de justice Moïse OUEDRAOGO...”

Ainsi donc la saga continue chez nos confrères de L’Evènement. Après « le Sergent qui fait trembler la République » suivi de la parenthèse grotesque des « faits nouveaux de Robert Ménard » dans laquelle ils ont par ailleurs joué un rôle important, ils nous servent un épisode qu’on pourrait bien titrer « le repentir d’un repris de justice » avec dans le rôle principal un cousin de feu David OUEDRAOGO, Moïse OUEDRAOGO tout sourire débarquant fraîchement de la MACO et cornaqué par Me Farama, qui, comme par hasard, est leur conseil dans le procès que François COMPAORE a intenté contre eux pour diffamation. Comme on se retrouve entre amis !
Comme à l’accoutumée, le mode opératoire est le même : des déballages d’un repenti ; le mobile le même : le reniement pour régler des comptes ; les mêmes arguments : de prétendues confidences de François COMPAORE ou des propos qu’on lui attribue ; l’objectif le même : faire de François COMPAORE le commanditaire du meurtre du journaliste Norbert ZONGO… ! Rien donc de nouveau sous le ciel du Faso où, force est de le reconnaître, certains ont l’imagination au fond des chaussettes, pour ne pas dire plus. C’est à croire que l’Affaire Norbert ZONGO est marquée du sceau du reniement puisqu’on se le rappelle encore, l’inculpation de Marcel KAFANDO et le non-lieu prononcé en sa faveur étaient fondés sur la valse des propos d’un témoin.
Ainsi donc, le sort d’un citoyen contre lequel ne pèse aucun fait matériel, aucun début de preuve formelle serait lié aux propos d’un repris de justice, de surcroît un récidiviste notoire dont la moralité est des plus douteuses. Il n’est pas besoin d’être aussi perspicace que TOMI de notre confrère « SAN FINNA » pour comprendre que « Moïse OUEDRAOGO, en effet, est tout sauf un personnage recommandable » et que sans offusquer personne, « François COMPAORE pourrait engager une autre procédure pour diffamation, escroquerie ou toute autre prévention du genre contre le repris de justice Moïse OUEDRAOGO qui …cherchait un moyen de se renflouer, de se venger, de se rendre intéressant… » Notre confrère poursuit dans une logique implacable « …ce serait aussi une procédure que pourrait mouvementer François COMPAORE contre L’Evènement qui décidément fait dans la récidive… ». Assurément une analyse qui tient parfaitement la route et notre confrère devrait se faire du souci par rapport au procès que François COMPAORE a intenté contre lui.
D’ailleurs son Directeur de Publication lie lui-même les deux faits en terminant son commentaire sur le témoignage de Moïse OUEDRAOGO (L’Evènement n° 107 du 10 janvier 2007) en disant de François COMPAORE qu’ « il ignorait seulement qu’en attrayant L’Evènement devant les tribunaux, il ouvrait par là une boîte de pandore ». Le proverbe latin a donc bien raison d’affirmer que : « In cauda venenum » ( en la queue et en la fin gît de coutume le venin. Meunier 1568). S’il n’y avait donc pas eu plainte contre L’Evènement, il n’y aurait peut-être jamais eu de déballages de Moïse OUEDRAOGO, en tout cas pas actuellement et sous la forme qu’elle a. C’est dire qu’il s’agit tout simplement d’un moyen de défense comme un autre et il suffit de connaître les manies de Me Farama pour s’en convaincre.
En effet, dans les trois dernières affaires emblématiques qu’il a eu à plaider, il a utilisé le même stratagème : tenter de transformer l’accusé en victime ou obliger l’accusateur à se disperser en cherchant à se défendre lui-même d’une accusation tout au moins aussi gravissime que celle qu’il a portée. Les résultats ; on les connaît. Son dernier client vient de prendre une « chambre » à la MACO et ceux d’avant n’y sont ressortis qu’après avoir purgé leurs peines. C’est dire que le manège prospère peu et que nos confrères doivent se faire du sang noir et lui conseiller de changer le fusil d’épaule si tant est-il qu’il a à cœur de les défendre et de leur sauver la mise. D’autant plus que dans le fond, l’affaire Moïse OUEDRAOGO est un vulgaire scoop foireux qui porte en lu-même des violations flagrantes du code de l’information, tant il prend des libertés avec la déontologie du métier . En effet, s’il faut les croire, Moïse comme tous ceux qui accusent François COMPAORE, il suffisait de l’approcher en 1998 pour l’entendre dévoiler des projets d’assassinat de Norbert ZONGO ! Si ce n’est pas malheureux !
Et dire qu’il y a d’honnètes âmes pour croire en de telles fadaises, surtout lorsqu’elles proviennent d’individus de moralité douteuse qui vendraient père et mère pour pouvoir assouvir leurs fantasmes. Dans tous les cas on ne peut en attendre plus de tels individus qui ont fait de l’affaite Norbert ZONGO leur vache à lait.
Dans le même ordre d’idées, n’est-il pas saugrenue et tiré par les cheveux de transformer en achat de conscience l’aide que François COMPAORE aurait apportée aux frères de son défunt chauffeur qui bénéficiait lui aussi de sa générosité. Ceux qui braillent aujourd’hui à tue-tête, ce sont-ils seulement demandé comment David OUEDRAOGO de son état de chauffeur arrivait à payer la scolarité de 500 000 F CFA par an de Moïse ? Si par extraordinaire François COMPAORE achetait ainsi le silence de Moïse OUEDRAOGO, prendrait-il le risque de se le mettre sur le dos parce qu’il voudrait économiser quelque malheureux 50 000 F CFA par mois ?
La question ne se pose même pas à moins d’être particulièrement naïf ou de faire semblant de l’être pour abuser les autres.
Même s’il faut faire siens ces propos de Tchang Kaï Tchek « que le chat soit noir ou gris, l’essentiel est qu’il attrape la souris » encore faut-il s’assurer qu’il s’agit bien d’un chat et non d’un vulguaire gros rat. Les contempteurs de François COMPAORE devraient le savoir « l’enclume dure plus que le marteau », comme le dit un proverbe indien. Il faudra plus que les petits complots ourdis dans d’obscurs débits de boissons par un petit avocat, à l’image de cette sinistre affaire pour faire trembler la République, même si tous les acteurs capitaux du montage sont mis dans l’impossibilité de réfuter les faits qu’on leur impute parce qu’ils ne sont plus de ce monde à l’image de: Edmond KOAMA ou LONFO. Quant à Moïse OUEDRAOGO à voir sa bouille luisante et rayonnante dans L’Evènement, on ne peut que douter sérieusement qu’il soit le crève-la-faim qu’il dit être, ou encore le repenti plein de remords après avoir vendu le cadavre de son frère de sang pour 50 000 F CFA par mois. Minable ! Par ailleurs la lettre qu’il dit écrite sous la dictée du Directeur Général de FASOPLAST n’était pas adressée à François COMPAORE comme il le prétend mais au Directeur de Publication de L’Indépendant comme il ressort dans le document.
Si à L’Opinion nous l’avons publiée à l’époque, cela a été après que nous nous soyions assurés qu’elle était bien parvenue à son destinataire. Pour couper court à toute spéculation nous la reproduisons de nouveau avec le commentaire qui l’accompagnait.
On pourra, soit dit en passant, remarquer que le ton était à l’époque sans concession. Moïse OUEDRAOGO ment donc une fois de plus et personne ne peut lui faire confiance ; pas même ses nouveaux amis, encore moins son frère Arthur qui ne le connaît que trop bien.
Qui a trahi, trahira ; ainsi parlent les sages. Moïse OUEDRAOGO n’est qu’au début de sa saga… sur le dos de son défunt frère David OUEDRAOGO.

Par Cheick Ahmed

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