Etalons Juniors-
AS FNIS du Niger : 1-0
Dimanche au stade du 4-Août, les Etalons
Juniors en partance pour la phase finale de la CAN de la
catégorie prévue du 20 janvier au 4 février
2007 au Congo ont livré leur dernier galop d’essai
face au club champion du Niger, l’AS- FNIS. La victoire
1-0 a montré deux choses qu’on savait déjà
de nos Juniors. Une défense solide pour une attaque
indigente.
Les
Etalons juniors en liesse. Souhaitons les de réditer
l'exploit
L’ambition avait dit le secrétaire général
de la Fédération burkinabé de football
n’est ni moins que le succès final au Congo Brazzaville.
Oui, la FBF peut se permettre de viser haut parce qu’il
y a de la qualité dans ce groupe avec un homme fort
dans chaque ligne. Derrière un Bakary KONE qui s’affirme
de jour en jour comme un très grand central, au milieu
un Charles KABORE à la technique en mouvement ciselée
et devant, un Youssouf SANOU, insolent de culot et de vista.
Autour de ces garçons leaders, il y a les autres
qui sont loin d’être manchots. Des locaux dont Adama
GUIRA aux professionnels tels Salif DIANDA ou Aboubacar
KEBE, les talents existent faisant que le Burkina au Congo
n’a à faire aucun complexe.
Mais faut-il à l’aune de ce match contre des Seniors,
le champion du Niger de savoir et de se convaincre que pour
gagner, le talent à lui seul ne saurait suffire.
Le caractère et pour tout résumer, l’envie
de s’imposer fait le plus souvent la différence,
surtout, lorsqu’on évolue en terrain inconnu.
Face à une formation teigneuse nigérienne,
qui à un moment de la partie, sentait comme une humiliation
de perdre face à des Juniors a durci le jeu. Les
tacles limites voire les agressions volaient bas. Le tout
jeune Amara KONATE a dû même renoncer, quelques
minutes seulement après son entrée en jeu
à la place de Drissa DABRE.
Autant l’admettre, même si peut-être KONATE
ne sera pas de la partie, ce match rugueux a contribué
à donner à chaque partant à cette phase
finale de savoir que le haut niveau a ses exigences. Notamment
pouvoir répondre présent à chaque football
et à chaque situation de match, adaptabilité
et personnalité étant les traits principaux
des grands sportifs.
D’entrée de jeu, maître du terrain et s’employant
à trouver la bonne carburation, l’équipe mise
en place par le duo-Sidiki-DIARRA. Gualbert KABORE semblait
partie pour une démonstration. Mais l’AS FNIS n’est
pas pour rien championne du Niger, elle saurait assez vite
rééquilibrer le jeu et obliger les Juniors
à fournir beaucoup plus d’efforts que ne le laissait
présager l’entame toute en sa faveur. Malgré
le but, un auto goal sur une action bien conduit par Aboubacar
KEBE, le Jeu ne va jamais quitter une sorte de combat de
tranchée confiné dans les lignes médianes.
C’est là où la présence d’un Adama
GUIRA, combattant des temps modernes va s’avérer
précieux. Ajoutée à la présence
athlétique d’une défense centrale, sécurisée
par le calme et l’assurance de Baky KONE vont donner à
l’équipe une sorte de verrou imprenable.
Si la défense a montré sa sollidité,
l’attaque elle continue à ne pas trouver le bon tempo.
Le décalage a un mal fou à se réaliser
et lorsqu’il est fait, la précipitation et le manque
de discernement font désespérer de ne jamais
voir avec cette génération, une attaque qui
pète le feu.
Aussi, on espère que l’arrivée de KEBE et
l’intronisation de Karles KABORE et Salif DIANDA, absents
tous les deux de ce match amical vont permettre d’amener
sur les offensives le surnombre nécessaire. On attend
aussi de voir un autre Yobie BASSAOULE que celui, transparent
et peu inspiré entrevu face aux Nigériens.
Il en a le potentiel, puisqu’il ne peut être, sans
de solides arguments, le capitaine de la réserve
de la grande Juventus de Turin.
Il faudra aussi que des garçons aux réels
potentiels tels : Jean Noël LINGANI et Dramane NIKIEMA,
de se faire un peu violence pour le premier et de dépouiller
son jeu d’un excès d’individualisme pour le second.
Celui-ci notamment n’a pas son pareil quand il s’agit de
créer le surnombre, mais derrière on attendra
en vain, la transmission spontanée et intelligente
amenant ce décalage si cher aux entraîneurs
parce que permettant de faire la différence.
Lorsqu’il est question d’intelligence, on pense tout de
suite aux choix de jeu en situation d’attaque surtout et
de première relance déterminant tout le reste.
A ce niveau, le football national souffre d’un vrai retard.
Rarement, des joueurs optent pour la solution logique ou
avantageuse, en tout cas celle vue depuis le haut des tribunes
par les connaisseurs. Si cette équipe là,
pouvait corriger un peu ce manque, aucun doute là
dessus, elle sera parmi les sérieux prétendants
à Brazzaville. Ce n’est pas faire preuve d’un trop
grand optimisme, mais c’est reconnaître le potentiel
présent. Mais à cinq jours du coup d’envoi,
on ne sait pas si … Alors, il faudra compenser par la confiance
en soi et l’envie.
Par Idriss SEMDE
A
défaut du trophée une qualification au du
mondial
Les Etalons juniors séjournent depuis hier
à Brazzaville. Samedi, ils vont livrer leur premier
match contre la Gambie dans le cadre de la phase finale
de la 15ème Coupe d’Afrique juniorsdu 20 janvier
au 4 février 2007. Avant de partir, les joueurs ont
reçu la visite du ministre des Sports et des Loisirs
,Monsieur Jean-Pierre PALM.

« Soyez unis comme les doigts de la main. »
ont été les propos d’entrée du ministre
PALM dans son adresse aux Etalons. Ce message d’unité
sera d’une grande utilité pour les Etalons dans la
lourde tâche qui les attend en terre congolaise. La
coupe d’Afrique des nations juniors pour certains observateurs
est encore plus difficile que l’édition des Seniors
à cause de la jeunesse des acteurs et leur engagement
sur la pelouse. Pour s’en sortir, il faut être à
100% de sa forme à chaque sortie. Le Burkina qui
revient dans la compétition après une absence
au Bénin 2005 veut prouver que la quatrième
place obtenue à domicile en 2003 n’était pas
le fait du hasard.
Le ministre PALM qui sait que le football est du domaine
de l’impondérable recadre les débats. «
Nous voulons la coupe mais pas à tout prix »
a-t-il dit. Une qualification pour la coupe du monde au
Canada serait déjà une bonne performance.
Ce qui implique une qualification pour le second tour. C’est
du reste l’objectif assigné par le comité
exécutif de la fédération à
l’encadrement technique.
Les Etalons juniors que le ministre Palm dit porter dans
son cœur sont attendus dans cette compétition pour
avoir barré la route au Ghana, un des poids lourds
de la catégorie.
Ils ont les moyens de se faire respecter avec des joueurs
de talent comme Yobié BASSAOULE (Juventus de Turin),
Alain Sibiri TRAORE (Auxerre), Drissa DABRE (Atalanta Bergame),
Salif DIANDA (Hellione Verone), Amara KONATE (Marseille)
pour ne parler que des expatriés. Mais la vérité
en football reste celui du terrain.
Par Ahmed Nazé
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