Les
masques tombent !
Alors que
les "révélations capitales" de leur
témoin (?)
Moïse OUEDRAOGO avait été battues en
brèche par son cousin Dieudonné SOBGO devant
le procureur du Faso, les avocats constitués dans
l'affaire Norbert ZONGO ont convoqué une conférence
de presse au cours de laquelle, ils ont enfin levé
leur vraie nature à l'opinion publique burkinabé
: des tartufes politiciens savamment drapés dans
leurs toges et qui n'ont qu'un seul objectif : en finir
avec la IVe République.
Les
avocats de la partie civile représentés par
Mes FARAMA, SANAKRA et YAMBA à la conférence
de presse
Si les uns et les autres doutaient encore des mobiles politiques
qui soutendaient l'action de maîtres Bénéwendé
SANKARA et Prosper FARAMA depuis qu'ils se sont emparés
de l'affaire Norbert ZONGO, ceux-ci viennent de leur être,
livrés crûment après leur conférence
de presse du 31 janvier 2007. Au détour d'une des
envolées lyriques dont il est coutumier, Bénéwendé
SANKARA a en effet déclaré que "la rue
est aussi un moyen pour régler l'affaire ZONGO".
Auparavant, son acolyte Prosper FARAMA avait laissé
entendre que c'était la démocratie qui était
"en jeu" dans le cadre de cette affaire, tout
en indiquant que "le peuple étant dépositaire
de la loi", il lui appartenait d'envisager "toutes
les actions pour faire aboutir le dossier". Si ce n'est
pas de la politique, c'est que nous ne nous y connaissons
pas, dans la mesure où dans cette affaire, rien ni
personne n'est encore arrivé à nous dire qui
a fait quoi et pourquoi. Faut-il le rappeler, la Commission
d'enquête indépendante (CEI) commise à
la tâche d'investiguer sur l'assassinat de notre confrère,
avait abouti sur des conclusions vagues et imprécises
en désignant de "sérieux suspects".
Un travail imprécis qui avait été refilé
au juge d'instruction Wenceslas ILBOUDO, à charge
pour lui de la parfaire en trouvant cette fois-ci de "vrais
coupables". Or, l'enquête de police judiciaire
(menée ici par la CEI) est primordiale dans le travail
du juge d'instruction et l'on ne peut guère s'étonner
qu'après huit ans d'investigation, "Wens"
ne soit point parvenu à grand'chose. Faut-il s'en
étonner quand les "sérieux suspects"
avaient été désignés sur la
base de témoignages discordants et, qui plus est,
plus d'un trimestre après la commission du quadruple
meurtre de Sapouy. La CEI a eu l'honnêteté
de mettre en doute son propre travail, elle qui a souligné
que "la mémoire des uns et des autres s'était
étoilée au fil du temps". Sous-entendu,
il fallait prendre leurs propos avec de pincettes ou à
tout le moins les soumettre à un doute cartésien.
Et, lorsque lesdits propos viennent à être
remis en cause par leurs propres auteurs, comme ce fut le
cas pour Racine YAMEOGO, les sérieux suspects ne
peuvent être que blanchis.
Ce n'est pas du charlatanisme juridique, mais bien le respect
d'un principe général de droit qui veut que
"le doute profite à l'accusé". SANKARA
et FARAMA le savent bien, ce qui les a conduit à
sortir de leur chapeau un "nouveau témoin",
Moïse OUEDRAOGO en l'occurrence, dont l'apparition
dans les circonstances actuelles ne peut qu'être suspecte.
Après le "gban-gban" des soldats qui a
peu ou prou mis le mercure social en ébullition et
alors que le Collectif s'apprête à prendre
la rue en otage, il ne restait plus à la nébuleuse
qu'à activer son pendant judiciaire pour maintenir
la pression. Lequel pendant avait été servi
par l'aile médiatique de nos putschistes à
travers les interviews accordées à Moïse
OUEDRAOGO à grand renfort de publicité.
C'est dire que ce que L'Opinion avait subodoré avec
perspicacité dès le déclenchement de
cette affaire Norbert ZONGO, est en train de se révéler
dans toute son horreur. Le drame de Sapouy a été
commis à dessein par ceux qui tapis dans l'ombre
en voulaient terriblement à la IVe République
et plus particulièrement à son chef, Blaise
COMPAORE, et cherchaient un moyen d'en finir avec lui. Ce
n'est pas pour rien que cette affaire revient au-devant
de la scène chaque fois qu'il y a une surchauffe
sociale.
Ayant conditionné les esprits sur la culpabilité
des dirigeants de la IVe République, on ressort ainsi
des placards "leurs morts" pour maintenir la mobilisation
et espérer "pourrir" la situation. On n'est
donc plus dans une affaire judiciaire, mais dans un jeu
d'ombres chinoises où les vrais commanditaires du
meurtre tirent les ficelles dans l'ombre. Et c'est en cela
que nous n'avons de cesse d'affirmer que nombre de personnes
tomberont des nues quand cette affaire aura déroulé
tous ses fils. Foi de L'Opinion.
Par Alpha YAYA