L'opinion N°487
du 07 au 13 Féfrier 2007

Actualité

Collectif des Avocats de Norbert ZONGO

Les masques tombent !

Alors que les "révélations capitales" de leur témoin (?)
Moïse OUEDRAOGO avait été battues en brèche par son cousin Dieudonné SOBGO devant le procureur du Faso, les avocats constitués dans l'affaire Norbert ZONGO ont convoqué une conférence de presse au cours de laquelle, ils ont enfin levé leur vraie nature à l'opinion publique burkinabé : des tartufes politiciens savamment drapés dans leurs toges et qui n'ont qu'un seul objectif : en finir avec la IVe République.

Les avocats de la partie civile représentés par Mes FARAMA, SANAKRA et YAMBA à la conférence de presse

Si les uns et les autres doutaient encore des mobiles politiques qui soutendaient l'action de maîtres Bénéwendé SANKARA et Prosper FARAMA depuis qu'ils se sont emparés de l'affaire Norbert ZONGO, ceux-ci viennent de leur être, livrés crûment après leur conférence de presse du 31 janvier 2007. Au détour d'une des envolées lyriques dont il est coutumier, Bénéwendé SANKARA a en effet déclaré que "la rue est aussi un moyen pour régler l'affaire ZONGO".
Auparavant, son acolyte Prosper FARAMA avait laissé entendre que c'était la démocratie qui était "en jeu" dans le cadre de cette affaire, tout en indiquant que "le peuple étant dépositaire de la loi", il lui appartenait d'envisager "toutes les actions pour faire aboutir le dossier". Si ce n'est pas de la politique, c'est que nous ne nous y connaissons pas, dans la mesure où dans cette affaire, rien ni personne n'est encore arrivé à nous dire qui a fait quoi et pourquoi. Faut-il le rappeler, la Commission d'enquête indépendante (CEI) commise à la tâche d'investiguer sur l'assassinat de notre confrère, avait abouti sur des conclusions vagues et imprécises en désignant de "sérieux suspects".
Un travail imprécis qui avait été refilé au juge d'instruction Wenceslas ILBOUDO, à charge pour lui de la parfaire en trouvant cette fois-ci de "vrais coupables". Or, l'enquête de police judiciaire (menée ici par la CEI) est primordiale dans le travail du juge d'instruction et l'on ne peut guère s'étonner qu'après huit ans d'investigation, "Wens" ne soit point parvenu à grand'chose. Faut-il s'en étonner quand les "sérieux suspects" avaient été désignés sur la base de témoignages discordants et, qui plus est, plus d'un trimestre après la commission du quadruple meurtre de Sapouy. La CEI a eu l'honnêteté de mettre en doute son propre travail, elle qui a souligné que "la mémoire des uns et des autres s'était étoilée au fil du temps". Sous-entendu, il fallait prendre leurs propos avec de pincettes ou à tout le moins les soumettre à un doute cartésien. Et, lorsque lesdits propos viennent à être remis en cause par leurs propres auteurs, comme ce fut le cas pour Racine YAMEOGO, les sérieux suspects ne peuvent être que blanchis.
Ce n'est pas du charlatanisme juridique, mais bien le respect d'un principe général de droit qui veut que "le doute profite à l'accusé". SANKARA et FARAMA le savent bien, ce qui les a conduit à sortir de leur chapeau un "nouveau témoin", Moïse OUEDRAOGO en l'occurrence, dont l'apparition dans les circonstances actuelles ne peut qu'être suspecte. Après le "gban-gban" des soldats qui a peu ou prou mis le mercure social en ébullition et alors que le Collectif s'apprête à prendre la rue en otage, il ne restait plus à la nébuleuse qu'à activer son pendant judiciaire pour maintenir la pression. Lequel pendant avait été servi par l'aile médiatique de nos putschistes à travers les interviews accordées à Moïse OUEDRAOGO à grand renfort de publicité.
C'est dire que ce que L'Opinion avait subodoré avec perspicacité dès le déclenchement de cette affaire Norbert ZONGO, est en train de se révéler dans toute son horreur. Le drame de Sapouy a été commis à dessein par ceux qui tapis dans l'ombre en voulaient terriblement à la IVe République et plus particulièrement à son chef, Blaise COMPAORE, et cherchaient un moyen d'en finir avec lui. Ce n'est pas pour rien que cette affaire revient au-devant de la scène chaque fois qu'il y a une surchauffe sociale.
Ayant conditionné les esprits sur la culpabilité des dirigeants de la IVe République, on ressort ainsi des placards "leurs morts" pour maintenir la mobilisation et espérer "pourrir" la situation. On n'est donc plus dans une affaire judiciaire, mais dans un jeu d'ombres chinoises où les vrais commanditaires du meurtre tirent les ficelles dans l'ombre. Et c'est en cela que nous n'avons de cesse d'affirmer que nombre de personnes tomberont des nues quand cette affaire aura déroulé tous ses fils. Foi de L'Opinion.

Par Alpha YAYA

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