La révolution logistique en marche
Le Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) en partenariat avec le port autonome de Rouen (PAR) a organisé du 9 au 11 octobre dernier un symposium international dénommé TRANSLOG Africa 2007 sous le thème général : «21e siècle une révolution logistique en Afrique». Une rencontre internationale qui a vu la participation d’éminents chercheurs et acteurs de la chaîne de logistique et du transport venus de l’Afrique, de la France, de la Belgique et de l’Allemagne. L’occasion faisant le larron, les participants en ont profité pour mettre en place une association des pays africains sans littoral. La tenue de cette AG constitutive occasionnera une passe d’armes burkinabo-burkinabè sur fond de polémique politicienne sur le dos du CBC.
Le symposium de Ouagadougou avait entre autres pour objectifs d’approfondir les connaissances logistiques des participants et de susciter des débats sur le financement des infrastructures de transport d’une part, et sur le transit des marchandises des pays sans littoral d’autre part et d’apporter des contributions à la réflexion sur la mondialisation et l’évolution des transports maritimes.
La finalité étant de faire des propositions pour la prise en compte des préoccupations des pays enclavés.
C’est pourquoi, les participants ont eu droit à plusieurs communications relatives à :
- la mondialisation de l’économie et l’évolution des transports maritimes notamment sur l’Afrique ;
- le développement de la logistique en Afrique ;
- le financement des infrastructures de transports ;
- la desserte des pays sans littoral et le rôle des ports.
Après ces communications, les participants à l’issue des échanges ont exprimé certaines préoccupations relatives entre autres à la problématique des coûts de transport en Afrique, l’assurance et la gestion des risques liés au transport des marchandises, les procédures et formalités de transit portuaires, le phénomène des tracasseries sur les axes routiers...
Face aux défis de la mondialisation et la problématique terrestre étant le champ d’action prioritaire car très spécifique à la région, le symposium propose :
- agir sur le réseau physique : réhabilitation et politique d’entretien
- améliorer le niveau et la qualité des services : rapidité, fiabilité
- généraliser la logistique du conteneur de bout en bout (réduction des ruptures de charges).
Les participants ont en outre décidé de mettre en place un comité de suivi qui sera animé par le CBC et le PAR. Ce comité aura entre autres pour missions de faire l’état des lieux et suivre l’évolution des transports de transit en faveur des pays enclavés, d’encourager les concertations entre pays, d’améliorer les procédures et formalités administratives.
L’AG et la mauvaise foi des Sankaristes
A coups de matraquage médiatique et aidés par une volonté farouche de nuire en jouant aux victimes, les Sankaristes ont fait croire à l’opinion publique nationale et même internationale que le pouvoir leur a refusé la salle de conférence du CBC pour leur symposium qui était prévu du 12 au 14 octobre.
Pourtant, il n’en est rien et mieux les choses se sont passées de manière cordiale entre la fondation Thomas SANKARA et les responsables du CBC pour trouver une solution aux problèmes posés dans la mesure où à l’issue du symposium du CBC, les travaux devaient se poursuivre jusqu’au 12 octobre par l’Assemblée générale constitutive de l’association des pays africains sans littoral.
Le communiqué de la direction générale du CBC est d’ailleurs clair sur la question : «… Lors des travaux préparatoires de ce symposium international à Rouen le 16 septembre 2007, l’idée de la mise en place d’une association des pays africains sans littoral a germé entre les participants. Profitant de la présence opportune de 15 pays à ce symposium, la date du 12 octobre 2007 a été retenue pour la tenue de l’Assemblée générale constitutive. Toute chose qui explique que le CBC ait pris contact avec la Fondation Thomas SANKARA afin de l’informer de la prolongation de leurs travaux jusqu’au 12 octobre. De plus les responsables du CBC ont reçu les membres de la fondation le vendredi 5 octobre afin qu’ensemble, ils trouvent la meilleure formule pour chacune des parties. La direction générale a alors proposé à la fondation Thomas SANKARA les dates des 13 et 14 octobre 2007. Mais elle a sollicité par la suite le remboursement de l’avance des frais de location par elle, versée le 13 septembre 2007. Ce qui fut fait par le CBC le 09 octobre…» (voir encadré).
Comme on peut le constater à travers les précisions du DG du CBC, rien, absolument rien ne peut justifier les contre-vérités et la mauvaise foi des Sankaristes laissant croire que le CBC ou le pouvoir a refusé de leur accorder la salle de conférence pour leur symposium qui devait commencer le 12 octobre. C’est vrai que pour les Sankaristes toutes les occasions sont bonnes pour «glaner» des dividendes politiques, mais, à force de toujours jouer à la victime on finit par se discréditer, pour ne devenir que de vulgaires menteurs.
Pour terminer, on retiendra que le CBC à l’issue de l’Assemblée générale constitutive de l’Association des pays sans littoral a été chargé de l’élaboration des projets de statuts et règlement intérieur de l’association.
Un bureau provisoire présidé par le Burkina Faso (Président), le Mali (Vice-président), le Niger (Secrétaire général) a été mis en place. La 2e édition du symposium se tiendra à Abidjan sur invitation du port autonome d’Abidjan (PAA).
Par Ben Alex BEOGO
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