L'opinion N°545
Du 19 au 25 mars 2008

Actualité

Semaine au pays

 

Ramo 2008 Tidiane Koukou ZONOU a perdu la vie
Le Rallye des Motos de Ouagadougou (RAMO), ce sport passionnant dont le promoteur n’est autre que le célèbre Moustapha Labli THIOMBIANO, président-directeur général de la radio horizon FM, a tenu le pari de la 15e édition, le dimanche 16 mars 2008, sur l’avenue Pascal ZAGRE. Deux catégories de motocyclette ont pris part à la compétition sur un circuit de 5 kilomètres en 5 tours. Dès 8 heures 30. La première vague a concerné les motos à vitesse catégorie Raimbow avec 87 concurrents en lice. A peine les deux tours bouclés, les sapeurs pompiers et la Croix-Rouge s’activaient aux soins des blessés ou chutes et autres malaises. Nous nous demandions dès cet instant si, la course était assurée tant les chutes se multipliaient autant que la passion et le goût de la vitesse en demandaient sous la complicité du public présent avec des cris d’encouragement. Le dossard 67, le ci-nommé Aziz OUEDRAOGO, a dominé la course de bout en bout. Son poursuivant immédiat, Tidiane Koukou ZONOU, dossard 176, rivalisait d’ardeur jusqu’à la dernière ligne droite de cette compétition mécanique. Aziz franchit la ligne d’arrivée sans beaucoup de surprise. Au moment de stationner Tidianne ZONOU, avec toute l’allure du départ a débouché sur l’attroupement du deuxième départ de la catégorie des motos à croix dont le stationnement cachait un véhicule type 4x4 bachet à l’arrêt.
Sans aucune forme de manœuvre, il percute de plein fouet le train avant du véhicule. Le casque vole en éclats, lui-même se retrouve coincé à la route de la 4x4 dont la fracture du crâne entraînant une hémorragie importante causa sa mort sur le coup. Inutile de dire que cet événement malheureux mettait fin à la compétition.
Pour l’heure c’est Tidiane Koukou ZONOU, 17 ans élève en classe de 3e au lycée Sainte Collette que les parents ne sont peut être au courant de son inscription à cette course qui a tragiquement perdu la vie.
Du coup la question qu’on se pose : à 15 ans d’organisation, les questions sécuritaires devaient être plus qu’une préoccupation, une raison d’être même de l’organisation. Et l’assurance ? Qui prend en charge les blessés graves ? Enormément de leçons doivent être tirées pour les prochaines éditions si l’opportunité d’un rallye dans ces conditions est jugée nécessaire.

Jean-Pierre PALM distingué par la Côte d’Ivoire

Jean-Pierre PALM
ministre des Sports et des Loisirs

A l’occasion du Tournoi cycliste dénommé «Tour de la paix» qui s’est déroulé en terre Eburnie du 06 au 12 mars 2008, le président ivoirien Laurent K. GBAGBO, a élevé le ministre burkinabè des Sports et Loisirs, au rang de commandeur de l’Ordre du Mérite ivoirien avec agrafe sportive. Cette médaille a été «transférée» à JPP le mardi 18 mars 2008 au ministère par le chef de la délégation burkinabè, Wangrawa D. Alassane qui a conduit l’équipe burkinabè à ce tournoi. A la presse, le ministère des Sports a profité informer qu’il lui sera présenté officiellement ce jour mercredi 19 mars 2008 par la Fédération Burkinabè de Football, le nouvel entraîneur des Etalons seniors.
Ce tout nouveau Etalon se nomme Paulo DUARTE de nationalité portugaise.

Quarante ans de musique de Georges OUEDRAOGO
Le «Gandaogo national» fête les quarante ans de sa carrière musicale. L’annonce a été faite au cours d’une conférence de presse que l’artiste a animée au CENASA entouré de son staff organisationnel. C’était le vendredi 14 mars 2008. Une série de concerts a été concoctée qui vont se dérouler à travers tout le pays avec une bonne brochette d’artistes internationaux et nationaux. Selon le staff organisationnel, pour les quarante ans de musique de Georges OUEDRAOGO, sont attendus des artistes comme Bailly SPINTO, Daouda KONE et Aïcha KONE de la Côte d’Ivoire, Ami KOITA du Mali. Au plan national, le «Gandaogo» sera soutenu par Charly SIDIBE, Sami RAMA, le grand chansonnier Zougnazaguemda et Jean Claude BAMOGO dit «Man». La tournée musicale commence le 10 avril prochain avec un spectacle grand public du côté de Banfora pour se poursuivre le 11 avril à Bobo. Les quarante bougies seront soufflées du côté du SIAO lors du méga concert qui y sera donné. Concert qui marquera d’ailleurs le pic de la célébration de l’anniversaire avant que l’artiste ne prenne le car le lendemain 13 avril pour faire le show avec les mélomanes de Ouahigouya. En attendant de revenir beaucoup plus en profondeur avec l’artiste lui-même, bon vent dans la préparation de cet évènement qui mérite d’être célébré.

Parenté à plaisanterie et promotion de la paix
Le WANEP section Burkina a invité les organisations de la société civile et les hommes de média à un panel, le samedi 15 mars 2008. Au centre des discussions, «Quel peut être la contribution de la parenté à plaisanterie dans la consolidation de la paix au Burkina Faso» ? C’est en substance ce que l’on peut retenir du thème central. Avant que les choses sérieuses ne commencent, Mme Pauline YAMEOGO, dans son mot de bienvenue a demandé une minute de silence pour le regreté Ousmane OUATTARA précédemment responsable du WANEP/Burkina et décédé courant février 2008. C’est le Pr. Alain Joseph SISSAO qui a introduit le débat sur le sujet. Après un brillant exposé sur la parenté à plaisanterie et l’alliance à plaisanterie, le communicateur a donné les fondements de sa pratique dans notre pays. Pour le Pr. SISSAO, la parenté à plaisanterie est une valeur qui s’enracine au sein de la famille, allant du petit-fils au neveu en passant par les beaux-parents notamment : belles-sœurs, beaux-frères, etc. C’est un réseau dense de solidarité, socle de la cohésion sociale et permet d’anticiper les conflits. Les alliances à plaisanterie quant à elles, sont celles scellées entre deux clans, deux villages, deux régions, etc. dans le but de maintenir un certain équilibre qui participe à la survie et à la cœxistence des communautés. De nos jours, l’alliance à plaisanterie est utilisée dans les espaces modernes non sans difficulté, d’où l’importance d’une association comme l’ABBP (Association burkinabè pour la promotion de la parenté à plaisanterie.) Ce que les citadins doivent savoir c’est que les alliances à plaisanterie ont leurs interdits. Par exemple, il est interdit d’insulter la mère, de saigner c'est-à-dire de faire couler le sang de son allié, etc. des interdits qui ne sont pas toujours connus. Selon le Pr. Sissao, au Burkina, les responsables politiques ont compris la force de l’alliance à plaisanterie. « Sous la troisième République, certaines affectations administratives étaient faites en fonction du principe de l’alliance à plaisanterie. Toute chose qui conduisait en un commandement apaisé et à une subordination sans crainte …». C’est dire donc que dans certaines circonstances, la parenté à plaisanterie et l’alliance à plaisanterie peuvent contribuer à désamorcer une crise, encore faut-il cerner tous ces contours pour éviter certaines exagérations. Le communicateur a proposé que le concept qui est une richesse pour notre pays soit enseigné dans les écoles pour une pérennisation de ces valeurs.

FESMART 3ème Edition

Lucien ZOURE, promoteur de FESMART

Du 28 mai au 1er juin prochain se tiendra à Tenkodogo, capitale régionale du Centre-Est la troisième édition du Festival de musique, de danse et des arts de Tenkodogo. Dans le but de mener à bien cet évènement qui est de plus en plus rassembleur et fédérateur dans la région du Centre-Est, le comité d’organisation s’est retrouvé, le samedi 15 mars 2008 à l’Espace culturel Gambidi pour adopter le rapport moral et financier de la deuxième édition et envisager le plan d’action pour réunir les fonds pour l’édition. Il ressort de la présentation du rapport fait par le coordonnateur M. Lucien ZOURE que la deuxième édition a été menée avec un certain nombre de difficultés liées au financement de l’activité. Sur le plan artistique, 20 troupes étaient attendues, et au finish le festival n’a pu regrouper que 10 en sus des deux vedettes de la musique moderne et les troupes de théâtre. D’autres activités qui étaient inscrites au programme n’ont pu être tenues. Tout cela est dû en grande partie aux difficultés liées à la mobilisation des ressources. L’argent étant le nerf de la guerre et ayant fait défaut lors de la deuxième édition, le festival est aujourd’hui débiteur de plus de 500 mille FCFA. Toute chose qui n’a pas entaché la bonne conduite des activités. «Même si cela a été fait avec des difficultés», a soutenu M ZOURE. Depuis le samedi 15 mars, l’heure est à la mobilisation des énergies. Et pour cause, le challenge à relever est de taille. Le festival a lieu dans quelques semaines. «Il faut donc mettre les bouchées doubles si on veut que le FESMART réponde à sa vocation première qui est de valoriser la culture du Centre-Est». A dit le coordonnateur. Il a appelé les fils et filles de la région à se mobiliser pour faire du FESMART un festival digne de ce nom. L’heure est donc au travail et le compte à rebours a commencé. En attendant de revenir plus en détail avec le coordonnateur sur les grands axes du festival il faut d’ores et déjà annoncer que le festival est à la recherche de plus de 12 millions de FCFA pour boucler son budget et pour pouvoir donner un éclat particulier à la manifestation. Vivement que les sponsors, répondent à l’appel afin que l’évènement soit grandiose.

Ligue des consommateurs du Burkina (LCB)
Chaque 15 mars est célébrée la Journée mondiale du droit des consommateurs. En prélude à la célébration de celle-ci dont le thème cette année est : «Génération malbouffe», les responsables de la LCB ont rencontré la presse le 13 mars dernier. Occasion a été pour eux de donner leur position par rapport à la marche d’organisations syndicales contre la vie chère au Faso. Pour le Dr. Mathias SOME, président par intérim de la LCB, son organisation soutient toute activité visant à lutter contre la vie chère qui est une réalité. C’est d’ailleurs pourquoi, la LCB a dû surseoir à un certain nombre d’activités prévues pour le 15 mars afin de participer aux côtés des syndicats à la marche prévue.
Malheureusement, selon la LCB, ses revendications (deux) n’ont pas été prises en compte dans la plate-forme des syndicats, d’où leur décision de ne pas participer à la marche du 15 mars. Selon le secrétaire général de la LCB, Lazare ZOUNGRANA, les méthodes classiques de lutte propres aux organisations des consommateurs sont entre autres le plaidoyer, le lobbying ou le boycott des produits. La LCB a en outre invité le gouvernement à l’application effective des mesures prises et à la mise en place d’un observatoire de la qualité et des prix des produits de grande consommation.

Chaine des Kundé : un an après
16 mars 2007-16 mars 2008. Cela fait un an que la chaîne des bars kundé a été victime d’actes de vandalisme et de pillage à travers la ville de Ouagadougou. Pour parler de ce triste anniversaire, les responsables de la chaîne ont rencontré la presse le dimanche 16 mars dernier au Kundé de la Cité an 2. Un an après ces évènements comment se porte la chaîne ? Telle était la question principale posée à ses responsables. Madi KONFE, le directeur commercial, fera savoir que sur les 4 bars complètement détruits, deux (kundé Cité an 2 et le Notorius) ont pu être réhabilités.
Répondant aux allégations selon lesquelles les Kundé seraient soutenus par «des gourous», Dominique TAPSOBA, le directeur général et Augustin SAKANDE, le DAAF, ont souhaité mettre définitivement un terme à ce débat. Selon eux, aucun «gourou» ne soutient les Kundé. Ils ont d’ailleurs tous regretté le fait qu’après le drame, aucune autorité ne les ait soutenus, même moralement. Ils ont aussi précisé que la réfection des deux bars détruits s’est faite difficilement. Fort heureusement selon le DG TAPSOBA, la chaîne des Kundé a la confiance des fournisseurs et la Brakina a fait un geste de 10 millions pour le démarrage de la réfection du kundé de la Cité an 2.
Les responsables de la chaîne ont invité les hommes de médias à les accompagner dans leur entreprise qui, comme ils l’ont souligné, participe à la lutte contre le chômage en ce sens que la chaîne emploie plus de 1000 personnes. Tant bien que mal la chaîne poursuit son évolution. Telle peut-être la conclusion de cette rencontre avec les journalistes.

Actualité

Semaine au pays

Distribution de manuels scolaires
Entre bilan et perspectives

Journées parlementaires ADJ
La politique sociale du Burkina en question

Semaine commerciale des éditions Sidwaya
Le grand Ouest dans le champ de mire

Etat de la presse au Burkina
Le deuxième rapport désormais disponible

Energie électrique
En attendant Nairobi

CSC
Recommandation N°OO1.2008/CSC/SG/CAB portant sur le strict respect des règlesdéontologiques et éthiques

Commémoration de la journée internationale de la Femme 8-Mars 2008 à Mogtédo : La fête était au rendez-vous

Baraboulé
Le maire lance un appel à la cohésion

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