Allocation budgétaire : Le CGD s’intéresse aux cas de la Santé et de l’Education
Le vendredi 21 mars 2008, un atelier de restitution des travaux de recherche-action sur les ressources budgétaires allouées à la garantie des droits à la Santé et à l’Education a été organisé par le Centre de gouvernance démocratique (CGD) afin de rendre public le résultat de ces analyses.
Cette étude dont les auteurs sont Francis et Silwe KAPHALO a concerné le budget de l’Etat et celui de la commune de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso en matière de Santé et d’Education notamment la lutte contre le paludisme et la méningite et l’analphabétisme.
Selon les auteurs, il est ressorti de l’analyses des ressources budgétaires allouées par l’Etat à la Santé pour 2006, 7,79% y étaient consacrées : 1,35% pour la lutte contre le paludisme et 0,95% pour la méningite.
De leur point de vue cela est insuffisant car le paludisme reste la première cause de consultation, d’hospitalisation, de traitement et de décès au Burkina Faso. Pour exemple, ont enregistrés au cours de l’année 2006, 2 181 461 de formes aigues et 8 000 décès. Quant à l’éducation, le taux d’analphabétisme est élevé selon le rapport : le budget mis pour cette lutte est chiffré à 0,78% du budget éducation 2006. «Cette situation décrit un réel paradoxe vu le défis que l’alphabétisation pose en plus des objectifs du cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP)», a relevé un des participants. En ce qui concerne les budgets des deux communes suscitées, «seule la commune de Ouagadougou a pris des initiatives pour mettre en œuvre un programme adressé aux femmes.
L’étude est assortie de propositions, qui veulent que l’Etat y consacre en marge des bailleurs de fonds 10% des ressources du ministère de l’Enseignement de Base et de l’Alphabétisation (MEBA) de même que pour le paludisme, la méningite au niveau du ministère de la Santé, soit 5 338 256 569F CFA pour chacun. Les deux chercheurs ont recommandé une implication plus accrue des deux communes dans ces secteurs sociaux du fait de la proximité de leurs actions. Il s’agit d’allouer selon les responsables de l’étude 8% du budget communal.
Quant au professeur Augustin LOADA, Directeur exécutif du CGD, cette étude est une activité du centre en analyses budgétaires en vue d’accompagner l’action gouvernementale par ses propositions et recommandations pour la gouvernance.
MPB pour le civisme
Le mercredi 19 mars 2008, une marge importante de la société regroupée au sein du Mouvement Pacifique du Burkina (MPB) organisé une conférence de presse au Centre de presse Norbert ZONGO (CNP/NZ) pour l’apaisement en faveur de la paix et la stabilité nationale. Pour les représentants de la CDEC, leurs démarches fait suite aux récentes manifestations qui ont eu cours le 20, 21 et 28 janvier 2008, dans les villes de Ouahigouya, Bobo-Dioulasso, Banfora et Ouagadougou. «Contre la cherté de la vie consécutive à la hausse vertigineuse des produits de consommation». Pour eux ces violences observées ne sont pas de nature à consolider les fondements de l’Etat de droit, les droits humains et la paix. Ainsi et pour ce faire, ils voudront pour leur part en faire une analyse froide de la situation en vue de formuler des recommandations afin de consolider davantage l’esprit d’apaisement.
Bataillon «Déoural» pour le maintien de la paix

Le général Ali TRAORE
La 3e session de formation ACOTA vient d’être lancée le lundi 17 mars 2008 au Camp Guillaume OUEDRAOGO de Ouagadougou en présence du général Ali TRAORE, chef d’Etat-major général des Armées et Mme Jounn LOCARD, chargée des affaires de l’ambassade des Etats-Unis. 3e du genre après celui du Bataillon «Laafi» à Bobo-Dioulasso (mars-avril 2007) et de «Benkadi» à Ouagadougou septembre-octobre 2008, cette session de stage entre dans le cadre d’une formation en opérations de soutien à la paix par le programme ACOTA qui se déroulera du 17 mars au 9 mai 2008 au camp Guillaume OUEDRAOGO et à l’école nationale des sous-officiers d’active de Kamboissin. Cette activité concerne la formation de 15 formateurs en planification, techniques de commandements opérationnels en opération de maintien de paix, en formateur du bataillon «Déoural» et un exercice de synthèse. A ce jour près de 1500 hommes ont bénéficié de ce programme et le comportement des troupes burkinabè sur les théâtres d’opération est salué. Le général Ali TRAORE a mentionné que ce 3e bataillon va permettre de disposer de deux troupes en réserve.
Quant à la représentante du gouvernement américain, Mme Jounn LOCARD, elle a promis la dotation prochaine au bataillon «laafi» en matériel et équipement pour leur prochaine sortie au Darfour au Soudan.
«Hôtel maternel» pour orphelins et filles-mères
Pascaline TAMINI de l’Action sociale

C’est l’Agence régionale pour les adoptions internationales (ARAI) d’Italie fruit d’une coopération Italo-burkinabè qui a permis la création de ce centre appelé «hôtel maternel».
Ce joyau inauguré le jeudi 20 mars 2008, à la direction régionale de l’Action sociale du Centre sous la présidence de Mme Chantal COMPAORE, est mis à la disposition du ministère en charge de l’Action sociale pour l’accueil et la prise en charge des orphelins, enfants abandonnés et filles-mères. D’un coût global de 250 millions de FCFA, la structure a une capacité d’accueil de 50 pensionnaires répartis en 3 sections. Celles des 0 à 3 ans ; de 4 à 15 ans, et celle des filles en grossesse dont l’âge maximum est de 18 ans. L’objectif visé du centre est de contribuer à la formation des pensionnaires en vue de leur réinsertion sociale. Une forte délégation venue d’Italie a pu assister à la cérémonie où Mme Chantal COMPAORE a réaffirmé en présence de la directrice d’ARAI, Mme Anna Maria COLELLA, son engagement à assurer l’insertion sociale de ces enfants, filles-mères victimes de la société.
C’est un système d’internat qui est prévu pour mieux orienter les activités socioéducatives, culturelles et sportives, pédagogiques, nutritionnelles, sanitaires ainsi que celles génératrices de revenus. Cette infrastructure sise à la Patte-d’oie va à n’en point douter, soulager le ministère de l’Action sociale et de la Solidarité nationale qui souvent reste impuissant face à certains problèmes et cas sociaux par faute de moyens et d’infrastructures d’accueil adéquate.
Paulo DUARTE présenté à la presse
Le vendredi 21 mars 2008, la Fédération burkinabè de football (FBF) a officiellement présenté à la presse sportive celui qui doit désormais prendre les rennes de l’équipe nationale de football burkinabè.
Ce nouvel étalon est le Portugais, Paulo DUARTE qui n’a pas déposé ses valises au Burkina Faso sans staff. En effet, il a avec lui son adjoint Pedro LOPEZ et un préparateur physique, Santos RUIZ. Cet homme de 38 ans, polyglotte (portugais, français, anglais et espagnol) a signifié que son objectif s’étale sur 7 à 10 ans.
La FBF qui lui assure un contrat de deux ans renouvelable a promis de lui laisser les coudées franches pour travailler et faire rayonner notre football au plan international. En tout cas parier sur le long terme est tout à fait raisonnable pour notre football pratiquement au coma !
Quarante ans de musique de Georges OUEDRAOGO
Le «Gandaogo national» fête les quarante ans de sa carrière musicale. L’annonce a été faite au cours d’une conférence de presse que l’artiste a animée au CENASA entouré de son staff organisationnel. C’était le vendredi 14 mars 2008. Une série de concerts a été concoctée qui vont se dérouler à travers tout le pays avec une bonne brochette d’artistes internationaux et nationaux. Selon le staff organisationnel, pour les quarante ans de musique de Georges OUEDRAOGO, sont attendus des artistes comme Bailly SPINTO, Daouda KONE et Aïcha KONE de la Côte d’Ivoire, Ami KOITA du Mali. Au plan national, le «Gandaogo» sera soutenu par Charly SIDIBE, Sami RAMA, le grand chansonnier Zougnazaguemda et Jean Claude BAMOGO dit «Man». La tournée musicale commence le 10 avril prochain avec un spectacle grand public du côté de Banfora pour se poursuivre le 11 avril à Bobo. Les quarante bougies seront soufflées du côté du SIAO lors du méga concert qui y sera donné. Concert qui marquera d’ailleurs le pic de la célébration de l’anniversaire avant que l’artiste ne prenne le car le lendemain 13 avril pour faire le show avec les mélomanes de Ouahigouya. En attendant de revenir beaucoup plus en profondeur avec l’artiste lui-même, bon vent dans la préparation de cet évènement qui mérite d’être célébré.
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