1ère rentrée politique
Après une année d’existence, l’Alliance nationale pour le développement / Parti de la justice sociale (AND/PJS), vient de signer sa rentrée politique. C’était le samedi 22 mars dernier dans l’esprit du thème «renforcement de l’AND/PJS sur l’échiquier politique national».
Alphonse BONOU, président de l’AND/PJS
Depuis le 21 avril 2007, ce parti politique que dirige Alphonse BONOU fait son petit bonhomme de chemin et entend imprimer sa marque sur l’échiquier politique national. C’est ce qui a justifié la tenue de cette rentrée politique dont l’objectif est d’implanter fortement le parti dans toutes les régions du Burkina Faso. Selon le président Alphonse BONOU, l’ambition de l’AND/PJS est la construction de la social-démocratie et l’édification d’une société de justice et de paix. «C’est à ce prix que notre parti pourra grandir et apporter une contribution significative au développement du Burkina Faso», a-t-il soutenu. Le parti par la voix de son premier responsable a donné sa lecture sur certaines situations qui ensanglantent certaines régions du monde, tels les conflits en Irak, en Palestine, en Ouganda, au Tchad, au Soudan. Pour lui, les causes sont imputables à l’impérialisme international, aux visées hégémoniques des grandes puissances et leur volonté de contrôler et d’exploiter les richesses des pays en développement.
Au plan national, Alphonse BONOU a relevé que le Burkina Faso «vit une crise sociale» née de la flambée des prix de tous les produits. De son point de vue, la politique du «tout libéral» n’a réussi à satisfaire de façon durable les besoins sociaux d’un peuple dans aucun pays du monde. «Le social doit être au centre des préoccupations de tout parti politique parce que la finalité du développement c’est le bien-être du peuple», a renchéri le président du parti.
Pour M. BONOU et les siens, il est nécessaire, voire indispensable et urgent de tenir un forum social afin de préserver la paix sociale. Ce forum devrait réunir toutes les composantes sociales à savoir les partis politiques, le gouvernement, les syndicats, la société civile, les acteurs du monde économique, les communautés coutumières et religieuses, etc… Le résultat d’une telle concertation, de la conviction de l’AND/PJS, aura l’avantage de susciter un sursaut national qui permettra d’améliorer les conditions de vie et de travail des populations «car cette hausse vertigineuse du prix du pétrole ne saurait à elle seule expliquer la crise qui sévit au Burkina Faso».
L’AND/PJS, par cette rentrée politique, veut aider à la réflexion et appeler à une synergie d’action pour le bonheur du peuple burkinabè. Pour le parti, le travail d’implantation à faire et les stratégies et moyens à mettre en œuvre restent le chemin tracé pour «canaliser les énergies du peuple vers les nombreux chantiers de développement».
Par Issoufou MAIGA