L'opinion N°546
Du 26 mars au 1er avril 2008

Sur le vif

Le CSC et l’Ordre des médecins interpellés

Oh la la ! Que va dire le CSC à la lecture des propos du président du PNR/JV
publiés dans Le Pays N°4081 du 25 mars dernier ? Je n’ose même pas reprendre ses propos ici, tant ils sont inacceptables et tombent sous le coup de la loi. En un mot comme cent, M. Christian KONE dont le langage fielleux est connu de tous dit tout simplement que le pouvoir serait sur le point d’assassiner Salif DIALLO parce que «Tout le monde sait que ce régime est impliqué dans nombre d’histoires et se débarrasser de quelqu’un comme lui, ce n’est pas évident». En plus de cela Monsieur verse des larmes de crocodile sur le sort de l’ex-ministre qui serait «très sincèrement… regrettable».
Comment un leader politique peut-il proférer des accusations aussi directes que celles qu’il porte sans aucune preuve et sur la base de simples présomptions ? La liberté d’opinion est un fait, mais elle est tout de même régulée afin qu’en en usant on ne porte pas atteinte à l’honneur et à la considération des autres citoyens.
A en croire M. KONE, si Salif DIALLO se retrouve à l’hôpital, il sera systématiquement assassiné. Y a-t-il dans ce pays un Ordre des Médecins ? Parce que de telles insinuations portent gravement atteinte à la probité des médecins de notre pays qui ne seraient que de potentiels assassins à la solde du pouvoir !
L’Ordre des Médecins devrait interpeller M. KONE comme le Barreau l’a fait de Halidou OUEDRAOGO lorsque celui-ci avait laissé entendre que tous les avocats de notre pays étaient pourris.
Vraiment, M. KONE est, cette fois-ci, allé trop loin. Et la République doit le lui signifier… Ne serait-ce que pour une question d’éducation.

Par Faèz

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