Fin en apothéose
Les lampions de la 14ème édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) se sont éteints le 29 mars 2008 au rond point Mollo SANOU, là même où ils s’étaient allumés 7 jours auparavant. Une dernière messe qui a été dite avec le parrain, la communauté des artistes et rehaussée de la présence du Premier ministre Tertus ZONGO. Les pensées sont à présent tournées vers l’édition de 2010, celle du 21ème siècle.
Le ministre Fillipe SAWADOGO a jeté les bases d'une réflexion pour une SNC du 21è siècle |
Mgr Anselme Titianma SANON remettant le prix à la troupe Relwendé de Kongounsi, lauréate en pool jeune danse traditionnelle |
Les artistes ont honoré les autorités en leur offrant des cadeaux (ici le premier ministre Tertius ZONGO recevant son présent des mains de Ibrahim TRAORE représentant des artistes |
La compagnie Dankan, lauréate en création chorégraphique, a séduit le public au cours de la nuit des lauréats |
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Idak BASSAVE sur scène pendant la cérémonie de clôture 
Tout est bien qui finit bien. La Semaine nationale de la culture a connu son apothéose le samedi 29 mars 2008. Pendant une semaine, la ville de Bobo a vibré aux rythmes des pas de danses, aux mélodies, aux jeux d’acteurs, aux saveurs, bref aux ferments de la culture des 13 régions de notre pays. Pendant 7jours, les artistes se sont donnés, ils ont livré ce qu’ils avaient de meilleurs en eux pour convaincre et le public mais surtout le jury. Un travail de qualité qui a été reconnu unanimement par l’ensemble des acteurs culturels. «La qualité des prestations, il faut le dire a atteint cette année qualité rarement atteinte par les 13 autres éditions», a soutenu un administrateur culturel. Que ce soit les grands prix nationaux des arts et des lettres, que ce soit en art culinaire, au niveau des sports traditionnels, les compétitions étaient très enlevées. Ce qui fera dire au ministre en charge de la culture : «La recherche de l’excellence ne doit pas être incompatible avec la tradition des échanges et des témoignages. La compétition ne devrait pas être l’unique préoccupation des artistes ; chacun étant meilleur dans ce qu’il fait au fond de lui-même». En clair, à cette SNC, personne n’a perdu, personne n’a gagné. Seule la culture burkinabè sort ennoblie, enrichie, promue. D’où l’invite du ministre à penser la SNC du 21ème siècle : «Je voudrais vous inviter à repenser avec nous la SNC du 21ème siècle… La SNC sera reformulée avec un nouveau type d’animations mettant l’accent sur les régionales conçues comme des points d’ancrage des originalités de nos différents pôles… Au rendez vous de 2010, la SNC aura 27 ans ; un âge majeur et de responsabilité. Ce sera l’occasion de consacrer une institution qui a rassemblé des hommes, qui a créé des repères, qui a donné des raisons d’espérer à des milliers d’artistes et de Burkinabè et qui a ouvert notre pays au souffle du monde…». C’est dire qu’il faut inventer dès lors d’autres voies, d’autres pistes, d’autres contenus afin de construire sur du roc. Le ministre avait d’ailleurs donné le ton de cette révolution à travers une conférence de presse où il avait fait un certains nombre de propositions. «Il s’agit maintenant, disait-il de travailler à professionnaliser davantage la SNC avec par exemple une réduction du temps de prestation des artistes de 15mn à 5mn, tout en oeuvrant à la qualité de l’occupation scénique et de l’accoutrement des artistes…Nous allons créer un marché du GPNAL, car la SNC est et doit être le lieu de la défense de la culture du Burkina et nous devons savoir vendre notre culture qui est une richesse inestimable». Fillipe SAVADOGO s’est dit ouvert aux critiques afin de donner une nouvelle impulsion à la SNC. Le 29 mars 2008 au soir, concert, nuit des lauréats, et feux d’artifices sont venus illuminer pour la dernière fois en ce qui concerne la 14e édition de la SNC, le ciel de la ville de Sya. Une ville de Sya qui a apporté au Burkina, le temps d’une semaine, «la réconciliation avec nous-mêmes et les ancêtres» dira le ministre en charge de la Culture, Fillipe SAVADOGO.
Par Frédéric ILBOUDO
Un palais de la culture pour Bobo en 2010
Bien avant de présider la cérémonie de clôture de la 14e édition de la SNC dans l’après-midi du samedi 29 mars 2008, le Premier ministre Tertius ZONGO a procédé à la mi-journée à la pose de la première pierre du futur palais de la culture de Bobo-Dioulasso au rond-point de Dafra.
Pose de la première pierre du futur palais de la Culture de Bobo par le Premier ministre et le parrain de la 14è édition 
Lors de la cérémonie d’ouverture, le 22 mars dernier, le maire de la commune de Bobo avait interpellé dans son discours de bienvenue, le Premier ministre, représentant le chef de l’Etat sur la nécessité de doter la ville de Sya d’un palais de la culture de 5 000 places.
Cette requête a été acceptée par le président du Faso qui a pris la décision en conseil des ministres de doter la ville de Sya d’une maison de la culture consacrée à la SNC.
Cette œuvre architecturale moderne comportera une salle d’une capacité de 2 500 places avec de pavillons modulables, bâtie sur un espace de trois hectares.
Le samedi 29 mars dernier, Tertius ZONGO a procédé à la pose de la première pierre en présence du parrain de la SNC, des artistes et de bien d’autres personnalités du monde de la culture. Cela traduit selon le Premier ministre, tout l’engagement du président Blaise COMPAORE et de son gouvernement en faveur du développement culturel du Burkina.
L’ouvrage va coûter plus de 3,5 milliards de francs CFA. Le complexe achevé comprendra des parkings, des locaux techniques pour la traduction simultanée, des locaux techniques pour le groupe électrogène, des toilettes, etc.
La forme de l’édifice, selon l’architecte de l’ouvrage, Eric YAO, est basée sur le cercle. Ce choix s’explique par le fait qu’il est la forme géométrique la plus utilisée dans la construction par la plupart des ethnies du Burkina.
Outre la salle principale réservée aux grandes manifestations, le palais comporte aussi des salles secondaires polyvalentes de 200 ou 100 places pour les petits spectacles.
L’inauguration du palais de la culture de Bobo-Dioulasso est prévue en principe pour 2010. Comme quoi, il n’est jamais trop tard pour mieux faire.o
Par Drissa KONE à Bobo-Dioulasso
Une SNC peut en cacher une autre
Issa SAWADOGO de ISS création, couturier/promoteur du Faso Dan Fani dans son stand 
La Semaine nationale de la culture, ce n’est pas seulement le GPNAL, encore moins les sports traditionnels, la compétition en art culinaire. La SNC, c’est aussi et surtout d’autres activités qui drainent des centaines de milliers de bobolais et de festivaliers tous les matins, tous les soirs, toutes les nuits. Une semaine nationale de la culture sans cette «autre SNC» sera à coup sûr un fiasco. L’autre SNC indispensable, c’est bien….
La foire
Aménagée à l’intérieur même du siège de la SNC, la foire est un espace de rencontres, d’échanges. Un lieu où se côtoient artisans, hommes d’affaires, industriels, ou simples commerçants de marchandises diverses. La foire c’est aussi les restaurants, les bars et autres maquis aménagés pour la circonstance où la bière, les brochettes et autres porc au four sont plus appréciés que ceux de n’importe quel autre coin de la ville SNC oblige. La foire, c’est encore ces centaines de milliers de visiteurs au quotidien. Un espace où jeunes, vieux, enfants, femmes et hommes se bousculent pour satisfaire leur curiosité. C’est ce lieu qui est devenu, en l’espace d’une semaine, le centre du Burkina qu’a choisi une maison de couture «ISS CREATION»dirigée par Issa SAWADOGO pour faire la promotion de ses créations. Travaillant spécialement avec le Faso dan fani, Issa SAWADOGO fait de la promotion de ce tissu burkinabè son combat. A travers défilés, expositions au Burkina et dans la sous-région, il veux démontrer que cette matière qu’est le Faso dan fani a des vertus qu’il faut savoir mettre en valeur. «ISS création» fort de son expérience (15 ans dans la couture et la création) projette initier un défilé de mode à la 15ème édition de la SNC. A la foire on pouvait également voir un car original qui attirait la curiosité : C’est Car’ art. Un nouveau concept initié par des artistes plasticiens qui vise rapprocher l’art des populations. «Si les Burkinabè ne veulent pas aller vers l’art, l’art ira vers eux» soutient le concepteur. A l’intérieur du car qui a quitté Ziniaré pour Bobo après près de 30heures de route, on peut trouver des tableaux, des sculptures, des batik etc.
Bobolais et festivaliers n'ont pas marchandé leur participation aux différents spectacles 
Un vernissage tout aussi original que le cadre qui l’abrite. Les promoteurs de Car’ art, outre la promotion des objets d’art qu’ils font, essayent de donner un autre regard que les Burkinabè ont de leurs artistes et de leurs œuvres. Une attraction que les visiteurs n’ont pas manqué de saluer à sa juste valeur. A la foire, on voit du tout, on rencontre tout. C’est le cas du Secrétariat national pour la bonne gouvernance. Une structure qui a tenu à être présente à cette SNC pour amener les Burkinabè à comprendre que les questions de bonne gouvernance ne relèvent pas des gouvernants, mais de l’ensemble des Burkinabè. Un message qui semble être passé puisque les milliers de dépliants se sont envolés comme des petits pains, réclamés par les festivaliers.
Plateaux artistiques
Car'Art a créé l'attraction au siège de SNC

Durant la Semaine de la culture, il y a des espaces qui n’ont pas désempli et ce jusqu'à des heures tardives de la nuit. Pour cause, une palette de vedettes de la musique moderne et celle traditionnelle y prestent tous les soirs. Dépêchés expressément de Ouagadougou ou de leur province d’origine, les artistes tiennent en haleine pendant des heures, un public qui en redemande. Que ce soit la place Thieffo Amoro, la place Dafra, etc, ce qu’il y a de crème musicale, de conteurs, tous sont passés sur ces podiums. Pendant que le duo d’enfer Kanzaï et KPG faisait sensation en soulevant la foule à la place Thiéffo Amoro, la belle Béki, la charmante Daisy Franc, ou encore la balèze SISSAO, et bien d’autres comme Dick Marcus, la Cour Suprême, ou encore les Yeleen mettaient le feu soit à la place Dafra, soit sur d’autres podiums. Une programmation qui a eu le mérite de tenir éveillés bobolais et autres festivaliers tous les soirs sur de podiums d’enfer. La SNC c’est aussi un lieu de découverte de nouveaux talents. C’est ce à quoi s’est attelé Jacob YARA, coordonnateur des Nuits atypiques de Koudougou, toute la durée de la SNC. Comme on le sait, les NAK constituent également pour notre pays un grand rendez-vous culturel pendant lequel des artistes burkinabè sont promus. En faisant le déplacement de Bobo, Jacob YARA des NAK espère dénicher des perles rares pour les prochaines nuits atypiques, mais aussi et surtout s’inspirer de l’organisation de la biennale de la culture burkinabè. Une présence qui n’est pas passée inaperçue chez les artistes.o
Par Frédéric ILBOUDO
Palmarès officiel de la 14e édition de la SNC
Sport traditionnel
Lutte traditionnelle
Pool jeunes filles
Catégorie 40 kg
1ère GOBI Estelle (Nayala)
2ème GUISSOU Charlotte (Nayala)
3ème TOE Laure Suzanne (Nayala)
Catégorie 45kg
1ère BONANE Béatrice (Nayala)
2ème KARAMBIRI Emilienne (Nayala)
3ème Paré Diane (Nayala)
Catégorie 50kg
1ère KI Rolande (Nayala)
2ème SIDIBE Doussou (Nayala)
3ème PARE Evelyne (Nayala)
Catégorie 55kg
1ère ZIE Yvette (Nayala)
2ème TOE Jacqueline (Nayala)
3ème TOE Carine (Nayala)
Pool jeunes Garçons
Catégorie 45kg
1er DIALLO Ignace (Nayala)
2ème DRABO Saouabou (Houet)
3ème KI Thimoté (Nayala)
Catégorie 50kg
1er PARE Blaise (Kadiogo)
2ème TRAORE Brahanou (Balé)
3ème DRABO Issa (Sourou)
Catégorie 55kg
1er PARE Serge (Nayala)
2ème MO Zéphirin (Nayala)
3ème ZOROME Harouna (Loroum)
Pool adultes
Catégorie 65kg
1er KONANE Basile (Nayala)
2ème NAMA Célestin (Nayala)
3ème ZIA Baba Félix (Nayala)
Catégorie 75kg
1er SIDIBE Mathias (Nayala)
2èmeDRABO François (Sourou)
3ème TOE Séraphin (Nayala)
Catégorie 85kg
1er BAYANA D. Charles (Nayala)
2ème KOUANE Hermann (Nayala)
3ème BANAO Abou (Mouhoun)
Catégorie plus de 85kg
1er MOUSSIANE R. Athanase (Kadiogo)
2ème TOE Denis (Sourou)
3ème BAGUEROU Balibié (Mouhoun)
Tir à l’Arc
Pool jeunes
1er DABIRE Gaon Touonnon (Ioba)
2ème KOUTIEBOU Thomas ANOUE (Nahouri)
3ème KAMBIRE Ollo (Poni)
Catégorie junior garçon
1er HIEN Kelkoulé (Poni)
2ème KI Célestin (Nayala)
3ème KAMBIRE Ollo (Poni)
Pool Adultes
1er DABIRE Théophile (Ioba)
2ème SOME Jean-Louis (Ioba)
3ème BATIA Adounati (Nahouri)
Grand prix national des arts et des lettres /Art du spectacle
Vedette de la chanson traditionnelle
1ère Gayéri Marie (Gnagana)
2e Madou Djan (Houet)
3e Bisga Issa (Zoundwéogo)
Vedette Chanson Moderne
1re Guira Maïmouna (Kadiogo)
2e Nouss Nabil (Houet)
3e Nekili/ Camille Bazié (Sanguié)
Orchestre
1er Espoir de Ziniaré (Oubritenga)
2e Orchestre Tamayé Junior (Gourma)
3e La dernière Trompette (Kadiogo)
Musique Traditionnelle Instrumentale
1er Djiguiya espoir (Houet)
2e Super Djélifara (Houet)
3e Djiguiya de Orodara (Kénédougou)
Danse Traditionnelle/ Pool jeunes
1er Relwendé de Kongoussi (Bam)
2e Izopin de Zoula (Sanguié)
3e Yriba den de Ouezzinville (Houet)
Danse Traditionnelle
1er Ensemble culturel Kiswend-Sida (Kadiogo)
2e Lambeyoro de Lopohin (Tuy)
3e Yafié de Bérégadougou (Comoé)
Création chœurs populaires
1er Benkadi de Darsalamy (Houet)
2e Toléa de Komtoèga (Boulgou)
3e Balérébié de Tiébélé (Nahouri)
Ballet
1er Sya étoile (Houet)
2e Burkina B. (Boulkiemdé)
3e African Star de Koko (Houet)
Création Chorégraphique
1re Dankan (Houet)
2e Compagnie Wolo wolo
3e Sira Yiri
Art Plastique
Sculpture
Traoré Ibrahim
Batik
Ouédraogo W Emmanuel
Peinture
Sawadogo Fernand
Art Composite
Démé Alain
Art Culinaire
Plat lourd
SOME Evelyne
Plat Léger
TRAORE Fatimata
Dessert
Bakouan Salimata
Boisson
Simporé Awa
Théâtre
1er Ensemble théâtre Badéa
2ème Atelier Théâtre Sagnon
3ème USFAS de Diébougou.
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