Luc Adolphe TIAO à « L’Opinion »
Le président du Conseil Supérieur de la Communication (CSC) Luc Adolphe TIAO, à la tête d’une forte délégation de 8 membres, a visité le siège du Journal «L’Opinion» sis à l'Avenue Kwamé N'KRUMAH, le lundi 7 avril 2008.
Le président du CSC (droite) et le DP du journal L’OPINION au cours des échanges avec le personnel de la rédaction 
Annoncée sur le coup de 11 heures dans la matinée du lundi 7 avril 2008, de l’arrivée de la délégation du Conseil Supérieur de la Communication (CSC) tout le personnel de ZEDCOM/L’Opinion s'est activé pour lui réserver un accueil digne de ce nom. Effectivement telle une horloge suisse, Luc Adolphe TIAO, et sa délégation forte de 8 membres parmi laquelle le secrétaire général Etienne Songré SAWADOGO, et le conseiller Victoire SANOU pour ne citer que ceux-ci ont franchi les marches du bâtiment à 11 heures piles. Le Directeur de publication (DP) de l’hebdomadaire «L’Opinion», Issaka LINGANI, a accueilli ses hôtes et leur a fait visiter les différents services. La délégation a pris pied d’abord à la direction générale du service qui est composée du bureau du secrétariat de direction et du bureau du DP. A ce niveau, Luc et sa suite ont fait connaissance de la secrétaire particulière du directeur, avant de s’introduire dans le bureau du DP. Après cette étape, c’est la salle de la publication où l'on pouvait trouver le personnel qui assure la bonne marche du service. L’équipe conduite par M. TIAO, a pu échanger avec eux sur leur rôle dans la chaîne du travail du journal.
Le service commercial, de distribution, et la salle de correction ont accueilli, les visiteurs qui ont reconnu volontiers le cadre exigu des différents services.
Luc Adolphe TIAO en visite dans la salle PAO |
Le président du CSC et les journalistes ont longuement échangé sur la convention collective et sur la carte nationale de presse. |
Photo de famille de la délélgation du CSC avec le personnel de L’OPINION |
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C’est la salle de rédaction, qui fut la dernière étape, puisqu’elle a servi de cadre d’échanges entre la délégation du CSC et les journalistes qui assurent le rendez-vous hebdomadaire de la collecte et le traitement de l’information à ses lecteurs. Le président du CSC a signifié que sa visite avait deux volets à savoir : une visite de courtoisie et en même temps de remerciements à l’endroit du journal «L’Opinion». Comme il fallait s’y attendre, la réaction du journal face à sa citation dans les dernières recommandations de l’instance de régulation des médias ne s'est pas fait attendre. L'Opnion ne se reconnaissait pas dans ce tort et a fait l’objet d’échanges. M. Luc A. TIAO dans cette optique a relevé que cette recommandation n’a pas été très bien accueillie par certains organes de presse. «Mais nous avons des approches dans le cadre de notre mission de régulation qui nous autorisent d’auditionner un organe de presse mais aussi nous pouvons prendre des décisions sans forcement entendre l’organe concerné», s’est-il défendu. Néanmoins, il a reconnu n’avoir pas pris la bonne décision suite à cette situation et que s’il y a une leçon à retenir «c’est que les directeurs préfèrent être entendus avant d’être sanctionnés». Sur ce point, le président TIAO, a signifié que pour ce qui concerne «L’Opinion» "c’est le ping-pong que vous avez eu avec votre confrère «L’Evènement» par rapport à la maladie de président». Il a insisté sur le fait que sur un sujet aussi sensible, que des journalistes ne se livrent pas une telle pratique. «Et encore que l’information de base n’était pas professionnelle», a-t-il précisé. Au-delà de ce grief, le président a félicité le journal et son DP, pour le travail de qualité professionnelle abattu, ce qui a été même reconnu pour être doublement distingué en 2005 et 2008 par les autorités burkinabè. Autre sujet incontournable, la fameuse convention collective. Luc Adolphe TIAO a invité M. LINGANI à adhérer à ce processus qu’il émet le souhait que la signature interviendra la dernière semaine du mois d’avril. «Si elle n’est pas signée, cela laissera un goût de travail inachevé», a-t-il clamé sous le regard très attentif du personnel de la rédaction. En réaction le DP, Issaka LINGANI, tout en remerciant son hôte du jour a reconnu l’effort du CSC du soutien multiforme, qu’il apporte aux organes de presse tant matériels que financiers. Pour lui "L’Opinion" a beaucoup bénéficié du fruit de cette collaboration qui a été sanctionné par une distinction au rang de chevalier de l’Ordre National du mérite en décembre 2005. Pour répondre à la «sanction» du CSC par rapport "à la maladie" du président, le DP, dit partager le fond.
«Mais en réaction sur certaines questions un journal d’opinion n’a pas souvent le choix que de descendre parfois dans l’arène pour faire valoir nos opinions même à notre corps défendant», a précisé LINGANI.
Mais au-delà de la ligne éditoriale du journal, le DP de «L’Opinion» a relevé la rigueur dont il fait sienne du traitement objectif de l’information.
Pour lui ce serait trop lui demander de se mettre avec les autres pour fouetter le pouvoir. «Il y a trop de fouets déjà», a ironisé le DP. Concernant la convention collective, Issaka LINGANI a fait savoir que tout son personnel permanent est déclaré à la Caisse et qu’il est tout à leur intérêt d’y adhérer à cette nouvelle donne pour «assainir le milieu». Des journalistes sont revenus à la charge pour demander l’état actuel du processus de la signature et s’il n’y avait pas des directeurs de publications qui constituaient des boulets à ce processus ?
Le président TIAO a rassuré qui n’en est rien. «Nous atendons le dernier amendement des patrons pour le 15 avril au plus tard. Si cela est fait nous pensons que dans la dernière semaine du mois d’avril nous allons organiser l’atelier de signature qui a acquis l’engagement du Premier ministre», a-t-il rassuré. Il a cité quelques DP dont celui du journal «Le pays», Boureima SIGUE et le doyen Edouard OUEDRAOGO, de «L’Observateur Paalga», qui sont entièrement favorables à la signature. Pour son probable départ sur la France en qualité d’ambassadeur, il a rétorqué «qu’il n’y a pas de fumée sans feu, mais je vous demande de prendre patience car ce n’est pas moi qui peux dire si je dois partir ou pas.
En tout cas je suis prêt à aller où les autorités penseront que je puisse être utile au pays».
Cette visite s'est achevée sur une note d’encouragement du président TIAO au DP LINGANI et à son personnel qui pour dire merci à son hôte lui a offert un cadeau symbolique, un tableau représentant la «Liberté d’opinion… Liberté d’informer».Le président de l’instance de régulation a, au nom de la délégation, lancé in fine, en ces termes : «Nous souhaitons plus de courage dans votre élan du renforcement du processus démocratique dans la liberté de votre ligne éditoriale».
Par Issoufou MAIGA
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