L'opinion N°549
Du 16 au 22 avril 2008

Nation

Tertius ZONGO à l’Université de Ouagadougou

Après le discours, les actes !

Le chef du gouvernement, Tertius ZONGO, était le 3 avril dernier, au campus de l’Université de Ouagadougou, où il a posé des actes concrets pour l’amélioration des conditions de vie et d’études des étudiants et des professeurs. De manière unanime, les étudiants ont salué cette visite et ont reconnu que «ce Premier ministre-là n’est pas comme les autres, il fait ce qu’il dit et mange même avec nous…». Une visite qui consacre la logique de la «méthode Tertius ZONGO».

Tertius ZONGO

Cette année académique est loin d’être comme celle des années passées. En effet, avec la réforme du BAC, c’est plus de 14 000 étudiants que l’Université de Ouagadougou a accueillis. Si ce nombre, sans cesse croissant est à saluer, il n’en demeure pas moins qu’il engendre des problèmes d’ordre académique et social. Au plan académique, les amphis et autres salles sont «dépassés» par un nombre toujours plus élevé d’étudiants, obligeant certains à suivre les cours à travers les fenêtres. Au plan social, c’est le Centre national des œuvres universitaires (CENOU) qui se retrouve avec plus de 40 000 bouches à nourrir et à soigner. Ce qui n’est pas sans donner des insomnies aux dirigeants des structures universitaires. En effet, malgré l’ouverture de quelques restaurants universitaires à travers la ville de Ouagadougou, celui de Zogona se retrouve être le point de convergence de la majorité des étudiants qui ne rentrent d’ailleurs pas à midi face aux difficultés de déplacement.
Côté logement, des cités ou des villas ont été louées par le CENOU à travers la ville, mais il faut avouer que cela est loin d’avoir résolu le problème. La cité universitaire de Kossodo qui doit permettre au CENOU de «recevoir moins de coups» tarde à ouvrir ses portes qui devaient d’ailleurs s’ouvrir depuis décembre 2007 ou au plus tard en janvier 2008. Si les causes de ce retard de livraison ne peuvent être versées en intégrale sur l’entreprise BTM chargée des travaux, le gouvernement, il faut le dire, traîne souvent les pieds sur les décaissements. Ce sont là des causes en passe de devenir structurelles. Cet état de fait ne peut que réduire la marge de manœuvre du CENOU en matière de logement des étudiants.

Les investissements au profit des universités publiques (2006-2007)
1/ Université de Ouagadougou
- construction de deux (2) amphis de 2200 places ;
- achèvement de la cité universitaire de Kossodo (150 lits) ;
- acquisition d’un minibus ;
- réception prochaine des toilettes pour les UFR et instituts.

2/ Université polytechnique de Bobo-Dioulasso
- ouverture de 3 nouveaux instituts ;
- construction d’un bâtiment destiné à l’hébergement des enseignants;
- poursuite de la construction des locaux de l’institut supérieur des sciences de la santé;
- construction de deux (2) amphis par la coopération chinoise ;
- construction et outillage au profit de l’IUT ;
- acquisition de 2 véhicules dont un car de 30 places ;

3/ Université de Koudougou
- Acquisition de 3 véhicules ;
- Acquisition (en cours) de 2 cars de 70 places.

4/ Instituts des sciences
- acquisition de matériel roulant (54 493 205 FCFA) ;
- acquisition de documents pédagogiques (24 747 166 FCFA) ;
- acquisition de matériel informatique (33 998 700 FCFA).

Le recrutement en cours de 45 assistants et 5 chercheurs au profit des universités de Ouaga, Bobo, Koudougou et du CNRST viendra étoffer le corps professoral et celui des chercheurs.
Enfin, le relèvement du prêt FONER de 165 000F CFA à 200 000F CFA et de l’aide de 130 000FCFA à 150 000 FCFA tout en élargissant la base des bénéficiaires.
Source : Discours du Premier ministre sur la situation de la nation-Annexe.

Ouaga II, cité universitaire de Kossodo et un nouveau restaurant pour bientôt
Répondant à une question d’un député, le 27 mars dernier à l’Assemblée nationale relative à l’université, le chef du gouvernement avait annoncé un certain nombres d’actions qui viendront renforcer la capacité du temple du savoir. Au nombre de ces actions, la construction de l’Université Ouaga II, l’ouverture prochaine de la cité universitaire de Kossodo, un nouvel amphi… Le 3 avril dernier, comme pour traduire son discours en actes concrets, le chef du gouvernement était au campus de Zogona pour s’imprégner des réalités du terrain, inaugurer un bâtiment à usage de bureaux pour les professeurs, un amphithéâtre de 2200 places et poser la première pierre du deuxième restaurant universitaire de Zogona. Bien avant, Tertius ZONGO a procédé à Gonsé à quelques km de Ouagadougou à la pose de la première pierre de l’Université Ouaga II. Rappelons que cette université qui ouvre ses portes la rentrée prochaine à Gonsé, localité située à 20 km de la capitale, aura un style village universitaire (banque, poste, …) sur un site de plusieurs hectares.
Ce sont là des actes forts qui traduisent, si besoin en était, la volonté du gouvernement de donner un souffle nouveau à nos temples du savoir. Celui de Ouaga I connaît bien de déboires car la situation de l’université décrite par son président, le Pr Jean KOULDIATY, est de plus en plus critique : inadéquation entre le nombre croissant des étudiants et les infrastructures d’accueil et de formation, paupérisation croissante des étudiants, baisse de la qualité de l’enseignement, vieillissement du corps enseignant et comme si cela ne suffit pas, le Pr KOULIDIATY a même mentionné la fuite des cerveaux (SARKOZY doit se frotter les mains). Comme on peut le constater, l’Université de Ouagadougou a bien besoin d’un nouveau souffle, et Tertius ZONGO et son gouvernement tentent de le lui donner en atteste les différents investissements déjà réalisés et en cours de réalisation. Cependant, il faut se rendre à l’évidence, l’Etat ne peut pas tout faire et en même temps. C’est pourquoi, ce qui est fait doit être reconnu et salué à sa juste valeur en espérant d’autres actions salvatrices.

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Par Idrissa BIRBA

WWW.faso-dev.net
Le portail des initiatives de développement au Burkina Faso

Le jeudi 3 avril 2008 a été lancé à la Chambre de commerce, le site portail des initiatives de développement au Burkina Faso. C’était en présence du S.G du ministère des Postes et des Technologies de l’Information et de la Communication, des acteurs de la société civile, et autres.

Le portail Faso-dev est une initiative de l’Association Yam Pukri en partenariat avec la Fondation Gatenay pour le développement. Le site permet aux individus, aux organisations, à la société civile, aux décideurs ainsi qu’à tous ceux qui s’intéressent aux questions de développement, d’avoir accès à des informations sur les actions de développement au Burkina Faso.
Des informations qui sensibilisent et qui permettent de défendre les intérêts et d’enrichir le processus décisionnel en matière de développement. Faso-dev offre également au monde du développement, un cadre de diffusion, de promotion et de partage d’expériences sur les initiatives de développement au plan local. «Ce portail pays sur le développement entre en droite ligne de la cyber stratégie nationale que nous sommes en train de mettre en œuvre. D’ores et déjà, toutes les institutions nationales et les ministères ont leurs propres sites web ; ce qui améliore l’efficacité de l’administration. Ce site portail est une vitrine qui contribuera à montrer à la face du monde, le Burkina Faso qui bouge, le Burkina Faso qui va de l’avant. Il se veut également le reflet des efforts que des Burkinabè et des amis du Burkina font quotidiennement pour améliorer les conditions de vie de nos populations», dira M. Lamoussa OUALBEOGO, secrétaire général du M.PTIC. La question du développement comme on le sait, est un sujet d’actualité. Le site portail offre aux associations, ONG et institutions, l’opportunité d’avoir accès à des informations spécifiques et fiables sur les axes du développement du Burkina. Il permet également de faire connaître les initiatives de ces derniers en faveur du développement au niveau national et international. Pour les populations, le site portail offre à tout intervenant ayant besoin d’informations sur les axes de développement d’y puiser sans restriction aucune. Il représente pour le gouvernement un canal pour la visibilité des actions de développement et une meilleure compréhension du tissu de la société civile dans ses efforts multiples de développement. L’Association Yam Pukri n’est pas à son premier coup d’essai. Dans le domaine des TIC, elle reste une référence incontestable et dans la vulgarisation des TIC, et dans la promotion par la formation, etc. Pour le coordonnateur du programme Faso-dev et premier responsable de l’association, M. Sylvestre OUEDRAOGO : «C’est au vu des retombées et des avantages du site portail sur les TIC que la fondation Gateway pour le développement a jugé nécessaire de nous soutenir pour mettre en ligne le portail sur les initiatives de développement Faso-dev.
Pour faire connaître vos initiatives de développement, rien de plus simple, il vous suffit d’envoyer les informations sur vos initiatives de développement par courriel à info@faso-dev.net. «Nous devons travailler à ce que, toute personne qui rentre dans un site web du Burkina, qu’il soit «premier» au Burkina Faso. Il nous faut travailler à fédérer les sites burkinabè au lieu que chacun gère un bout de site qui ne nous avance en rien», dira M. Sylvestre OUEDRAOGO. Une affirmation que repose l’éternelle question du partage de l’information sur la toile mondiale. La notoriété de Yamp Pukri et de ses initiatives propres dans le domaine de la réalisation et la gestion des sites portails depuis 2000 est vérifiable. Avec Faso-dev, Yam-Pukri donne encore à notre pays, une plus value à exploiter sans modération. Pour l’heure, en matière de visite sur le site, c’est la France, qui vient en tête, suivie de la Suisse. Le Burkina vient en 6e position ce qui n’est pas reluisant pour un site qui fait la promotion du Burkina et de ses potentialités. La tendance doit être inversée.

Par Frédéric ILBOUDO

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