Un programme pour le bon usage du médicament
Le mardi 22 avril 2007, il a été procédé au lancement officiel du programme d’éducation pour le bon usage du médicament à Ouagadougou. L’œuvre est à sa deuxième phase après Yaoundé au Cameroun et découle des objectifs de «Synergies africaines».
Chantal COMPAORE, vice-présidente de Synergies africaines
La cérémonie qui a réuni, le 22 avril 2008, les forces vives de la nation à l’école Paspanga «B» de Ouagadougou (ndlr école expérimentale du programme), a créé l’élan d’une forte mobilisation pour la cause de «Synergies africaines» dont le but majeur est d’inculquer aux élèves le bon usage de médicaments.
Plusieurs allocutions ont ponctué l’évènement. D’abord, c’est Jean-Christophe ILBOUDO, représentant du maire de la commune de Ouagadougou, qui a donné le ton en souhaitant la bienvenue aux visiteurs tout en saluant l’initiative d’un programme salutaire.
Pour donner l’importance d’un tel sujet, le 1er adjoint au maire Simon COMPAORE a rappelé des chiffres que la commune dispose dans la lutte contre la prolifération des médicaments de rue. Ainsi a-t-il dit, en 2006, il a été saisi 2,6 tonnes de médicaments prohibés, en 2007, 3 tonnes et l’action conjuguée de la police et la gendarmerie a pu mettre la main sur plus de 13 tonnes. C’est là toute la satisfaction de la ville d’accueillir un tel programme. Les enseignants ou animateurs au nombre de 145 formés pour mettre en œuvre le programme ont pu témoigner leur reconnaissance et l’amélioration de l’approche pédagogique sur la question du bon usage des médicaments. Quant à Docteur Isabelle ZOURE, présidente du Comité de pilotage, elle a souligné que plus de 200 000 cas de décès par paludisme découlent de fausses médications. Ainsi elle en appelle à un soutien de toutes les composantes de la société pour éradiquer ce phénomène. Pour elle, l’éducation est le canal le plus sûr de changement rapide de mentalités et de comportements. Pour cela, il a été conçu les livrets et manuels pour les formateurs afin de dispenser les cours à l’enfant et des livrets pour l’enfant en plus des affiches en bandes dessinées qui décrivent la prise en charge efficace d’un cas de paludisme.
Mme le ministre de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation, Odile BONKOUNGOU dont le département est bénéficiaire de ce programme a remercié «Synergies africaines» pour l’œuvre utile qu’elle n’a de cesse d’apporter pour l’épanouissement des enfants, hommes et femmes valides de demain.
Elle a par ailleurs exhorté l’élargissement du programme à tous les systèmes d’éducation. Cela n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, puisque le secrétaire exécutif de «Synergies africaines», Jean Stéphane BIATCHA, a relevé que ce combat constitue un enjeu de santé publique et développement qui passe nécessairement par l’éducation. «Comme la santé est perçue par tous comme une condition préalable du développement, notre devoir à tous est de rendre accessible à tous», a-t-il renchéri. Il a tenu à remercier les entreprises du médicament (LEEM) qui ont aidé à mettre en place ce programme par la mobilisation des ressources humaines, matérielles et financières.
M. Bernard LEMOINE, vice-président de LEEM a, à son tour encouragé, la première Dame, Chantal COMPAORE pour les actions en faveur des enfants déshérités. Il a réitéré tout son soutien pour accompagner cette initiative.
Mme Chantal COMPAORE, présidente de la Fondation SUKA, et présidente d’honneur de Synergies africaines, a au nom de ses pairs remercié les autorités qui n’ont ménagé aucun effort pour rendre ce projet réel. Ainsi, a-t-elle fait savoir que ce programme entre dans les «volets de la réduction de la formalité maternelle et infantile» et l’alternation des souffrances de l’enfant africain». A l’endroit des enseignants, Mme COMPAORE dit compter sur leur disponibilité, leur professionnalisme «pour intégrer les leçons sur ce bon usage du médicament dans les disciplines d’enseignement». Après un sketch bien très expressif du danger à l’auto-méditation exécuté par les élèves, c’est la remise de matériels et de médicaments au ministre de la Santé, Alain YODA et la fondation Suka qui a clos la cérémonie.o
Par Issoufou MAIGA
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