L'opinion N°551
Du 30 avril au 06 mai 2008

Sport

JChampionnat national D1-18e journée


La montagne a accouché d’une souris

La 18e journée du Faso foot était dominée par la stature du derby des derby, le clasico burkinabè ASFA-Y-EFO. Un big match comme on les attend, mais qui s’est révélé au film du terrain, une partie soporifique, où le nombreux public ayant fait le déplacement n’a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent.

Lorsqu’on parle de confrontation entre l’EFO et l’ASFA-Y, on parle de ce qui se fait de mieux en football au Faso. Par leur palmarès, leur potentiel supporters, leur histoire et aussi leur capital joueurs, ces deux formations de la capitale sont au dessus du lot. Fort de tout cela et de la place qu’elles occupent actuellement dans un classement embouteillé, il y avait maints ingrédients pour que le match atteigne les cimes d’un rendez-vous de grands.
Hélas, force est de dire que l’enjeu a nettement pris le pas sur le jeu, les deux équipes s’étant enfermées dès le coup d’envoi dans une partie d’échecs. Bien sûr, elles se doutaient que la première qui ferait l’erreur serait très mal embarquée et filerait inévitablement vers une défaite. Une option très malvenue au moment où tous les points comptent et surtout dans un exercice 2007-2008, marqué par la rébellion des éternels outsiders et d’un petit nouveau, qui trouble le sommeil de tout le monde.
L’ambition avouée des Stellistes et des protégés de la princesse est contrariée par un RCB qui renaît de ses cendres, une USO rebelle et enfin décidée à franchir le palier le séparant du sacre suprême et d’un BPFC sorti de nulle part, ou du moins de la deuxième division. Enfin à ce trio, il faut adjoindre le champion en titre, le CFO qui refuse lui aussi d’abdiquer. On pourra alors comprendre que devant cette fronde multiforme, le scénario catastrophe aurait été de perdre ce match, à l’allure d’une opposition à six points.
Comprendre seulement, puisque le championnat ne se gagne pas non plus, en optant pour la formule gagne petit, surtout pour des ténors à la recherche de leur lustre en perdition. Oui, il ressort de ce match en tout cas, que l’EFO et l’ASFA-Y n’ont plus la marge qui les différenciait des autres. Depuis le début des matchs retour, l’EFO en est à une victoire et quatre nuls, tandis que l’ASFA-Y enregistre deux succès, deux nuls et une défaite. Autant reconnaître qu’elles ne marchent pas à l’allure d’un futur roi du Faso foot, une couronne que peut bien coiffer l’une des quatre formations citées par ailleurs.
Dans ce derby fermé, l’EFO a été plus en mesure de l’emporter que sa rivale. C’est elle qui a dicté le temps, l’allure et le rythme d’une rencontre où le facteur canicule a eu sa part de moins dans le niveau général. En seconde mi-temps les Stellistes ont pris les choses en main, acculant dans sa moitié de terrain, une ASFA-Y qui avait choisi d’assurer ses arrières avec cinq défenseurs. Elle n’a pas eu tort, vu le nombre d’occasions des Bleu blanc dans cette moitié de partie. Mais on connaît aussi le péché mignon de la formation stelliste, très souvent dominatrice dans le jeu, mais très peu réaliste à la finition.
S’étant épuisée à vouloir en vain forcer la décision, l’EFO a failli le payer cher dans les ultimes minutes, lorsqu’un tir aux dix-huit mètres allait percuter la transversale de Amadou SERE. Elle fut sur les rotules enfin de match, lorsque Georges BONOU qui a multiplié les courses sur son côté droit et Oumarou NEBIE, le métronome des Juniors ont commencé à baisser en volume de jeu. L’ASFA-Y qui était alors sur la défensive a compris que les couloirs n’étaient plus bouchés comme il faut. Elle s’est dès lors projetée en avant, dans les courants d’air stellistes. Heureusement pour sa rivale qu’on jouait les dernières minutes d’une partie finie par un poteau pour l’EFO et une transversale pour l’ASFA-Y.
Ce match nul qui n’arrange aucune des deux équipes, a fait le bonheur du RCB, qui récupère son bien. Ce fauteuil de leader que pour la première fois de la saison, l’USO avait soufflé au Racing et à l’Etoile Filante, abonnés indétronables à cette place. L’espace donc d’une journée, la 17e, les Unionistes furent leaders. Certes, on dira que ce fut éphémère, mais au moins savent-ils désormais qu’ils en ont eu aussi la capacité. L’appétit dit-on vient en mangeant et l’USO n’a certainement pas abdiqué, vu qu’elle est avec l’EFO, les deux formations potentiellement au dessus.
Au cours du match qui l’a opposé à l’USFA, une équipe militaire décrochée, l’USO n’a pas su répartir ses forces sur les quatre-vingt-dix minutes. Elle a démarré pied au plancher pour ensuite faiblir carrément en seconde mi-temps, moitié du temps entièrement en faveur de l’USFA. Même si elle est sûre de sa force, elle doit apprendre à doser son engagement, en sachant gérer temps fort et temps faible.
De nouveau leader, le RCB doit lui se frotter les mains. Il a réussi à battre sa bête noire, Bobo Sports et ce par le score éloquent de 3 à 1. Une victoire qui prouve que le RCB ne veut pas lui non plus lâcher prise. De toute façon, à huit journées du terme, une formation dans la tête du peloton est rarement absente du sprint final. C’est donc que tout est possible et envisageable pour cette saison décidément inédite et qui fera date par le nombre de prétendants. Sur qui miser son penny ? Il faut sans doute y réfléchir par deux fois. o

Par Idriss SEMDE

USSU-BF 2008
Les 1/2 finales ont tenu toutes leurs promesses

Les 26 et 27 avril 2008, Ouahigouya, chef-lieu de la région du Nord a accueilli les compétitions des 1/2 finales de l’Union des sports scolaires et universitaires. Cette fois-ci ce sont les sports collectifs qui ont opposé les acteurs.

A l’image de cette équipe féminine de volley-ball, toutes les rencontres étaient d’un niveau technique acceptable. (Ph. DCPM/MSL)

L’Union des sports scolaires et universitaires qui est à sa deuxième édition de renaissance est en train de confirmer tout le bien et l’engagement qui ont motivé sa relance. En effet, depuis le coup d’envoi donné pour l’édition 2007-2008, les compétitions se sont déroulées sur toute l’étendue du territoire dans toutes les disciplines sportives en collectif comme en individuel : athlétisme, football, volley-ball, hand-ball, lutte, judo, lancer de poids, etc.
Les 1/4 finales tenues du 12 au 13 avril 2008 à Gaoua, Kaya, Ouahigouya et Ouagadougou ont pu donner entière satisfaction au regard du niveau de l’esprit de compétition, de fair-play et l’émergence de talents qui est l’objectif majeur visé par cette activité mettant aux prises les scolaires et universitaires.
Donc, rien d’étonnant pour la réussite des 1/2 finales qui ont concerné uniquement que les sports collectifs à Ouahigouya et à Ziniaré. Pour ce qui est de Ouahigouya, province du Yatenga, 5 régions à savoir les Hauts-Bassins, le Centre-Ouest, les Cascades, le Sud-Ouest, la Boucle du Mouhoun et le Nord, étaient en compétition dans les différentes disciplines en catégories cadettes, juniors et seniors.
Elles mettaient aux prises les équipes du secondaire d’une part et celles des grandes écoles d’autre part. En football, les principaux qualifiés sont les lycées de Kouka (cadets garçons), Bafuji de Gaoua (filles) St Felix de Réo (juniors garçons), Accart-Ville (seniors garçons) et l’université de Koudougou (ENSK) pour les grandes écoles. Les qualifiés du hand-ball sont le lycée Ouézzin COULIBALY (LOC) en catégorie cadettes filles, Diébougou (cadets garçons), Yamwaya (juniors filles), collège Toumana garçon (juniors garçons), et l’Université de Koudougou (ENK). En volley-ball, les équipes qui ont tiré leurs épingles du jeu sont le lycée de Bérégadougou (juniors filles), lycée Yadéga (juniors garçons) et l’Université Polytechnique de Bobo (UPB). Enfin en basket-ball, c’est le lycée Municipal de Banfora (juniors garçons) et l’Université catholique de Bobo (UCAO) qui ont arraché leurs tickets pour les finales qui débuteront le 2 mai 2008 à Ouagadougou et à Ziniaré. Rappelons que tous ces résultats sont susceptibles de modification vu qu’il a été enregistré des matchs litigieux qui ont fait l’objet des réserves.
Ces quelques difficultés sont surtout d’ordre techniques qui vont de la méconnaissance des textes réglementaires, et le trucage des licences qui ne correspondent pas à la catégorie d’âge des disciplines. Tout cela est à parfaire pour les prochaines éditions, selon le président de la ligue régionale de l’USSU-BF, Mamadou OUATTARA et le Directeur régional des Sports et Loisirs du Nord, M. Rasmané SAWADOGO. Pour eux, il faut s’appesantir sur le volet présélection, détections de talents pour que l’USSU-BF soit véritablement le creuset du sport burkinabè et que sortent des futurs meilleurs d’Afrique pourquoi pas du monde.
Les deux hommes tout en clamant leur satisfaction ont déploré certains déchets de quelques délégations. «Il y a certes des difficultés, mais il faut les minimiser et travailler à obtenir des résultats satisfaisants pour le bonheur et l’avenir du sport au Burkina Faso», a tenu M. SAWADOGO.
Quant à la région du Nord, elle s’en tire avec 4 victoires sur 9 rencontres. Ce qui est bon à prendre, a dit M. Ali OUEDRAOGO SG de la ligue nationale du
Nord de l’USSU-BF, tout satisfait.
Ce week-end donc, du 2 au 4 mai 2008, vibrera au rythme des finales à Ouagadougou et à Ziniaré sous la présidence de M. François COMPAORE, Conseiller à la présidence du Faso et le parrainage du ministre de la Jeunesse et de l’Emploi, Justin KOUTABA.o

Par Issoufou MAÏGA

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