L'opinion N°552
Du 07 au 13 mai 2008

Sport

Finales USSU-BF 2008


Le niveau de la compétition rassure

La deuxième édition de la relance des sports scolaires et universitaires (USSU-BF) a eu son apothéose les 2, 3, 4, mai 2008 à Ouagadougou et à Ziniaré. Toutes les disciplines en sports collectifs ou individuels ont connu leurs vainqueurs par d’âpres rivalités.

Le parrain Justin KOUTABA et le président d'honneur François
COMPAORE ont tous exprimé leur satisfaction pour cette édition 2008 de l'USSU-BF.

L’édition 2006-2007, qui était celle de l’espoir, celle de 2007-2008, vient confirmer tout le bien qui a motivé la relance de cette compétition, qui faut-il le rappeler, est le creuset et l’avenir du sport au Burkina Faso. L’Union des sports scolaires et universitaire (USSU-BF), qui est depuis 2007, sous la coupe de la Fédération burkinabè des sports scolaires et universitaires et de la relève (FBSSU-R) a entamé son amorce.
Depuis le lancement de la 2e édition parrainée par le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi, Justin KOUTABA, sous la présidence d’honneur de M. François COMPAORE, Conseiller économique à la présidence du Faso, les compétitions ont pu se dérouler sans difficulté majeure jusqu’aux finales.
Les disciplines comme le basket-ball, le football, le volley-ball, le hand-ball, le judo, la lutte et l’athlétisme ont pu donner à voir un niveau de compétition très prometteur pour l’avenir. En football seniors par exemple, le lycée mixte d’Accart-ville (Région des Hauts-Bassins) a difficilement pris le dessus sur le lycée technique et commercial de Ouagadougou (LTO) (Région du Centre) par le score de 3-2. A Ziniaré, les 3 et 4 mai sur le plateau omnisports du parc animalier de Ziniaré quelques finales en sport de mains ont pu se tenir. C’est ainsi qu’en basket-ball en catégorie cadettes filles, le lycée Municipal Bambata (Centre) a triomphé du complexe scolaire Alpha Solidarité de Bobo par le score sans appel de 29 à 4 et l’Unité de formation et de la recherche/sciences humaines (UFR/SH) a dominé son adversaire de l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO) par 57 contre 16 pour le compte des grandes écoles. En hand-ball (juniors garçons) Tounouma Garçon bat le PMK par 25 à 18. Ce dernier est tombé en volley-ball (juniors garçons) face au lycée Yadega (région Nord) par 3 sets à 1 dont le volume du jeu et les combinaisons ont forcé l’admiration. S’il y a une chose à retenir pour cette 2e édition, c’est l’engagement sans faille des premières autorités du pays pour le triomphe de cette compétition, conscientes que le rayonnement sportif du Burkina Faso, ne peut que passer par-là.

Mélodie YAMPA (ballon en main) du lycée Bambata en Basket ball catégorie cadette a émerveillé le public sportif venu nombreux au stade Omnisport du parc animalier de Ziniaré
Du Premier ministre, Tertius ZONGO, qui a assisté au match de football seniors au stade Municipal, le vendredi 2 mai 2008 au président d’honneur François COMPAORE, en passant par le parrain Justin KOUTABA et le ministre des Sports et des Loisirs Jean-Pierre PALM, tous sont unanimes qu’il faut investir dans la jeunesse.
La satisfaction était au rendez-vous et François COMPAORE, de renchérir que «Notre foi en l’USSU-BF est de devenir un creuset pour nos équipes nationales». Quant au parrain, il souligne que, toutes les disciplines représentées ont enregistré des performances qu’il faut suivre de près.
Justement, une commission nationale de détection et de suivi des talents a pu mettre la main sur 30 meilleurs sportifs toutes disciplines représentées pour des bourses en sport et études en Belgique. Et Jean-Pierre PALM, ministre en charge des Sports de prévenir : «Les parents qui seront réticents à laisser leurs enfants compétir s’attireront la foudre de ses mêmes enfants puisque l’USSU-BF sert désormais de passerelle pour des études en Belgique». Pour les prix au-delà du numéraire, des médailles en or et argent ont été distribuées aux finalistes ainsi que des paires de chaussures, ballon et trophée aux vainqueurs. In fine, tout le monde est sorti gagnant et c’est le sport scolaire et universitaire qui triomphe.

Par Issoufou MAÏGA

CHAN 2009 : Nigeria-Burkina = 2-0
Mal engagé

Entée difficile des Etalons locaux dans le deuxième tour éliminatoire du championnat d’Afrique des Nations (CHAN) dont la phase finale aura lieu du 22 février au 8 mars 2009 en Côte d’Ivoire.
En déplacement à Calabar pour affronter le Nigeria, les Etalons ont chuté 2-0, un score qui constitue dans l’absolu du résultat trop handicapant sur une confrontation aller-retour à élimination directe.

Les Etalons locaux en tirant le Nigeria n’avaient pas la tâche aisée pour cette première édition de la CAN. Même si de nombreux Nigérians pullulent les championnats en Europe, en Asie et aussi en Afrique, force est de reconnaître la force du football du pays de Tay Tay OKOCHA. En témoigne, la présence remarquée de ces clubs dans les tours ultimes des coupes d’Afrique des clubs, toute chose magnifiée par l’équipe d’Enyama d’Aba, deux fois récente vainqueur de la ligue des champions en trois finales disputées.
La matière de qualité, malgré cette saignée existe donc au Nigeria, qui a pour lui, par ailleurs le vécu et l’expérience indispensables lorsque le talent pur ne suffit pas. C’est sans doute, ces aspects-là qui auront été déterminants, tant dans la relation des débats, les Etalons ont semblé tenir la comparaison.
Mais on le sait, il ne s’agit pas de faire jeu égal, dans le déroulement du match, le résultat seul restant le critère d’appréciation de la performance. On a l’habitude de dire en sport, que l’histoire ne retient que ceux qui ont gagné. A défaut de se qualifier pour le tour suivant, se souviendra-t-on que les Etalons locaux du Burkina étaient des éliminatoires de la première CAN ?
Ce qui est sûr le résultat de 2-0 est apparu encore comme la conséquence d’une attaque indigente, ne sachant même pas transformer en but des occasions de face-à-face avec le gardien adverse. A 1-0, pour les Aigles nigérians, le Burkina a eu la balle du 1-1, que la tremblote du pied de Yousouf SANOU n’a pas permis d’envoyer au fond des filets. Une occasion inmanquable vendangée, ce qui va coûter très cher par la suite.
A ce niveau-là, des pareilles aubaines ne se ratent pas, surtout que le plus difficile en football, est de se créer des situations favorables pour maquer un but. Et sur ce point, les Etalons ont su se montrer entreprenants, mais ont su aussi justifier leur réputation d’équipe peu réaliste et au total inefficace.
Pour n’avoir pas été en mesure de faire la jonction, alors qu’ils en avaient l’opportunité, les Etalons vont prendre le but qui met les Aigles en situation de ballottage très favorable avant le déplacement du 17 mai à Ouagadougou. L’équation n’est pas simple parce qu’il s’agira de marquer trois fois, sans en rendre.
Devant un adversaire, aussi rompu à la haute compétition, autant dire qu’il faudra un petit miracle, ou une performance gigantissime des Etalons. Il ne faut pas cependant dire que tout est perdu et que l’espoir n’existe pas. Ce sera une façon de se plomber soi-même, surtout que le football recèle de renversements spectaculaires dont lui seul a le secret.
Travailler donc dès le retour au pays, dans les dispositions psychologiques pour attaquer et marquer. Quand on n’a rien à perdre, on joue son va-tout. Ici, il s’agira d’attaquer et de faire d’entrée douter l’adversaire et lui montrer que ce qu’il a réussi chez lui, le réciproque est valable au stade du 4-Août.
Seulement y arriver, même à 2-0 dans la perspective de se départager aux tirs au but, suppose gommer la maladresse maladive qui constitue la tare de nos attaquants et plus généralement de notre football. Tous les week-ends, et cette saison particulièrement le jeu des équipes va de l’avant, il y a une option affirmée de l’offensive, en somme une volonté d’attaquer. Helàs, ce football échevelé, voire débridé ne trouve pas son achèvement par des buts, les attaquants se caractérisant par trop de précipitation au moment où il faut du calme et de la lucidité.
Mais, l’impression, est qu’ils confondent vitesse d’exécution et se hâter en frappant dans le ballon tel un sourd.
La lucidité pourtant est la première qualité que doit posséder un attaquant. Le chasseur de but demeure concentré quatre-vingt-dix durant. Il sait dès la réception du ballon, où il se situe par rapport à ses coéquipiers, à ses adversaires et surtout par rapport au but et au gardien adverse. Ne pas avoir cette parfaite perception et vision de l’espace et de l’environnement, c’est ne pas avoir le sens du buteur-tueur.
Issaka OUEDRAOGO, avant-centre attitré des locaux, est certes combatif, mais il manque de ce coup de patte qui claque au moment opportun. Quant à Abdramane DIARRA, après un début de saison en fanfare, il plafonne actuellement et pour ne rien arranger, il s’est fait bêtement expulser à Calabar. Enfin Youssouf SANOU n’a pas son pareil pour perforer une défense, mais il a ce défaut d’aller rarement au bout de ses actions. Autant de limites qui ne donnent pas à verser dans l’optimisme aveugle.
Mais ne pas tenter sa chance, en attaquant reviendrait à oublier que la défense des couleurs nationales exige parfois qu’on se sublime. C’est pourquoi, nous dirons avec le coach Sidiki DIARRA, à l’issue de la manche aller, que les chances des Etalons doivent être créées par les joueurs eux-mêmes pour le retour.
Et qui sait, la chance sourit aux audacieux. Il faudra ce jour-là, en vouloir plus que l’adversaire.

Par Idriss
SEMDE

Coupe des clubs champions en volley-ball
L’AS LONAB présente sa coupe à Bobo

La première édition de la coupe d’Afrique des clubs champions de la zone III en volley-ball s’est jouée du 24 au 27 avril 2008 à Ouagadougou avec 4 pays (le Bénin, le Burkina, la Côte d’Ivoire et le Togo). Au niveau des dames, le trophée a été enlevé par l’AS LONAB de Bobo. Le vendredi 02 mai dernier, cette coupe enlevée de fort belle manière a été présentée à la direction régionale de la LONAB Ouest..

L’AS LONAB dame de Bobo est une formation qui a gagné presque toutes les compétitions au niveau national. Il ne manquait plus qu’une coupe africaine pour mieux étoffer leur palmarès. Désormais c’est chose faite avec la première édition de la coupe d’Afrique des clubs champions en volley-ball.
Pour accéder à la finale, l’équipe de la LONAB a récolté 2 victoires face à l’équipe féminine de NOVA du Bénin qu’elle a battue 3 sets à 1 et le même score devant les Ivoiriennes de l’ASEC volley-ball contre une seule défaite face aux Togolaises de Gaza (2 sets à 3).
A la finale, l’AS LONAB s’est imposée 3 sets à 0 devant les Béninoises de NOVA.
Le vendredi dernier, devant tout le personnel de la LONAB Ouest avec à sa tête, le Directeur régional Nicolas MILLOGO, le trophée africain a été présenté par l’entraîneur de l’AS LONAB.
Ce sont en tout 2 trophées qui ont été ramenés de Ouagadougou. Un trophée de participation remis à toutes les équipes participantes et le trophée du vainqueur.
Le DR Nicolas MILLOGO et son personnel ont tenu à féliciter l’AS LONAB pour cette brillante victoire qui honore la nationale des jeux et partant tout le Burkina.
C’est une première dans l’histoire du volley-ball burkinabè. Outre cette présentation du trophée, la direction régionale de l’Ouest a été l’objet d’une journée de salubrité de la part de l’association Faso DIA du secteur 21 de Bobo. Une association composée d’une centaine de femmes qui oeuvrent à la lutte contre la pauvreté des femmes. Selon la présidente Mme Aminata BELEM, la LONAB est résolument engagée dans la lutte contre la pauvreté «voilà pourquoi nous avons choisi de venir nettoyer leurs locaux pour les encourager à poursuivre dans leur combat pour le développement de notre pays et le bien-être de la population».
Très touché par cette marque de confiance, le DR Nicolas MILLOGO a remercié les femmes de Faso DIA et a promis de faire part de leur geste à qui de droit. En attendant il leur a remis une enveloppe pour un rafraîchissement et un lot de tee-shirts.
Le troisième acte de la cérémonie a concerné la remise de lots à deux gagnants du PMU’B. Il s’agit de Younoussa ZERBO, un boucher qui a gagné 14 908 500F CFA au «4+1» du dimanche 27 avril 2008. Il était le seul gagnant dans l’ordre. Il a joué en tout 1 500F et c’est une combinaison de 300F qui a eu le gros lot unique.
L’autre gagnant s’appelle Toussaint OUEDRAOGO. Il a gagné au «4+1» du mardi 29 avril 2008. Il y avait 3 gagnants tous de Bobo. Toussaint OUEDRAOGO a touché 7 717 000F CFA.
Le DR Nicolas MILLOGO de la LONAB Ouest a exhorté les parieurs de Bobo à plus d’engagement afin de toujours garder leur réputation de grands parieurs.
«Les lots aux heureux gagnants, les bénéfices à la Nation entière».

Liberté de la presse
Le CNP/NZ fait le diagnostic

A la faveur de la journée internationale de la liberté de la presse, le 3 mai 2008, trois associations des professionnels des médias au Burkina Faso à savoir l’Association des Journalistes du Burkina (AJB), la Société des Editeurs de la Presse Privée (SEP) et le Syndicat Autonome des Travailleurs de l’Information et de la Culture (SYNATIC) ont fait un large éventail de l’état de la liberté de la presse sur le continent africain, dans une déclaration. A en croire à la déclaration la fin de l’année 2007 s’est révélée avec 171 journalistes tués. En Afrique, les pays tels l’Erythrée, l’Ethiopie, la Somalie, la Gambie, la République Démocratique du Congo sont cités comme prédateurs de la liberté de presse. Le Bénin, le Mali, le Sénégal et le Niger sont aussi épinglés pour des interpellations et des incarcérations de journalistes. La Côte d’Ivoire, le Togo et le Ghana sont cités comme de bons exemples des pays qui, par voix législative, ne verrouillent pas l’information. Ainsi, soutient cette déclaration que «la liberté de la presse et l’accès à l’information contribuent à l’objectif de développement plus général qu’est l’autonomisation des individus en mettant à leur disposition l’information…». Pour le Centre, qui se veut est un espace de rencontre de toutes les couches socioprofessionnelles et différents courants d’idées avec ses 10 ans d’existence depuis le 3 mai dernier, fait les siens les contours du thème de la journée internationale de la liberté de la presse qu’est, «Liberté d’expression, accès et autonomisation».
M.I.

Championnat international de boxe
Après Boum Boum, le Kaid en Super welters

Le samedi 3 mai 2008, le Burkina Faso a accueilli dans l’enceinte de la Maison du peuple un championnat de monde de boxe des poids super-welters. Irissa KABORE dit le Kaid du Burkina a croisé les gans contre le Franco-Marocain Badre BELHADJA..

BELHADJA (gauche) visiblement n'en pouvait plus.

Déjà annoncé en grande pompe par les responsables de la Fédération burkinabè de boxe et le promoteur Jean-Marc PERENO, lors d’une conférence de presse tenue, le jeudi 1er mai 2008, ce gala de boxe vu l’enjeu et l’engouement que cela a suscités, devait pour le moins être des plus palpitants. Cela s’est confirmé dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 mai dernier à la Maison du peuple «pleine à craquer. En levée de rideau, 4 combats se sont succédé sur le ring. KABORE Alexis dit «Yoyo» en catégorie poids coq (Burkina Faso) prend le dessus sur Harouna JINADU (Nigeria), de même ou Patrice TOKE dit le «Bombardier» (Burkina) en poids welters sur Frank HOUANVOEGBE (Bénin). En poids super-moyen, Boniface KABORE dit «le python» (Burkina) a difficilement arraché sa victoire par points contre Temis ADOPOJO (Nigeria) qui a même acquis la sympathie du public pour son combat engagé. Par contre son compatriote King SHARAFA perd par arrêt de l’arbitre devant Justin SAVI du Bénin. Ces 4 combats ont planté le décor et préparé les esprits pour l’opposition à l’affiche. Les cochallengers forcent l’administration vu leur palmarès. Irissa KABORE dit le «Kaid», poids à la pesée 68,600 kg, 14 combats, 8 victoires par K.O ; 2 victoires avant la limite ; 4 victoires aux points. Quant à Badre BELHADJA, son poids à la pesée, 68,300 kg, 22 combats ; 09 victoires par K.O ; 11 victoires aux points et 2 défaites. Il était 23 h00, quand il a été annoncé les cochallengers du titre de la catégorie super-welters de l’International Boxing fédération (IBF), dans une atmosphère des plus surchauffées. Après la présentation des 5 officiels de nationalité italienne, conduite par le superviseur Montella BENATTO, c’est la «Marseillaise» qui a succédé au «Ditanye». L’émotion en appelait à la fibre patriotique de tout Burkinabè.
L’arbitre Ruggeri REMIGO, donne le coup d’envoi de ce combat prévu en 12 reprises de 3 minutes. La 1ère et la 2e les adversaires se sont observés.

Irissa KABORE dit le kaïd, le tout nouveau champion du monde super welters

A la 3e et 4e reprise, le Kaid annonce les couleurs, et BELHADJA perd quelque peu le rythme mais il est tout aussi redoutable. A la 5e et 6e reprises, il revient dans le combat mais pas pour longtemps car Irissa ne lui laissera aucune chance, par l’enchaînement des coups de poings. Cette détermination a été galvanisée par le public présent ce qui a amené Irissa à se surpasser. Le public passionné, ne demandait que le K.O. BELHADJA ne résistera pas longtemps, il perd l’équilibre à la 7e reprise. Le Kaid ne lui laisse pas l’occasion de récupérer. Le gong de la 8e reprise intervient pour un ouf de soulagement pour le Franco-Marocain qui visiblement ne tenait plus sur ces jambes. La 9e reprise finit par confirmer la domination nette du Kaid sur son adversaire. Le K.O intervient et l’arbitre arrête le «massacre». Irissa KABORE dit le «Kaid» arbore le titre de champion du monde super-welters ; il succède ainsi à son aîné Nabaloum Dramane dit «Boum-Boum».
Une victoire méritée, a laissé entendre le ministre des Sports et des Loisirs qui a salué le public qui a poussé à bout de bras le champion.
Pour l’heure, l’euphorie est au comble. Mais l’avenir du titre et de nos champions mérite d’être suivi.

Par Issoufou MAIGA

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