L'opinion N°553
Du 14 au 20 mai 2008

Actualité

Semaine au pays

Durcissement de loi contre les actes de vandalisme

Zakalia KOTE, ministre de la Justice, Garde des sceaux

L’Assemblée nationale a donné son quitus le jeudi 8 mai 2008 en adoptant la loi sur la répression des actes de vandalisme lors des manifestations sur la voie publique. Ce projet de loi présenté par le député Komi Sambo Antoine sur explication du ministre en charge de la justice Zakalia KOTE vise à combler l’insuffisance des réponses du gouvernement face aux actes de vandalisme et la protection du droit des populations à la sécurité et à la sûreté individuelle. Ainsi, selon le ministre de la Sécurité cette loi «vise d’une part à faciliter la répression des instigateurs des manifestations illégales, sanctionnant les voix de fait et en incriminant les personnes qui les auront provoquées ou facilitées, et d’autre part à protéger le droit des organisateurs des manifestations licites contre les intrusions nocives». L’opposition qui n’a pas donné sa voix pour cette loi, a vite fait de voir «un dessein inavoué du gouvernement de dissuader les manifestants du 14 mai». Et le ministre de rétorquer en rassurant de l’esprit de la protection des citoyens et la culture du civisme.

Soutenance à l’ENAM : Boukary
OUEDRAOGO s’en sort avec 16/20

«Rôle et place de la culture dans le développement», un thème assez original que le tout frais conseiller des Affaires économiques, OUEDRAOGO Boukary dit Almany Becker, a, après 3 ans d’intense labeur à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) épluché pour apporter sa pierre constructive au développement de la culture. Pour M. OUEDRAOGO les raisons qui ont guidé le choix de ce thème sont intimement liées à son amour, «sa passion pour le développement et l’inexistence d’une telle étude au niveau de la filière économie et finance de l’ENAM». L’auteur de ce mémoire a pu convaincre le jury que la culture est un puissant levier du développement car elle «permet d’atteindre certains objectifs fondamentaux tels que la réduction de la pauvreté, l’intégration régionale, le développement de la société, les relations internationales, la prévention des conflits, la compétitivité des entreprises, etc.». Ce point de vue qui est plus d’actualité que le dialogue culturel, l’appréciation positive de nos différences identitaires sont le creuset de paix, de stabilité donc un environnement favorable pour un développement durable. Ainsi le rédacteur en chef de «star Hebdo» (journal culturel) après délibération du jury, s’en tire honorablement avec la note respectable de 16/20. Le désormais conseiller des affaires Economiques saura mettre au profit du développement les outils culturels et vice-versa.

Luc à Paris
Ça y est, c’est fait, Luc Adolphe TIAO, le ci-devant président du Conseil supérieur de la communication (CSC) va déposer sa valise diplomatique à Paris en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso auprès de la république française. On le savait partant pour cette noble mission de défense des intérêts du pays des «Hommes intègres» à l’extérieur mais pas officiellement. Le compte rendu du Conseil des ministres du vendredi 2 mai 2008, lui a officiellement endossé cette responsabilité. Son souhait le plus ardent était, sans doute, de voir ratifier la convention collective relative à l’assainissement de la profession des hommes de médias.
Gageons que son successeur à la tête de l’instance de régulation des médias en fera une priorité.

Tradition en danger
Ce n’est pas l’Association pour la sauvegarde des masques (ASAMA) qui dira le contraire, elle qui par un communiqué de presse datant du vendredi 2 mai 2008, traduit toute son indignation face au projet du Musée de Quai Branley en France de faire produire dans son jardin les 19, 20 et 22 juin 2008, des masques de feuilles bwa. Selon le secrétaire exécutif de l’ASAMA, M. Toukien DAYO, “les masques de feuilles ne peuvent se déplacer et mieux le cadre et le contexte de production sont inappropriés”.
Ainsi, pour faire renoncer aux auteurs de ce qu’il a qualifié «de fossoyeurs de notre tradition», l’ASAMA a dit échanger de ce projet avec Anne Laure BOURCRET, employée du Musée et le «sieur» Emile Nihoun BAY ressortissant de Boni d’où devrait partir les masques, puisque c’est eux qu’il s’agit, sans succès. Clamant que de tels comportements sont de nature à profaner cette identité culturelle, l’ASAMA, «prend à témoins les détenteurs du Dô, les chefs coutumiers, les hommes de culture et le ministère de la Culture pour protester énergiquement contre cet abus». Cette association dit interpeller le musée du Quay Branley et félicite par la même occasion la douane française qui a pu empêcher le trafic de biens culturels, rapatriés récemment au Burkina Faso, et «espère que face à des faits aussi graves, les autorités françaises traiteront avec la plus grande attention, notre requête».

Crise alimentaire mondiale : BUSH porte l’aide à 770 millions de dollars
770 millions de dollars, c’est la dotation souhaitée par le président américain, George W. BUSH pour l’année budgétaire 2009, en réaction à la crise alimentaire dans le monde pour soutenir des programmes d’aide alimentaire et de développement agricole. En somme, en plus de 200millions de dollars débloqués au titre de l’aide alimentaire d’urgence cela ferait 1 milliard de dollar la nouvelle aide destinée aux pays en difficultés alimentaires.
En sus, le président BUSH a exhorté l’adoption d’un texte loi visant à autoriser l’achat dans les pays bénéficiaires de 25% des produits destinés à l’aide alimentaire. Cela a l’avantage de réduire considérablement les coûts de transport et la fourniture plus rapide. Selon ce communiqué du 9 mai 2008 de l’ambassade des USA, l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) a octroyé 40 millions de dollars au Programme alimentaire mondial (PAM) au titre de l’aide alimentaire d’urgence à 10 pays.
Toujours le même communiqué le locataire de la Maison blanche, «a exhorté tous les pays à mettre fin à leurs restrictions à la modification génétique des végétaux, notamment le maïs, le riz et le soja, qui peuvent ainsi résister à la sècheresse et à des maladies et donner un meilleur rendement».

Politique nationale de l’habitat et du développement urbain
Le conseil des ministres du 7 mai 2008 a examiné et adopté un rapport relatif à la Politique nationale de l’habitat et du développement urbain (PNHDU). Ce décret portant l’adoption de la PNHDU fruit d’une large concertation a pour but de créer les conditions pour l’amélioration du cadre de vie des populations. Les objectifs spécifiques poursuivis sont :
-faire des villes du Burkina Faso des pôles de croissance et de développement ;
-assurer l’accès au logement décent à toutes les couches sociales ;
-contribuer à la lutte contre la pauvreté urbaine.
Selon les termes du rapport, la PNHDU se justifie par le fait que le Burkina Faso connaît un développement urbain avec pour corollaires immédiats des exigences en matière d’infrastructures, d’accès aux services sociaux de base. Une évolution naturelle des villes qui imposent une démarche urbanistique rigoureuse pour répondre aux préoccupations des habitants. Ainsi en marge de la communalisation intégrale ce document-cadre doit s’accompagner d’une organisation harmonieuse des plans d’aménagement des communes rurales. Donc, un document de référence pour toute intervention dans les secteurs de l’habitat et de l’urbanisme au Burkina Faso «dont le riche patrimoine architectural doit être source d’inspiration.

Formation syndicale : Le SYNATIC fait appel à l’histoire

Justin COULIBALY, SG du SYNATIC

Les 9 et 10 mai 2008, le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) a organisé un séminaire de formation syndicale au profit de ses membres au centre de presse Norbert ZONGO. Objectif, faire connaître l’historique du syndicalisme à ses jeunes militants.
C’est sous le thème : «Histoire et évolution du mouvement syndical mondial et au Burkina Faso», que l’organisation syndicale dirigée par le secrétaire général Justin COULIBALY a, 48 heures durant, réuni ses militants pour une meilleure connaissance de l’outil de défense et de promotion de leurs intérêts corporatistes.
Première activité d’envergure après le 3e congrès de décembre 2007, congrès que le SG a qualifié d’historique «au regard de la forte mobilisation des militants», ce séminaire des 9 et 10 mai est venu renforcer les acquis de cette activité. Il est en cela, une victoire qui a sans doute contribué à renforcer l’option du SYNATIC «à savoir le syndicalisme révolutionnaire de luttes des classes» comme le dit Justin COULIBALY qui réaffirmera que leur credo reste la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs.
Comme il fallait s’y attendre, la vie chère s’est invitée à l’occurrence et M. COULIBALY de dire dans son intervention : «Loin d’être une fatalité cette vie chère n’est que la résultante de la crise inhérente au système capitaliste, avec ses pratiques de spéculations, de recherche de profit maximum, de rivalités inter-impérialistes pour le contrôle des marchés, des richesses et des zones d’influence au détriment du peuple». Il a rappelé les manifestations des 20, 21, 22 et 28 février à Bobo, Banfora, Ouahigouya et Ouagadougou imputables à cette situation.

Chamboulement au sein de la police nationale
Le Conseil des ministres du mercredi 7 mai 2008, a procédé à une vague de nominations au niveau du ministère de la Sécurité, des cadres de la police ci-après:
- M. Tyéba Théodore KOUENOU, Mle 16 759P, commissaire de Police, 3e classe, 4e échelon est nommé secrétaire général;
- M. Rasmané OUANGRAWA, Mle 10 933V, commissaire de police, 1ère classe, 5e échelon est nommé directeur général de la police nationale ;
- M. Yemdaogo Thomas DAKOURE, Mle 11116V, commissaire de police, 2e classe, 8e échelon est nommé inspecteur général des services de police ;
- M. Ambroise Désiré KAFANDO, Mle 10 364P, commissaire de Police, 2e classe, 10e échelon est nommé directeur de la Sûreté de l’Etat ;
- M. Antoine PODA, commissaire de police, 1ère classe, 12 échelon est nommé Inspecteur technique ;
- M. Lazare TARPAGA, Mle 30505D, commissaire de police, 1ère classe, 11e échelon est nommé directeur de l’Ecole Nationale de la Police / Ouagadougou ;
- M. Amadé BELEM, Mle 12781K, commissaire de police, 1ère classe 5e échelon est nommé directeur régional de la police nationale du Plateau central / Ziniaré ;
- M. Ram Sylvain TIONON, Mle 30506, commissaire de police, 1ère classe, 12e échelon est nommé directeur régional de la police nationale du Centre-Est / Tenkodogo.

Election du Bureau exécutif de l’UNSE
L’Union nationale des supporteurs des Etalons (UNSE) va combler le vide du poste vacant de la présidence exécutive de l’organisation, le samedi 17 mai 2008.
Les élections présidées par le Comité national olympique et des sports burkinabè (CNOSB) se dérouleront au Stade du 4-Août dans la salle Mathias SANOU à Ouagadougou. Pour l’heure, les candidatures aux différents postes n’ont pas dévoilé leur secret néanmoins la clôture du délai de rigueur pour le dépôt des dossiers a été constatée le lundi 12 mai 2008.

Actualité

Semaine au pays

Exploitation minière
Des principes directeurs pour le respect des droits des populations

Journée mondiale de la Croix-Rouge
Bana OUANDAOGO face à la presse

Semaine mondiale pour l’éducation
La société civile entend jouer sa partition

Passation de service à la RTB/Ouest
Boniface passe le témoin à Nathalie

Commune de Ouagadougou
Les grands projets en marche

Barrage de Mogtédo
Le dernier espoir s’est envolé

Association Harne-Kabouda
Le soutien atteint la commune et la province

CEB de ZAM
La saison sportive et culturelle referme ses portes

Galian 2008
L’Opinion s’impose en enquête

Viviane TIENDREBEOGO, journaliste à la RTB
“Ces prix sont une reconnaissance du travail abattu”

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