L'opinion N°553
Du 14 au 20 mai 2008

Dossier

Organisation des concours de la Fonction publique

Rien ne sera plus comme avant

Des changements fondamentaux sont annoncés dans l’organisation des concours de la Fonction publique. C’est pour parler les grandes articulations de ces changements que le ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, M. Seydou BOUDA et ses plus proches collaborateurs, ont rencontré les hommes et femmes de médias, le 24 avril dernier à Ouagadougou. Nous revenons sur cette conférence de presse.

Seydou BOUDA, ministre de la Fonction publique et de la Reforme de l’Etat

Malgré la volonté des autorités, les moyens humains et matériels déployés pour une bonne organisation des concours de la Fonction publique, les fraudes restent récurrentes ces dernières années. Les concours 2007 en ont été la parfaite illustration. Une conférence de presse en 2007 animée par le ministre Seydou BOUDA avait expliqué les problèmes rencontrés et celui-ci promettait d’œuvrer pour une bonne organisation des concours. On peut dire que c’est maintenant chose faite avec la naissance de l’Agence générale de recrutements de l’Etat. L’annonce de la création de cette structure a été faite par le ministre à la conférence de presse de ce 24 avril dernier. Bien avant, il a donné une idée de «l’ampleur» de la demande de l’emploi. Ainsi on retiendra par exemple que le nombre de candidats aux différents concours est passé de 183 465 en 2003 à 307 096 en 2007. Pour 2008, il est attendu environ 350 000 candidats. Pour réussir à ces concours, selon lui, toutes sortes d’artifices sont mises en œuvre, allant des plus honnêtes aux plus malhonnêtes. Et c’est ainsi qu’un certain nombre d’actes frauduleux ont été opérés l’année dernière entachant la régularité des résultats. Le ministère en charge de la Fonction publique, qui organise ces concours, se devait de réagir pour pallier les manquements ; c’est pourquoi, M. BOUDA d’expliquer : «Afin d’apporter un plus en terme d’amélioration du dispositif d’organisation des concours, un audit dont les conclusions sont attendues dans les prochains jours a été commandité. Dans cette attente, il a été procédé à une réforme institutionnelle avec la création de l’Agence générale de recrutement de l’Etat».
Pour le ministre, le comité de pilotage, structure de supervision et de coordination, sera repensé aussi bien dans sa composition que dans ses missions, avec une durée désormais fixée conformément au mandat de ses membres qui seront tenus de plus par un serment. Toutes ces nouvelles dispositions permettront, sans doute, une meilleure organisation des concours.

La donne pour l’année 2008
De la conférence de presse, on retiendra que pour cette année 2008, il sera organisé au total 110 concours directs contre 89 en 2007 et 150 concours professionnels contre 168 en 2007. Il convient d’ajouter à ces concours, les concours inter-Etats et les concours de recrutement sur mesures nouvelles.
Les préoccupations des journalistes ont concerné, entre autres, les problèmes des admis sur les listes d’attente, l’efficacité de l’Agence, le payement des indemnités des concours de l’année dernière, le calendrier des concours, etc. A toutes ces questions, le ministre et ses collaborateurs ont donné des réponses. Par exemple, pour le payement des indemnités des surveillants et des correcteurs des concours de l’année dernière, le DAAF du ministère dira que sur plus de 300 millions d’impayés, il ne reste que 11 millions de FCFA. Quant au calendrier des concours 2008, on retiendra que pour les concours professionnels, le dépôt de dossier est fixé à partir du 2 mai et les épreuves en mai et juin. Pour les concours directs, le dépôt des dossiers est pour fin juin et les épreuves seront dispensées vers le 20 août pour tenir compte des examens scolaires.
Il est aussi ressorti de la rencontre que la Fonction publique burkinabè compte 84 000 fonctionnaires à la date de la conférence, dont 17% de cadres supérieurs, 43% de cadres moyens et le reste les agents C, D et E.
Au regard de tout ce qui précède, on peut se risquer d’affirmer que plus rien ne sera comme avant dans l’organisation des concours de la Fonction publique.
L’Agence générale de recrutements de l’Etat, dirigée par M. Issaka SIGUE veillera, sans doute, à ce qu’il en soit ainsi. Mais comme c’est au pied du mur qu’on reconnaît le vrai maçon, attendons de voir ! Les structures où les textes ne valent que ce que valent les hommes et les femmes chargés de les animer ou de les appliquer.

Par Ben Alex BEOGO

Au-delà de l’organisation

Dans quelques jours débuteront au Burkina les concours de la Fonction publique. Au niveau du ministère de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, plus précisément au niveau de la toute nouvelle Agence générale de recrutement de l’Etat, c’est la mobilisation générale pour que tout se passe bien. Chaque année, c’est d’ailleurs la même mobilisation, la même effervescence pour la réussite de l’organisation. Malheureusement, chaque année aussi, les adeptes de la courte échelle ne manquent pas d’ingéniosité pour remettre en cause l’organisation, par la fraude. C’est dire qu’au-delà de l’organisation, c’est la moralisation de tous les acteurs qui doit être exaltée.

Le ministère de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Etat

Le ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, Seydou BOUDA, ne croyait pas si bien dire quand il a rencontré la presse, le 24 avril dernier pour parler de l’organisation des concours 2008 : «… Au regard du fait qu’il y aura forcément peu d’élus alors que l’on démarre avec plusieurs prétendants, toutes sortes d’artifices sont mises en œuvre, allant des plus honnêtes au moins honnêtes, pour s’offrir le «sésame». C’est ainsi qu’un certain nombre d’actes frauduleux ont été opérés dans le cadre de l’organisation des concours de l’année dernière…». Les actes frauduleux pour être admis à un concours sont donc de plus en plus nombreux. Preuve que les partisans du moindre effort commencent à avoir pion sur rue.
Ce qui est malheureux, c’est que ces partisans du moindre effort ne se recrutent pas seulement dans le milieu des candidats. Même des parents d’élèves se livrent à ce jeu dangereux de la fraude. Pire, des hommes de tenue, chargés de mettre l’ordre ont été épinglés l’année dernière. Un gendarme a même été cité comme faisant partie des acteurs du système de la fraude. En 2004, les examens du BEPC, ont connu la fraude avec la participation active d’une dame, éducatrice et première responsable d’un lycée de la place. Ces exemples qui sont loin d’être exhaustifs interpellent plus d’un Burkinabè. Comment les organisateurs des concours peuvent-ils savoir qu’un gendarme, désigné par la gendarmerie pour faire partie de l’organisation a des «idées louches» dans la tête ? Comment peut-on savoir que tel responsable qui fait partie de la sélection des sujets ou du tirage des sujets, n’est pas aussi responsable qu’on le pense ? Comme on peut le constater, avant même de mettre en cause les candidats aux concours, certains organisateurs devraient d’abord jouer la carte de la probité et de l’honnêteté. C’est vrai comme disait l’autre, «nos enfants ne font plus d’efforts, avec internet, ils ont tout…Le cerveau ne travaille plus, donc il ne répond plus».
Il est difficile, voire impossible que des candidats aux concours puissent avoir les sujets sans qu’un acteur impliqué dans l’organisation ne soit à la base.
Les responsabilités sont donc partagées. Autant on peut condamner les candidats autant certains organisateurs doivent mériter plus que la condamnation.
La nouvelle Agence générale de recrutement de l’Etat, venue pour mettre de l’ordre doit savoir qu’en réalité, ce ne sont pas les mécanismes de l’organisation qui sont en cause mais les hommes chargés d’animer ces mécanismes, d’où la nécessité de mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut. «Le comité de pilotage, structure de supervision et de coordination sera repensé aussi bien dans sa composition que dans ses missions, avec une durée désormais fixée au mandat de ses membres qui seront tenus de plus par un serment», a dit le ministre Seydou BOUDA parlant de la nouvelle Agence. C’est bien, mais il ne faudrait pas négliger certains acteurs qu’on peut considérer comme des «petits» dans l’organisation. Ces acteurs sont, entre autres, les gardiens, les surveillants des tirages… bref tous les acteurs.
C’est à ce prix que chacun comprendra que c’est l’avenir même du pays qui est en jeu. Imaginez un candidat qui fraude pour être admis. Ce candidat, qui occupera demain un poste de responsable à la Fonction publique ne peut qu’être un danger pour le pays. Il sera bien évidemment un adepte de la fraude, de la corruption… et c’est tout le pays qui subira les conséquences des agissements peu orthodoxes de ce dernier.
Au regard de tout ce qui précède, on peut dire que l’accent doit être mis sur les hommes chargés de l’organisation des concours. Sans quoi, ce n’est pas une agence qui viendra changer la situation dans la mesure où chaque année les adeptes de la fraude et de la courte échelle ne manquent pas aussi d’ingéniosité pour réussir leur boulot. La réussite de l’organisation des concours 2008 dépendra de la probité des hommes et des femmes impliqués dans le processus.
Au-delà donc de tous les mécanismes mis en place, il faut réussir le choix des hommes et des femmes qui seront chargés d’animer ces mécanismes. Ce n’est certainement pas la chose la plus aisée.

Issaka SIGUE, DG de l’Agence générale de recrutement de l’Etat
“Les candidats doivent éviter la courte échelle, la fraude”

Une Agence pour piloter l’organisation des concours de la Fonction publique, c’est la nouvelle trouvaille du gouvernement. C’est pour en savoir plus sur cette nouvelle Agence que nous avons rencontré son directeur général, M. SIGUE Issaka qui a bien voulu répondre à nos questions.

M. le Directeur général, avant la création de l’Agence comment étaient organisés les concours de la Fonction publique ?
Issaka SIGUE (IS) :
Avant l’agence, on avait une direction, la direction du recrutement. Une direction qui était logée à l’intérieur de la direction générale de la Fonction publique, qui s’occupait des questions du recrutement.
Je parle là de la structure. Maintenant les modalités d’organisation, c’est ce que vous avez dû suivre jusque-là.

L’Agence générale de recrutement de l’Etat. Pouvez-vous la présenter (organisation, fonctionnement, missions…).
IS :
L’Agence générale de recrutement de l’Etat est la nouvelle structure que le gouvernement a imaginée pour suppléer un peu un certain nombre de difficultés que l’on rencontrerait dans l’organisation des concours de la Fonction publique. Cette agence a pour mission principale l’organisation de l’ensemble des concours de la Fonction publique. Elle est structurée en trois (3) départements : le département de la gestion prévisionnelle et de la planification stratégique, le département du recrutement, et le département des investigations et de la recherche.
A côté de ces départements, il y a une régie d'avance qui est rattachée. Pourquoi une régie d'avance ? Pour trouver une solution aux difficultés que l’on avait avant pour payer les surveillants, les correcteurs, les producteurs de sujets… pouvoir les payer dans les délais. Avant, ils pouvaient faire un temps assez long pour pouvoir être honorés, ce qui pouvait démobiliser. Nous pensons qu’avec l’agence et une régie d’avance, il y aurait une légère autonomie pour permettre de gérer beaucoup plus rapidement ces questions. Les départements que je vous ai présentés comportent des divisions : le département de la gestion prévisionnelle et de la planification comprend une division de la programmation de la planification, une division du matériel et de la logistique et une division informatique et statistique. Le département du recrutement a une division de recrutement, et de la production des actes. Le département des investigations et de la recherche s’occupe de l’observatoire des concours et de l’audit interne. Alors, pour me résumer ces trois départements se chargent des questions de réglementation, de programmation et de planification, un département qui est opérationnel et chargé de l’opérationnalisation des concours, des investigations et des contrôles. Voilà un peu comment l’agence est organisée.

Pour certains, la création de l’Agence est un aveu d’échec de l’Etat dans l’organisation des concours. Est-ce votre avis ?
IS :
Je ne pense pas qu’il s’agit d’un aveu d’échec. Il s’agit pour le gouvernement face à un certain nombre de difficultés, d’imaginer un nouveau système pour apporter un plus dans l’organisation des concours. Je refuse de parler d’échec. Pourquoi ? La structure qui organisait les concours n’a pas connu de difficultés toutes les années passées. Depuis toujours on a organisé des concours. Mais face à certaines difficultés de 2004, 2007, l’Etat a imaginé ce nouveau dispositif pour voir dans quelles mesures nous allons pouvoir améliorer le système.
Vous savez, c’est un peu difficile. Les fraudeurs développent chaque fois des ingéniosités et il appartient à l’Etat de libérer son génie créateur pour contrecarrer les fraudeurs. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre la création de la nouvelle agence.

Concrètement, avec la création de l’Agence qu’est-ce qui va changer dans l’organisation des concours de la Fonction publique ?
IS :
Avec l’agence, nous allons essayer d'éviter ce que nous avons connu l’année dernière. Il s’agit entre autres des problèmes de salles qui ont causé d’énormes désagréments aux candidats, il y a la question du payement des indemnités des intervenants dans la chaîne. Bien sûr, il y a les problèmes des fraudes qu’il faut enrayer, parce que vous savez que les fraudeurs, chaque année développent des stratégies pour… mais ce que nous allons essayer d’améliorer, c’est de voir comment alléger la tâche des candidats au moment du dépôt des dossiers. Vous savez que le dépôt des dossiers est un véritable parcours du combattant pour les candidats.
Dans ce sens, nous envisageons de déconcentrer les centres de dépôt des dossiers de manière à permettre aux candidats d’avoir plus d’un choix pour déposer leurs dossiers pour ne pas être obligé d’aller veiller aux mêmes endroits.

Comme vous l’avez dit les concours passés ont connu de nombreux problèmes (manque de salles, fraudes…). Peut-on avoir la garantie que rien ne sera plus comme avant ?
IS :
Nous allons faire de notre mieux. C’est-à-dire, nous allons mettre en œuvre un certain nombre de dispositifs, d’actions afin de réduire au maximum les difficultés. Dire que nous allons donner une garantie qu’il n’y aura rien, là c’est aller vite en besogne. C’est comme cela a été dit lors de la conférence de presse, nous nous donnons les moyens de réussir, le reste…

Autres problèmes évoqués, c’est au niveau du choix et des tirages des sujets. Est-ce qu’il y a des garde-fous qui seront pris pour éviter le pétrole, les fuites ?
IS :
Pour le choix des sujets, je crois que le problème ne s’était pas posé. Parce que pour les sujets, l’administration fait généralement recours à un appel à concurrence de cabinets pour proposer les sujets. La deuxième étape, c’est le choix de sujets qui seront administrés. Cela se passe au niveau du comité de pilotage. La difficulté en fait, c’est au moment du tirage des sujets. Nous prendrons des mesures idoines pour éviter ce qui s’est passé l’année dernière. Mais, il ne s’agit pas de dévoiler toutes nos batteries. Dans tous les cas, sachez que l’objectif est de tenir compte de tout ce qui s’est passé l’année dernière.

Il y a les mécanismes mis en place et il y a les hommes. Est-ce qu’il y a des critères dans le choix des hommes qui animent toute la chaîne de l’organisation des concours ?
IS :
Lorsque le ministère saisit les autres départements ministériels, les termes de la correspondance sont très précis. C’est-à-dire qu’il faut tenir compte de la compétence, de la probité et l’expérience dans le choix des hommes à envoyer et cela au regard de la sensibilité de la question des concours. Ce sont ces instructions que les différents départements ministériels sont appelés à suivre.
De façon pratique, on peut estimer que telle personne est compétente, expérimentée… mais pour la probité on ne peut pas mettre sa main au feu tout de suite. Quand je prends le cas de l’année dernière, c’était un membre du comité de pilotage qui était à la base de la fuite, pourtant au moment où on le désignait, on ne pouvait pas s’attendre à ce qu’il puisse être coupable d’un tel forfait. Mais nous insistons beaucoup sur le choix des hommes.

Est-ce vrai que les membres du comité de pilotage seront dorénavant assermentés ?
IS :
C’est une autre évolution qu’on souhaite, c’est-à-dire procéder à une relecture du texte qui crée le comité de pilotage. Ce dossier est en cours. Les idées fortes, c’est de voir d’abord au niveau du nombre de manière à ce qu’il y ait plus de structures représentées, la seconde idée forte, c’est de responsabiliser beaucoup plus ses membres en les astreignant au prestation de serment.
Nous allons le proposer à la hiérarchie, si cela est adopté, ce sera un plus.

DG, combien peut coûter l’organisation des concours de la Fonction publique ?
IS :
Pour vous donner une idée, sachez que pour la production des sujets, c’est un appel à concurrence. Il y a des charges relatives à cela, il y a les charges liées aux différentes indemnités à payer, il y a le matériel même des concours… je ne vous dis pas combien de rames de papiers on consomme pour la production des documents… ce que je peux dire c’est que l’Etat prévoit quelque chose comme 400 millions par an pour l’organisation des concours.

Pouvez-vous nous rassurer qu’avec l’agence le problème de payement des indemnités des surveillants, des correcteurs… ne va plus se poser ?
IS :
Logiquement, la création de la régie d’avance doit nous permettre de sortir de cette difficulté. Ce texte est déjà signé, un régisseur a été déjà nommé, nous attendons qu’il puisse prendre service dans les jours à venir de manière à prendre la chose en main… ce qui est sûr le payement ne devrait plus prendre assez de temps comme par le passé.

Comment comptez-vous résoudre les problèmes des candidats admis à plusieurs concours et ceux des listes d’attente ?
IS :
Il y a une relecture du décret 99-103 qui règlementent l’organisation des concours. Ce décret en son article 15 gère la question des listes d’attente. Nous allons proposer la relecture de ce dispositif parce que nous pensons que le temps donné pour la validité des listes d’attente est long (2 mois) et cela donne la possibilité à certaines personnes qui sont admises à plus d’un concours de spéculer. Alors, il s’agira pour nous de proposer la réduction de ce délai et aussi de faire en sorte que les responsables des écoles professionnelles, de formation puissent à temps faire la situation des candidats admis… Et le choix le plus rapidement possible. Alors la solution, sera de revisiter le dispositif, le texte qui gère les listes d’attente. Mais l’année dernière ce qui a favorisé la question, c’est le fait qu’il y a eu la reprise de certains concours.

Comment se présentent les concours 2008 de la Fonction publique (type de concours, leur nombre, nombre probable de candidats) ?
IS :
Disons que nous avons pris le train en marche. Vous savez que les concours démarrent par la manifestation des ministères depuis décembre-janvier et c’est suite à leurs réactions que les différents rapports sont faits.
Toutes ces étapes ont été déjà franchies pour ce qui est des concours directs et des concours professionnels. Les concours professionnels sont déjà programmés pour le 31 mai et le 1er juin pour les premières épreuves et le 15 juin pour les deuxièmes épreuves. Les concours directs sont programmés pour le mois d’août. Il y a un rapport qui sera introduit les jours à venir sur les recrutements sur mesures nouvelles. Ce sera certainement autour du mois d’octobre. A ce jour nous sommes en train de tirer les récépissés de dépôt, c’est un travail immense.
A partir de fin juin nous allons commencer la réception des dossiers des concours directs pour les épreuves en août.
Comme je le disais, nous avons les concours directs et les concours professionnels. Les concours directs, il s’agit du recrutement de personnel qui va aller se former avant de commencer à servir. Les professionnels concernent les agents de l’administration déjà en activité et qui peuvent prétendre à de la promotion. Il y a les concours inter-Etats et les recrutements sur mesures nouvelles qui permettent à l’Etat de recruter du personnel et de l’affecter immédiatement à un poste.
Les concours directs pour cette année, tournent autour de 110 et environ 150 pour les concours professionnels. Pour les mesures nouvelles, il faudrait attendre l’adoption du rapport.

Avez-vous un appel à lancer aux candidats de 2008 ?
IS :
Ce que nous avons comme appel c’est surtout d’être à l’écoute des informations que nous allons leur communiquer par rapport surtout au lieu de dépôt des dossiers. L’appel c’est aussi le respect des consignes que nous donnons.
Le dernier appel est qu’il faudrait que les candidats évitent la courte échelle, c’est-à-dire la pratique de la fraude qui ne mène nulle part. Lorsque vous le faites, vous êtes exposé et si vous êtes pris les textes sont durs en la matière. Frauder, c’est prendre des risques. On s’expose à des sanctions sévères. Il faudrait que les gens travaillent, plutôt que de vouloir passer par la courte échelle.

DG, il semble que vous (l’agence) êtes S.D.F (sans domicile fixe). Est-ce que cela ne va pas jouer sur le rendement?
IS :
Sans domicile fixe, c’est trop dire puisque nous occupons actuellement les locaux de l’ancienne direction de recrutement. C’est vrai… mais le ministère de l’Economie et des Finances a promis de nous trouver des locaux et nous attendons. Pour le moment, nous travaillons ici. Mais il n’en demeure pas moins que si cette question était résolue, cela nous mettrait dans de meilleures conditions pour une meilleure productivité. Mais en attendant, nous travaillons avec le même objectif et le même engagement.

Interview réalisée par Idrissa BIRBA

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