L'opinion N°553
Du 14 au 20 mai 2008

Les nouvelles du grin

Un enseignant de l’ENEP frôle la mort dans une chambre de passe

«Il est des hommes qui, bien que physiquement absents, continuent et continueront à vivre éternellement dans le cœur de leurs semblables», dit un chanteur guinéen.
Sont de ceux-là, Robert Nesta MARLEY, le pape du reggae, qui continue toujours à vivre dans l’esprit de ses nombreux fans à travers le monde.
Le dimanche 11 mai dernier, c’était la célébration du 27e anniversaire de la mort de Bob MARLEY.
27 ans après, il est toujours d’actualité. Sa musique tient toujours la route. A Bobo-Dioulasso, les rastas se sont mobilisés dans tous les secteurs pour célébrer l’anniversaire à leur manière.
Dans la journée, il y a certains qui sont allés à la guinguette pour observer une retraite spirituelle dans la forêt dense. Le 11 mai de cette année se déroule dans un contexte de vie chère. Pour matérialiser cela, il y a un rasta qui est apparu en plein jour avec une lampe-tempête allumée. Il marchait à travers la ville et ne s’occupait de personne. Partout dans la ville, ce sont les notes mélodieuses de Bob qui sont distillées. Au secteur 17, de Bobo, c’est un match de football qui a opposé «l’équipe des soûlards à ceux des rastamen». Un match vraiment atypique où l’on a assisté plutôt à des vomissements. L’équipe des rastas s’est muée en spectateurs face à des soûlards qui étaient venus avec une quantité très importante de dolo.
Le 11 mai, tout se conjugue en reggae. Les jeunes s’habillent comme des fous comme pour confirmer que les rastamen sont des fous.
Or Alpha BLONDY l’a dit dans une de ses chansons : «On a pas besoin de fumer du ganga ou de porter des dreads… pour être rasta».
Malgré que la consommation du chanvre indien est illégale dans notre pays, il y a des rastas qui s’affichent et font même l’apologie de ce tabac qui «poussait jadis sur la tombe du roi Salomon».Ainsi va l’anniversaire de la mort de Bob MARLEY à Bobo.
Les grins sont aux couleurs de cette date importante. C’est la musique de Bob MARLEY qui occupe tout le monde. Les débats tournent autour de sa vie.
Au grin, les gens pensent qu’il était en avance sur son temps, tout simplement.

Compétition USSU-BF ; la fraude persiste-t-elle toujours ?
L’Union des Sports Scolaires et Universitaires (USSU-BF) a clôturé ses activités les 2, 3 et 4 mai derniers à Ouagadougou et à Ziniaré.
Le bilan d’ensemble est satisfaisant et la relance entamée depuis la saison 2006-2007 est en train de négocier sa vitesse de croisière. Les efforts du président d’honneur François COMPAORE sont prometteurs pour l’USSU-BF.
La compétition est organisée de façon professionnelle. L’objectif recherché c’est de faire de cette compétition scolaire et universitaire «un creuset pour nos équipes nationales» comme l’a souligné François COMPAORE à la fin des différentes finales.
Le Lycée Mixte d’Accart-ville de Bobo a été le grand vainqueur de la finale de football senior aux dépens du Lycée Technique de Ouagadougou.
Le trophée trône actuellement sur le bureau du proviseur Victor TUINA. C’est une fierté pour l’établissement. Mais les responsables pensent que n’eut été les fraudes criardes constatées çà et là, le LMA n’allait pas se limiter à la coupe des seniors seulement. L’établissement, on se rappelle, avait positionné 5 équipes qualifiées pour les finales régionales. Selon les encadreurs techniques du LMA, leurs enfants sont parfois tombés sur des non scolaires comme c’est le cas à Kouka.
Le proviseur du LMA ne comprend pas comment une équipe qui a été championne dans les Hauts-Bassins puisse aller se faire éliminer par une équipe de Kouka.
«En réalité, il s’agissait de la sélection de Kouka contre les cadets du LMA». C’est de cette façon que les autres équipes du LMA ont été éliminées de la compétition. Seuls les seniors sont arrivés à bon port.
En tout cas la relance de notre sport passe nécessairement par l’entretien d’une bonne relève et le véritable credo pour avoir une relève sûre c’est de mieux organiser l’USSU-BF. Le président d’honneur a fait un important pas en donnant une autre dimension à l’USSU-BF. De plus en plus, les établissements du Burkina se préparent très sérieusement pour attendre cette compétition qui, d’édition en édition se bonifie.
Il appartient aux responsables d’établissements de se conformer au règlement en vigueur pour mieux valoriser le fair-play. Il ne faut surtout pas chercher coûte que coûte à gagner la compétition. Il faut penser comme le baron de Coubertin que «l’essentiel, c’est de participer».
En trichant par exemple sur l’âge des élèves pour les faire recaler de catégorie, cela n’arrange pas la compétition, voire le pays tout entier.
Pour avoir une bonne relève, il faut être réaliste. Pendant que les autres construisent, il ne faut pas que certains détruisent. Il faut éviter que les efforts de l’USSU-BF soient vains. Pour cela, certains membres du grin sans rentrés dans la polémique des fraudes, souhaitent qu’avant tout début de compétition, le ministère des Sports et des Loisirs s’associe aux deux ministères de l’enseignement pour rencontrer les chefs d’établissement pour leur expliquer le sens de la relève tant recherchée. C’est vrai que c’est honorable de remporter un trophée scolaire pour un établissement mais lorsqu’on le gagne sans tricherie, c’est encore plus honorable.
Dans une compétition, il faut bien un vainqueur. On peut se préparer comme on peut pour affronter ses adversaires, mais de grâce pas de tricherie sur l’âge des joueurs et souvent sur la provenance des joueurs. Dans ces conditions comment peut-on parler de relève ? Les preuves de la fraude telles qu’énoncées par le LMA ne sont pas absolues mais rien aussi ne dit que tout est clair. Alors pour plus de crédibilité, les organisateurs devraient être plus regardants sur certaines pratiques pour éradiquer à jamais la fraude dans l’USSU-BF. Pour assainir notre milieu sportif, le mieux c’est de commencer à inculquer un esprit de gagneur dans le fair-play à nos jeunes à la base.

Un enseignant de l’ENEP frôle la mort dans une chambre de passe
Durant la première semaine du mois de mai, la plupart des grins du secteur 20 (Lafiabougou) ont débattu autour d’une histoire d’adultère entre un enseignant de l’ENEP et un militaire. Une histoire qui a fait couler beaucoup de salive et, depuis les commentaires vont bon train.
L’enseignant de l’ENEP de Bobo était l’amant de la femme d’un brave militaire du camp Ouezzin COULIBALY. Leur idylle a tellement perduré que le militaire a fini par avoir des soupçons. De toutes les façons tout finit toujours par se savoir. Et en bon militaire, le mari cocufié à commencer à ouvrir l’œil.
Ce jour-là, sa femme a demandé et obtenu la mobylette pour se rendre à un baptême. Elle est sortie du domicile conjugal et s’est dirigée directement dans une chambre de passe de Lafiabougou où l’attendait son amant. Le mari qui était déjà informé de leur plan a suivi sa femme. Il est arrivé au bon moment où l’enseignant et sa femme s’étaient enfermés dans la chambre.
Imaginez un militaire dans une chambre de passe, blessé dans son amour propre ! Il a commencé par briser les vitres du véhicule de l’enseignant. Il tentait par tous les moyens de casser la porte derrière laquelle se trouvaient sa femme et son rival. Dans le coin c’était la panique générale. Les couples ont commencé à déserter les lieux avant l’arrivée des badaux. Le maître des lieux alerté prit contact avec les services de la police judiciaire qui se trouvent à côté.
Les policiers arrivés sur les lieux ont eu du mal à maîtriser le militaire cocufié. Dans sa colère et son impatience d’ouvrir la porte de la chambre, le militaire s’est blessé au bras ; comme il saignait, l’équipe de la police judiciaire a insisté qu’il aille avant toute chose se faire soigner. Il a finalement accepté et c’est en ce moment que la police a profité pour exfiltrer l’indélicat enseignant. L’affaire a fait beaucoup de bruits à Lafiabougou et certains membres du grin ont souhaité que le combat du maire Simon COMPAORE contre les chambres de passe se prolonge à Bobo. Ils trouvent déplorables que des lieux qu’on présente comme une simple auberge soient utilisés, comme chambres de passe en plein jour. La scène du militaire et de l’enseignant s’est déroulée aux alentours de 16 heures.
L’affaire est maintenant entre les mains de la gendarmerie. Selon les lois prévues par le code des personnes et de la famille, l’enseignant de l’ENEP sera certainement sanctionné. Mais cela ne suffira pas pour rétablir la confiance dans le couple du militaire.
Au grin, les gens ont condamné l’acte de l’enseignant, mais la plupart pensent que toute la faute incombe à la femme fautive. De nos jours, l’adultère est devenu un acte banal et de plus en plus la société se déprave. Les anciens du grin qui en général ne se mêlent pas des débats, pensent que c’est tout cela qui fait que la vie est dure aujourd’hui. La vie chère s’expliquerait selon eux par l’intensification de l’adultère.
L’adultère est banni par toutes les religions du monde, mais personne ne veut écouter les religieux surtout qu’eux-mêmes son souvent parmi les fautifs.
Le pouvoir de séduction et la ruse de la femme font d’elle un être qui attire et inspire la crainte.
Selon le juriste ivoirien George Apélété John CREPPY, «la femme est en même temps obstinée et incorrigible» d’où il faut beaucoup de ténacité et de tact pour garder sa femme «inviolée». Il faut être comme Arthur MILLER qui pense que «les femmes, c’est comme les lapins, ça s’attrape par les oreilles».

"Le petit fakir, toujours dispo"

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