La complexité de la législation fiscale au cœur du débat
Les 15 et 16 mai 2008, l’Association professionnelle des Experts et Conseils fiscaux (APECF) a tenu à Ouagadougou ses deuxièmes journées sur le thème : «face à la complexité de la législation fiscale et son évolution rapide, quels peuvent être la place et le rôle du Conseil fiscal dans l’entreprise».
Dieudonné YAMEOGO, président de l’APECF
48 heures d’intenses activités ont réuni une quinzaine de membres de l’APECF à la Chambre de commerce et d’industrie de Ouagadougou pour se pencher, pour la deuxième fois consécutive, sur le rôle et la place de leur corps de métier nécessaire pour l’accompagnement des entreprises en matière de fiscalité. La première journée qui a eu lieu en 2007 sur le «civisme fiscal» a été pour les acteurs une contribution à l’éveil du sens du contribuable face à ses obligations vis-à-vis de l’administration.
Ces deuxièmes journées présidées par le ministre de l’Economie et de Finances et représenté par son secrétaire général dénote de l’engagement de ce département à appuyer ce corps de métier libéral qui n’est qu’à ses premiers pas au Burkina Faso. Le besoin de l’organisation est plus d’actualité pour rendre crédible les prestations en faveur des entreprises dont ils se veulent intermédiaires avec l’administration fiscale. C’est ainsi que l’organisation de ces présentes journées a visé la promotion de la justice et du civisme fiscal, l’information, la formation, l’éducation, la sensibilisation du contribuable et du citoyen sur les questions de fiscalité ou liées à la fiscalité, l’organisation de ses membres en vue d’assurer aux contribuables une assistance efficiente et efficace et la recherche de la concertation sur les questions relatives à la fiscalité avec l’administration fiscale et tout autre organisme intéressé. Pour atteindre leur objectif, des tables rondes sur le thème «Quelles sont les attentes de l’entreprise du conseil fiscal» animées par le Conseil national du patronat burkinabè (CNP-B), la vision de l’administration fiscale et l’importance du conseil fiscal auprès de l’entreprise dans sa gestion quotidienne et dans ses relations avec l’administration fiscale, ont été tenues. Aussi il a été initié des consultations fiscales gratuites dont le président de l’APECF, Dieudonné YAMEOGO, a qualifié le taux de participation d’assez moyen. Une émission débat sur la pression fiscale au Burkina Faso a été diffusée par Canal 3. Il s’est agi de voir comment relever ce taux de pression fiscale qui est de 12,5% au Burkina Faso pendant que la convergence dans l’espace UEMOA le fixe à 17%. Le président de l’APCF a déploré le fait que ce corps de métiers regorgent d’aventuriers sans aucune formation qui n’honorent pas la fonction. Pour leur part, bien que n’ayant pas une existence légale, le souci est d’évoluer en ordre pour mieux de redimensionner et jouer leur partition au sein de la société. Concernant le thème, le conseil, à travers une parfaite maîtrise de la législation fiscale, des connaissances et compétences pluridisciplinaires, devait, selon le responsable du réseau, être la réponse à cette complexité.
M. YAMEOGO a souhaité que les journées de l’année 2009 donnent réponse à cette question de légalité.
Par Issoufou MAIGA
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