L'opinion N°555
Du 28 mai au 03 juin 2008

Actualité

Semaine au pays

Fillipe SAVADOGO au CDC

Le ministre Sawadogoexpliquant son projet de création de l’Institut des métiers aux acteurs du CDC

Le ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication, Fillipe SAVADOGO était le vendredi 23 mai 2008 au Centre de Développement Chorégraphique (CDC). Il y est allé soutenir Salia et Seydou les deux promoteurs du CDC et précurseurs de la danse contemporaine dans notre pays. La visite du ministre a coïncidé avec la fin d’un atelier de formation délivré par le Français Philippe MENARD à 13 jeunes danseurs burkinabè. A l’adresse de Salia SANOU et Seydou BORO, le ministre SAVADOGO dira : «Je suis venu vous dire bravo. Bravo pour ce que vous faites. Mon souhait est que Salia et Seydou puissent donner des formations diplômantes à l’Institut des métiers que nous ambitionnons de créer. Bravo et bonne continuation». Après son intervention, les «étudiants» de Philippe MENARD ont livré au public le résultat des dix jours de travail. Le travail a permis, dira M. MENARD «de préparer le corps à s’exprimer en affinant sa propre écoute corporelle et intuitive, en améliorant sa concentration, en développant son énergie interne et en observant ses émotions. Le travail s’est reposé sur une pratique directe liée à la danse et aux états de corps et des expériences provenant de l’Aïkitaiso qui est un art martial japonais, une pratique interne de l’Aïkido». L’Aïkitaiso est une discipline de développement personnel fondé sur la prise de conscience gymnastique, d’harmonisation de l’énergie ; il alterne posture, marche, mouvements, méditations, créant un langage structuré adapté tant aux consciences mentales qu’à nos consciences corporelles. Le rendu des stagiaires était en tout cas à la hauteur. A coup sûr cette équipe qui a bénéficié de cette formation a besoin d’un suivi parce qu’en elle se sont dégagés une énergie et des éléments qui méritent d’être approfondis. La force et la cohésion des mouvements, la richesse des émotions que les stagiaires ont dégagées pendant leur restitution ont séduit. Philippe MENARD n’est pas à sa première expérience au Burkina. Pas plus tard que l’année dernière il était dans nos murs et a permis à une dizaine de stagiaires de bénéficier de son expertise. Un café concert a suivi la restitution et DIA DRA a émerveillé le public. En attendant vendredi 30 mai prochain pour la grande première de «Poussière de Sang», dernière création de la compagnie Salia nï Seydou, l’on peut affirmer sans risque de se tromper que, si le travail se poursuit avec ces jeunes, quelque chose peut en sortir de bien. C’est d’ailleurs ce que pense Salia SANOU quand il dit «Nous allons travailler à renforcer les formations au profit des stagiaires, parce que l’on sent que ces jeunes ont quelque chose dans le ventre.» Il faut noter également qu’a eu lieu sur le même plateau, la restitution de l’atelier d’acrobatie. Atelier dirigé par Blaise EHOUMAN et Yannick SANOU du cirque Zoodo. Un atelier proposé sous la direction de l’association Jeunesse du Monde, une association qui travaille en partenariat avec le cirque du soleil du Canada».

Gabriel TABORIN présente ses potentialités de formation
L’Etablissement Gabriel TABORIN (EGT) a organisé ses journées portes ouvertes, le samedi 17 mai 2008. L’activité s’inscrit dans une dynamique qui est celle de mieux faire connaître cette école créée en 1994. Plus de 10 ans après, elle s’impose comme le creuset de la formation des futures élites du Faso.
L’EGT a été fondé par les frères de la Sainte Famille. Il a une capacité de 1200 élèves et regroupe en son sein deux unités d’enseignement à savoir : un enseignement général (sixième… terminale D), et dont le premier cycle est fonctionnel depuis 1994. Quant au second cycle, c’est en octobre 1998 qu’il a été mis en service. La deuxième unité, qui est la partie technique, comporte elle trois filières qui sont : Mécanique auto, fonctionnelle depuis octobre 94, Dessin Bâtiment, fonctionnelle depuis octobre 95 et Electronique en service depuis octobre 1998. Pour le frère directeur, Alain KOMBASSERE, «l’établissement compte dans un proche avenir ouvrir le Bac pro Mécanique Auto. Nous comptons également développer la formation par compétence technique de façon formelle pour les élèves comme pour toute personne qui désire accroître ses capacités techniques. Nous envisageons très prochainement l’ouverture de grandes écoles de maintenance Electronique, Mécanique, et en Génie Civil.» Pour cette rentrée scolaire, l’établissement compte 1131 élèves soit 543 en enseignement général répartis dans 11 classes et 588 en enseignement technique occupant 19 classes. La moyenne en nombre d’élèves par classe est de 38. Placée sous le thème «Dans la solidarité entre acteurs et partenaires, nous oeuvrons pour une éducation de qualité», la journée, patronnée par le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, est parrainée par M. Aimée Michel OUIBGA DG de l’ONEA. Les objectifs de la journée sont, entre autres, permettre aux élèves de s’insérer d’une manière efficiente dans la vie active, permettre une meilleure connaissance de l’établissement à travers ses potentialités, susciter la réflexion des actions et des partenaires pour la recherche de l’excellence, et instaurer une collaboration entre l’enseignement technique et les services techniques. Cette idée semble atteinte. Et pour cause, la mobilisation des autorités en charge de l’enseignement, des parents d’élèves et des partenaires démontre à quel point l’EGT jouit d’une excellente renommée dans l’espace éducatif de notre pays. L’enseignement catholique est une référence. Et l’établissement Gabriel TABORIN apporte sa pierre à l’édifice dans la construction du tissu éducatif national et surtout, à la formation de futurs cadres du Burkina. Situé à l’entrée de la commune de Saaba, l’EGT, malgré sa distance, les parents n’hésitent pas à y inscrire leurs enfants. L’établissement dispose d’une cantine pour ceux qui satisfont aux besoins alimentaires de ceux qui veulent y rester l’après-midi. Pour ce qui est de la discipline et selon le corps enseignant, elle est de rigueur. «Tout élève qui perturbe les cours par le bruit de son portable est sanctionné. Son appareil est retiré et c’est à la fin de l’année qu’il lui est restitué», nous a confié M Djébal KONATE, professeur de langue à L’EGT. « Former des citoyens pour la société et des saints pour le ciel » telle est la devise de L’EGT, ce n’est donc pas seulement le corps de l’homme que Gabriel TABORIN vise, mais aussi son esprit. Peut-on hésiter encore à confier nos enfants à cet établissement ?

Politique nationale de la culture et du tourisme
L’atelier de validation du document d’orientation de la Politique nationale de la culture et du tourisme (PNCT) s’est tenu le 22 et 23 mai 2008 à Ouagadougou avec la participation de 120 professionnels du domaine. Cette PNCT peut être structurée en 4 chapitres que sont :
- l’analyse diagnostique de la culture et du tourisme qui présente l’état de développement du secteur, le cadre juridique et institutionnel, les opportunités, les forces, les contraintes et les faiblesses ;
- les enjeux, la vision et les grandes orientations de la stratégie de promotion du secteur de la culture et du tourisme à travers le renforcement de capacités institutionnelles du secteur ; le développement de l’économie, de la culture et du tourisme ; la préservation de la diversité culturelle en vue de promouvoir l’inculturation et de consolider la cohésion sociale et le soutien à la promotion extérieure des produits culturels et touristiques ;
- la stratégie de mise en œuvre de la PNCT qui comporte le cadre de programmation de la PNCT ; la mobilisation de ressources ; les structures de mise en œuvre et les modalités de supervision, de suivi et d’évaluation ;
- et les risques majeures de la mise en œuvre de la PNCT. A l’issue des travaux les recommandations ont porté sur la primauté de la culture et du conseil dans le développement afin d’éviter la subordination de ces secteurs à l’économie, la nécessité de développer un tourisme endogène pour promouvoir et soutenir le brassage de cultures.

Promotion de la bonne gouvernance
Le mardi 20 mai 2008, un atelier sur la bonne gouvernance a réuni une trentaine d’hommes de médias à Ouagadougou. L’initiative vient du ministère de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat à l’endroit des journalistes de faire siens les principes et la philosophie de la bonne gouvernance.
Deux communications ont été livrées : l’une par Marie Françoise OUEDRAOGO, Secrétaire permanant de la Politique nationale de la bonne gouvernance (SP/PNBG), sur la PNGB. Elle rappelle que le Burkina Faso a adopté en 1998 le plan national de bonne gouvernance qui poursuit entre autres objectifs : la consolidation du processus de construction d’un Etat démocratique, l’orientation et l’impulsion du développement socioéconomique à travers une gouvernance participative. Quant à l’état actuel de la situation, la tenue régulière des élections, le fonctionnement normal de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et les institutions républicaines sont à saluer. L’autre thème concernant le rôle des médias dans la promotion de la bonne gouvernance a été épluché par le professeur Serge Théophile BALIMA. Tout en appréciant de façon positive l’évolution de la liberté de la presse et le rôle capital dans la promotion de la bonne gouvernance, le Professeur BALIMA a rappelé la responsabilité sociale du journaliste et le professionnalisme qui doivent être son souci quotidien. Pour lui la liberté de la presse a des limites parce que le métier est régi par des règles que sont : le doute «le doute méthodique», la responsabilité et le respect des lois, l’objectivité et la subjectivité, le refus de tout règlement de compte, le respect de la vie privée des personnes, la sûreté de l’Etat et le secret militaire, tout cela au carrefour de l’éthique et de la déontologie.

L’IEPF mesure ses impacts

Dramane KONATE, SG de la Commission nationale pour la Francophonie

Organe subsidiaire de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) la célébration du 20e anniversaire de l’IEPF se passe dans un contexte de crise mondiale généralisée qui se caractérise notamment par la cherté de la vie et de la flambée des prix du baril. Cet anniversaire interpelle donc l’IEPF qui constitue un référent en matière de valorisation du potentiel énergique de l’espace francophone. Selon le secrétaire général de la Commission Nationale pour la Francophonie (CNF), Dramane KONATE, à l’analyse de la situation, l’on se rend comte que la crise sociale qui secoue le monde résulte de la flambée des produits pétroliers dont les répercussions sont évidentes sur les prix des produits de grande consommation. Il y a également la crise environnementale due, entre autres, aux changements climatiques dont les effets incalculables touchent tous les domaines, de l’agriculture à l’élevage en passant par les ressources en eau et la santé des populations.
En initiant donc cette journée de réflexion autour du thème : «Quelles perspectives de renforcement et d’ajustement pour des actions plus porteuses en matières d’énergie et de protection de l’environnement ?», la CNF entend faire l’état des lieux de l’action menée par l’IEPF au Burkina, d’en tirer les acquis et les insuffisances et envisager les perspectives pour un déploiement continu et harmonieux de ses programmes dans l’espace francophone. Au nombre d’une quinzaine, les participants issus des institutions, des secteurs public et privé ont ainsi pu analyser les impacts des formations et autres activités entreprises depuis 20 ans dans le cadre de l’IEPF.
Les conclusions de la réflexion seront réservées au niveau de l’IEPF qui se réunit en octobre prochain en amont du 13e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement ayant le français en partage à Québec. Ce sommet, selon Dramane KONATE, se tiendra d’ailleurs entre autres autour des sujets sur l’énergie et l’environnement. La principale question sera de savoir comment les états francophones, une soixantaine environ, vivent cette crise mondiale qui est la crise énergétique et environnementale.
Comme au Xe sommet de la Francophonie en 2004 à Ouagadougou, l’IEPF saisira l’opportunité de la rencontre de Québec pour montrer une fois encore la nécessité d’une prise en compte du facteur énergétique et du paradigme environnemental dans le processus de développement durable.o

Actualité

Semaine au pays

Alphonse Arzouma OUEDRAOGO
Des obsèques à la hauteur de l’homme

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