L'opinion N°555
Du 28 mai au 03 juin 2008

Actualité

Alphonse Arzouma OUEDRAOGO


Des obsèques à la hauteur de l’homme

Le Burkina pleure un de ses fils. Alphonse Arzouma OUEDRAOGO nous a quitté le 21 mai 2008. L’inhumation de l’illustre homme est intervenue le dimanche 25 mai dans son village natal. Des obsèques dues à son rang ont été organisées pour témoigner de la valeur du disparu.

C’est dans son village natal de Tougzagué au secteur 13 de Ouahigouya que le corps de celui qui a été le maître d’œuvre des Engagements nationaux a été porté en terre. Un parterre de personnalités, de parents, amis, connaissances et simples anonymes, est venu dire un dernier «au revoir» à Alphonse A OUEDRAOGO. Comme disent en effet les chrétiens, ce n’est qu’un aurevoir parce qu’ils se retrouveront dans la maison du Père céleste dans la plénitude de la vie éternelle. Le Yatenga en cette journée du dimanche 25 mai a pleuré. Il a pleuré parce que partait à jamais l’un de ses valeureux fils. Un fils que tous (en témoignent les oraisons que personnalités et autres anonymes ont livrées) portent pour être un rassembleur, un travailleur, un homme intègre, un homme bon. A Ouagadougou, les plus hautes autorités (le chef du parlement, le Premier Ministre etc.) sont allées s’incliner sur la dépouille mortelle du SP à son domicile du côté de Gounghin, réconforter la famille éplorée et souffrir avec elle dans ces moments de douleurs. Toutes choses qui montrent à quel point l’homme était important. Alphonse Arzouma OUEDRAOGO est parti, mais son œuvre reste. En effet, toutes ces longues années au cours desquelles il s’est saigné pour son pays à travers les différentes fonctions qu’il a occupées, traduiront chaque jour son action, son image. L’homme laisse des traces de son passage sur terre. Lui a aussi laissé les siennes et tout un peuple le reconnaît.
L’homme que tout le Burkina pleure est né un 13 février 1953. Après ses études primaires à Ouahigouya, il obtient le Baccalauréat en 1975 au Lycée Philippe Zinda Kaboré de Ouagadougou. Il débute ses études supérieures à l’Université de Ouaga avant de se rendre en ex URSS une année plus tard pour poursuivre ses études de 1977 à 1983. Il revient au pays avec un master en droit public international, et un certificat d’enseignement russe. Alphonse A OUEDRAOGO, rentré au pays a occupé de hautes fonctions. Il a été conseiller des affaires économiques au ministère en charge du commerce. De 1987 à 1990 il est haut commissaire de la province du Yatenga, sa province natale. De 1990 à 1996, il est successivement secrétaire du ministère délégué à la coordination du Front populaire, commissaire général de l’inspection d’Etat, ministre de l’Emploi, du Travail et de la Sécurité sociale. C’est de ce poste qu’il deviendra secrétaire permanent des Engagements nationaux, jusqu'à sa disparution le 21 mai 2008. Alphonse Arzouma Ouédraogo laisse derrière lui, trois enfants et une veuve inconsolables. Le Directeur de publication du journal l’Opinion et tout son personnel présentent à la famille éplorée toutes leurs condoléances les plus attristées. Alphonse Arzouma OUEDRAOGO, repose en paix et que la terre libre du Burkina te soit légère.

Par Frédéric ILBOUDO

 

Actualité

Semaine au pays

Alphonse Arzouma OUEDRAOGO
Des obsèques à la hauteur de l’homme

Retour au sommaire




 

Liberté d'opinion....liberté d'informer

©Copyrigth : Opinion 2005 - 2006