L'opinion N°555
Du 28 mai au 03 juin 2008

Foi de Charlot

Vive la République

De la République, il en est comme de la sobriété. Tout le monde en parle en bien, tout le monde en rêve, tout le monde y croit, mais presque personne ne s’attelle à la promouvoir. Lorsqu’après la colonisation, à nos entités socio-ethniques, se substituent des Etats balkanisés au gré des intérêts des colons blancs, nous étions loin de comprendre que les «Indépen-dances sous hautes surveillances» nous contraignaient à l’apprentissage de la gestion républicaine. Aujourd’hui, point de reculade possible, M’ba Tinga, Fatogma, Yéro, d’où que tu sois, d’où que tu viennes, ton salut se trouve dans la République.



Vie chère ?

Ça y’est, le concept est lancé ! Eh oui, les gars n’ont plus que ça à la bouche ! C’est la vie chère ! Comme s’ils n’attendaient que ça. Depuis, tout flambe à n’en pas finir. C’est quand même galère quoi ! Mais que voulez-vous ? Faudrait savoir à qui la faute ? Ce qui est sûr, y’en a qui n’ont pas hésité un instant à s’acharner sur le pouvoir. Comme si le riz qu’on baffre à longueur de journée était entièrement produit dans les champs du Blaisot. Comme si le fuel qu’on brûle vient des puits de Ziniaré.
Ecoutez les gars, faut pas se laisser distraire. Le problème est plus corsé qu’il ne parait. Ce qu’on voit là, c’est que le début du commencement de la chose. Tant qu’on se mettra pas au sérieux pour tous ensemble envisager de prendre des mesures pour la contrecarrer, la vie chère, elle va nous bouffer tous.
Tenez par exemple, si en cette rentrée de saison pluvieuse, chacun se taillait un petit lopin dans son patelin pour essayer d’en tirer quelques sacs de mil ou de maïs, on avancerait un peu dans l’autosuffisance alimentaire. Mais non ! Ils vont tous rester là à tchacher sur tout et rien à la fois, attendant les pluies pour se vautrer dans des couvertures qu’ils ne pourront plus payer demain parce que le riz et le maïs auront eu raison de leurs maigres salaires.
C’est hélas vrai ! Et il s’en trouve toujours des coyotes pour espérer que la Brakina va maintenir le statut quo sur ses prix. Ils vont bientôt déchanter. Le poulet flambé au rabilé, le poisson braisé, dans pas longtemps, ce sera que rêve.

Vive la République !

 

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