
Le présidium à l’ouverture de l’atelier.
Au centre, Marhieu KONSIMBO SG adjoint du syndicat
Fréquentation des débits de boissons par les mineurs : Le SYNATB veut lutter contre le phénomène
Le Syndicat national des travailleurs des débits de boissons (SYNATB) a organisé le 23 mai dernier à la Maison du peuple de Ouagadougou, une journée de formation et de sensibilisation de ses membres sur la fréquentation des débits de boissons par les mineurs. Il s’agissait pour le syndicat «d’armer» ses membres pour une lutte efficace contre le phénomène. La cérémonie d’ouverture était présidée par M. Mathieu KONSIMBO, secrétaire général adjoint du syndicat.
«La rencontre qui nous réunit ce matin, comme vous le savez, est capitale. Capitale, parce que nous allons parler d’un thème qui interpelle tout le monde à savoir la fréquentation des débits de boissons par les mineurs», a déclaré M. KONSIMBO dans son discours d’ouverture. Pour lui, au-delà du travail de sensibilisation que font les autorités, la responsabilité des travailleurs des débits de boissons est engagée pour la réussite du combat à mener. C’est pourquoi, il a invité les participants à jouer leur rôle en tant que vecteurs de la lutte contre le phénomène.
M. Bonaventure SEGUEDA qui a assuré la formation à axer son exposé sur l’importance des débits de boissons, le constat du phénomène, les causes et les mesures à envisager pour lutter contre la fréquentation des débits de boissons par les jeunes. De l’importance des débits de boissons, M. SEGUEDA dira qu’ils contribuent à la création d’emplois et de richesses, donc au développement du Burkina Faso.
Pour «l’orateur» du jour, le constat est qu’effectivement des mineurs travaillent dans certains débits de boissons. «Des mineurs sont effectivement employés dans certains débits de boissons (ramassage des bouteilles par exemple). Des mineurs fréquentent les débits de boissons à travers des activités commerciales qui se créent et se développent autour de ces débits de boissons (restauration, parking). Des vendeurs ambulants mineurs sillonnent les débits de boissons à longueur de journée…», selon le formateur.
Comme causes du phénomène, il cite entre autres l’irresponsabilité de certains parents, les mauvaises fréquentations, les effets pervers des médias à travers certaines publicités et la pauvreté des ménages.
Pour une lutte efficace contre le phénomène, plusieurs mesures sont à envisager, selon M. SEGUEDA. Il s’agit de la vulgarisation des textes en la matière, notamment certaines dispositions du code pénal (articles 434, 435, 436), le respect effectif des droits de l’enfant, le renforcement de l’éducation morale et civique, l’interpellation des parents sur leurs devoirs, la sensibilisation de la population et l’élaboration à l’intention des tenanciers de débits de boissons d’un code de bonne conduite qui intègre la question de la fréquentation des débits de boissons par les mineurs.
Le nouveau bureau de l’Assemblée nationale
Suite à l’élection du vendredi 30 mai 2008, la représentation nationale a procédé au renouvellement de son bureau dirigeant sous la présidence de Roch Marc Christian KABORE. Sauf le président de l’Assemblée nationale, le mandat de députés élus à ces postes court jusqu’en mai 2009.
Voici la nouvelle configuration :
- Président : Roch Marc Christian KABORE
- 1er vice-président : Naboho KANIDOUA (CDP)
- 2e Vice-président : DICKO/AGALEOUE A. Maria Goretti (CDP)
- 3e Vice-président : THOMBIANO Adiouma Idrissa (ADF/RDA)
- 4e Vice-président : COULIBALY Toussaint Abel (CFR)
- 5e Vice-président : DIALLO Hama Arba (ADJ)
- 1er Secrétaire parlementaire : TAPSOBA Marie Joseph (CDP)
- 2e Secrétaire parlementaire : KOALA Koumbi Aline (CDP)
- 3e Secrétaire parlementaire : BELEM Sidiki (ADF/RDA)
- 4e Secrétaire parlementaire : OUALI Mihyèmba Louis Arnaud (CFR)
- 5e Secrétaire parlementaire : TIEMTORE Salifou (CDP)
- 6e Secrétaire parlementaire : TIENDREBEOGO Norbert Michel (ADJ)
- 7e Secrétaire parlementaire : YAMEOGO / YAMEOGO Irène (CDP)
- 1er Questeur : KELEM Blaise Lambert (CDP)
- 2e Questeur : Benoît OUATTARA (CDP)
Cyril GOUNGOUNGA s’en est allé
Intellectuel de haut rang, homme politique, catholique jusque dans l’os Cyril GOUNGOUNGA, a quitté les siens le 28 mai 2008 suite à une courte maladie à Ouagadougou. L’homme dont la rigueur au travail, la probité intellectuelle n’avait d’yeux que pour l’homme quel qu’en soit son rang social, de l’avis de ses plus proches. Inhumé le 30 mai 2008 dans son village natal à Saaba, en présence des nombreuses autorités politiques et du monde intellectuel, le regretté GOUNGOUNGA pour qui le secret de la réussite se résume au travail aura tout donné à son pays. Economiste-statisticien, il fut enseignant à l’université de Ouagadougou, à l’Ecole Nationale de l’administration et de la magistrature (ENAM) et à l’Ecole nationale des régies financières (ENAREF). Père fondateur du Parti républicain pour l’intégration et la solidarité (PARIS) ainsi que le groupe Educatif Koudpoko-Lagrande à travers les écoles Girovy, le lycée Voltaire et l’Institut supérieur des technologies avancées (ISTECA), Cyril GOUNGOUNGA a laissé un héritage inestimable, le travail, toujours le travail. Ce que son fils Yannick n’a en cessé de répéter la phrase qui venait toujours de son regretté de père : «Ecoutez-là, s’il vous plait, il n’y a pas de secret pour réussir dans la vie. Il faut travailler».
Coopération bilatérale : La France premier bailleur du Burkina Faso
Le lundi 26 mai 2008, l’ambassadeur de France au Burkina Faso, François GOLDBLATT et ses proches collaborateurs ont rencontré la presse pour faire le bilan de la coopération française 2007 au Burkina Faso. Cette conférence de presse a porté sur les modalités d’intervention de l’aide française dont le cadre repose sur le programme de Document cadre de partenariat (DCP). Celles-ci concernent selon M. l’ambassadeur l’éducation, les infrastructures, l’eau et l’assainissement qui sont les principaux secteurs de concentration de l’aide française. Les secteurs transversaux sont la gouvernance (justice, sécurité, finances publiques, décentralisation), la promotion de l’Enseignement supérieur et la recherche ainsi que celle de la diversité culturelle et l’enseignement du français. Des services comme le SCAC (Service de coopération et d’action culturelle) pour les conférenciers ont fait un effort particulier pour l’accueil des étudiants burkinabè dans des universités françaises et même qu’il sera disponible au centre culturel français Georges MELIAS (CCF) des inscriptions en ligne pour la campagne 2009-2010. En matière de sécurité intérieure, la France en 2007 a estimé l’appui à 1 milliard 321 millions 753 mille FCFA. Quant à la coopération militaire, 6 projets sont sous convention et l’investissement français s’est élevé pour l’année 2007 à 1 milliard de FCFA. 31% des décaissements de l’Agence française de développement (AFD) ont concerné les infrastructures, l’appui aux collectivités locales, au projet d’interconnexion électrique Bobo-Dioulasso-Ouagadougou et la mise en sécurité des barrages de Bagré. Quant à l’intégration régionale, le premier responsable de l’ambassade de France a signifié que son pays appuie le Programme économique régional (PER) de l’UEMOA par une aide budgétaire globale de 13,2 milliards FCFA/an. En tout le Burkina Faso selon François GOLBLATT fait partie de 10 pays privilégiés au monde qui reçoit l’aide française à hauteur de 30 millions de dollars.
Révisions des textes législatifs et réglementaires du sport
Le jeudi 29 mai 2008, les responsables techniques du ministère des Sports et des Loisirs se sont réunis à l’INJEPS afin d’évaluer les textes qui régissent le sport burkinabè. Ceux-ci ont porté sur :
- la loi n° 03/96/ADP du 15 avril 1996, portant organisation et développement de l’éducation physique et des activités sportives au Burkina Faso ;
- du décret n° 2004-511/PRES/PM/MSL du 17 novembre 2004, portant organisation et attributions des structures dirigeantes du sport de compétition au Burkina Faso
- de l’arrêté 2004-046/MSL/CAB/SG/DGS/DRNS du 17 novembre 2004,
portant modalité de mise en place des bureaux exécutifs des structures dirigeantes du sport de compétition au Burkina Faso.
Pour le secrétaire général du ministère des Sports et des Loisirs, Sibiri SANOU, représentant le ministre PALM, justifie la tenue de cet atelier par le fait que ces dispositions règlementaires se sont heurtées à la fois à l’évolution rapide du sport international à celle des mentalités ainsi qu’aux enjeux de tous ordres. Pour les résultats obtenus de cette journée de réflexion qui visent à proposer de nouvelles orientations dans la perspective de relecture des textes en vigueur, le SG a félicité les participants tout en rassurant «que des mesures idoines seront prises pour l’exploitation judicieuse des résultats obtenus».
Soirée des Wê
La communauté Wê, peuple de l’Ouest de la Côte d’Ivoire, résident au Burkina Faso a organisé le samedi 31 mai 2008 un dîner-gala pour promouvoir «l’art culinaire ivoirien et le brassage de la musique ivoiro-burkinabè». Plusieurs invités étaient présents dont le maire de Pilimpikou, le chargé d’affaires de l’ambassade représentant l’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Burkina, Richard KODJO, le représentant du PDG de SORITEL hôtel, El hadji BALIMA Soré. Pour une première édition qui a souffert d’une organisation assez décapante, les Wê ont pu démontrer leur savoir-faire culturel et culinaire par des pas de danses traditionnelles et divers plats dont de foutou» banane, l’attiéké et les sauces relevées etc.
Etrange rencontre : Un espace de contradiction d’idées par la jeunesse

Issaka TRAORE, coordonnateur national
Le jeudi 15 mai 2008, le Réseau d’associations de jeunesse d’Afrique, d’Europe et d’Amérique, dénommé «Etrange rencontre» a tenu une conférence de presse avec les agents des médias. Motivation : expliquer la philosophie de ses idéaux et parler des préparatifs de la 2e édition «Etrange rencontre» à Ouagadougou.
Le réseau «Etrange rencontre» qui est une organisation de la jeunesse du monde est né d’une volonté réelle des initiateurs de créer un espace de communications pour les jeunes d’Afrique, d’Europe et d’Amérique, cela en réaction contre les différentes rencontres internationales qui ne permettent pas à cette couche importante de la population de s’exprimer, de défendre ses aspirations, proposer une alternative au devenir du monde et pour l’avenir de la jeunesse. Ainsi, du 22 au 27 août 2007, il fut tenu au Bénin la première édition de «l’Etrange rencontre de la jeunesse d’Afrique-Europe» avec plus de 500 participants. La deuxième édition que va abriter le Burkina Faso du 24 au 31 août 2008 mobilise déjà les organisateurs. En prélude de cette importante activité, le comité national d’organisation a mis à profit la journée du 15 mai 2008 pour mener un certain nombre d’activités au Centre national de presse Norbert ZONGO. Entre autres, une conférence de presse, une séance d’explication de la philosophie de la rencontre aux scolaires, étudiants et associations de la jeunesse de la ville et un ciné-débat avec le film : «Un autre monde est possible».
Avec les journalistes, le réseau par la voix de son coordonnateur national, Issaka TRAORE, s’est largement appesanti sur l’organisation pratique de l’évènement d’août. Cette deuxième édition placée sous le co-parrainage du célèbre reggaeman, Tiken Jah Fakoly, et du ministère de la Jeunesse et de l’Emploi attend plus de 500 participants venus de partout le monde. Pour ce qui est de l’organisation pratique des tribunes libres, des ateliers, des conférences-débats sur des thèmes d’actualité se tiendront. Aussi il est prévu une séance de formation dans le domaine des Technologies de l’information et de la communication (TIC) au profit des participants afin de l’utilisation efficace de l’outil Internet au profit du militantisme. Du budget M. Issaka H. TRAORE, dit attendre 45 000 euros pour l’organisation. Pour l’instant le Comité d’organisation attend la contribution des autorités burkinabè qui ont d’ailleurs félicité cette initiative. Pour leur participation, compte tenu du calendrier d’une semaine d’activités, il sera demandé une contribution de 2 500F aux élèves et étudiants et 5 000F aux travailleurs.