L'opinion N°556
Du 04 au 11 juin 2008

Actualité

35 ans de «L’Obs»


Bouquet final à Kienfangué

L’acte III des festivités du 35e anniversaire de l’Observateur Paalga a été accompli le samedi 31 mai 2008 à Kienfangué, un village de la commune rurale de Komsilga, par un dassandaga mémorable, tant par la présence des personnalités de haut rang que par la diversité de mets et autres boissons.

Edouard OUEDRAOGO élevé au rang d’officier de l’Ordre du mérite des lettres, des arts et de la communication avec agrafe presse écrite, radio et télévision ( Ph. L’Obs)

On aurait cru, ce samedi, le tout Ouagadougou s’étant déporté à Kienfangué pour ne pas se laisser conter cet évènement assez rare et ingénieux qu’a eu l’idée d’organiser, dans un village à quelques encablures de la capitale du Burkina Faso, le quotidien «L’Observateur Paalga». Déjà pour se rendre compte que «la beauté d’une fête se reconnaît dans sa farine» comme le dit l’adage, dès 9 heures, alors que nous étions «dans la place», (qui n’aime pas le bon ?) nous fûmes subjugué par le nombre impressionnant des bouchers et autres grilleurs de viande grouillant devant leurs tables et fourneaux pour être à la hauteur des nombreuses commandes. Quelques temps après, aux environs de 10 heures sur une aire aménagée pour la circonstance trônaient les instruments musicaux de l’orchestre national pour une animation soutenue avec toute une brochette d’artistes-musiciens les plus cotés du Burkina et ce selon les générations. 10H 30 mise en place terminée des autorités et invités de marque parmi lesquels, Fillipe SAVADOGO, ministre en charge de la Communication, Mahamoudou OUEDRAOGO, parrain de l’évènement, Zéphirin DIABRE, Monique ILBOUDO, Dramane KONATE, secrétaire général de la Commission nationale pour la Francophonie, pour ne citer que ceux-là.

On a bien mangé, bu, dansé et la viande de chien n’a pas suffit ( Ph. L’Obs)
Après le mot de remerciement du président du Comité d’organisation, Ousseni ILBOUDO, et celui de bienvenue du maire de la commune rurale de Komsilga, les artistes musiciens vont se succéder sur la scène. Abdoulaye CISSE, NAMA Zaki, Bibata NANA, Jean-Claude BAMOGO dit «Man», Georges OUEDRAOGO (le Gandaogo national), Floby, Adji, YONI le Kundé d’or 2008 et David DEMAISON dit «Lion Abouday» ont assuré le show au rythme des «farots». A cette occasion, le directeur de publication de l’Observateur Paalga, Edouard OUEDRAOGO, a reçu un certificat d’excellence de la part du Conseil supérieur de la Communication (CSC) et a été élevé au rang d’officier de l’Ordre du mérite des lettres, des arts et de la communication avec agrafe presse écrite, radio et télévision. Quant à Dramane KONATE, SG de la Commission nationale pour la Francophonie, il a dit tout le bien que fait «L’Observateur Paalga» pour susciter des émotions dans sa quête permanente du partage des valeurs humaines et sociales et la promotion de la diversité culturelle. M. KONATE s’est dit disposé au nom de son institution à accompagner le prix du «Roman Paalga» que le canard vient de lancer en vue de promouvoir la création littéraire à travers des jeunes écrivains. Au-delà du discours officiel, ce qui a amené tout ce beau monde était aussi ce dassandaga aux parfums de grillades dont les petits ruminants et les gallinacés faisaient office de menu principal sans oublier le porc au four (PF) qui avait une place de choix dans la diversité gastronomique proposée à cette fête.
Pour ce qui est du désaltérant, il faut citer avant tout et après tout «l’eau de Kossodo» entendez par-là, la bière qui aux côtés du dolo traditionnel ont servi à arroser tous ces mets ingurgités. Et M. Edouard OUEDRAOGO de qualifier cette journée de la fête de «la liberté de la parole». Pour belle cette fête l’a été et c’est le couronnement de 35 ans de conviction et de dur labeur qui à n’en pas douter demande le maintien du cap pour le cheminement vers l’excellence.

Par Issoufou MAIGA

Quelques impressions

Fillipe SAWADOGO, ministre en charge de la Communication
«Je dois d’abord me féliciter de la solidarité de tous les gens de la profession. 35 ans dans la vie d’un journal, c’est un âge de maturité et un âge de nouvelles perspectives. Nous avons décoré M. Edouard OUEDRAOGO, comme Officier de l’Ordre National du Burkina avec agrafe presse, communication et culture. Cela voudrait signifier que le président du Faso, Blaise COMPAORE, reconnaît le travail qui a été fait par ce précurseur de la presse de notre pays et ce qui reste à faire. Nous devons continuer dans l’excellence. Nous avons pu suivre toutes les activités et c’est un succès total et cela pour chacun des organes. L’Observateur Paalga vient de loin, c’est 35 ans d’une vie, d’amitié, de relation, de travail. Il lance déjà «le Roman Paalga», c’est pour encourager les jeunes frères créateurs. Demain, il ira vers d’autres diversifications afin d’être toujours à l’heure de la modernisation».

Mahamoudou OUEDRAOGO, parrain du 35e anniversaire de «L’Observateur Paalga»
«On ne peut écrire l’histoire du Burkina Faso aujourd’hui sans tenir compte de l’histoire relatée dans la presse burkinabè en l’occurrence le fleuron de la presse qui est «L’Observateur Paalga».
Le directeur de L’Observateur montre le chemin en tant que aîné. Nous devons nous inspirer de lui pour que la presse burkinabè demain soit meilleure à ce qu’elle est aujourd’hui».

 

 

 

Edouard OUEDRAOGO, DP de «L’Observateur Paalga»
«Depuis que nous avons commencé les festivités commémoratives de notre 35e anniversaire, nous avons été submergés de tellement d’hommages à travers la presse, les témoignages verbaux et le couronnement c’est effectivement ce matin (NDLR : le samedi 31 mai 2008) avec la distinction d’excellence du CSC et la décoration dans l’Ordre du mérite national au grade d’officier. Selon la tradition antique, c’est pour moi l’apothéose, c’est-à-dire le couronnement d’une carrière. Pour le journal c’est un commencement, parce que le journal est éternel et qu’il me survivra. C’est un encouragement à continuer dans la voix que nous avons tracée depuis le 28 mai 1973, date de la première parution.
Pour moi qui suis de l’autre côté du versant de la pente, j’en suis à me demander avec tout ce que j’ai reçu comme témoignages de satisfaction s’il n’est pas venu pour moi le temps de raccrocher. Il a été dit tellement de bien sur ma modeste personne que j’ai bien peur que dès le lendemain de cette commémoration, des gens se demandent si ce type-là mérite tout ce qu’on a dit de lui. Vous savez la délicatesse de notre métier. Je vais m’efforcer de rester quelque temps pour épauler la jeune génération que je suis en train de préparer à la relève.
Je remercie l’ensemble de la presse parce que l’hommage qui est fait à votre doyen rejaillit sur l’ensemble de la presse. C’est une invite à nous surclasser et tout ça pour la plus grande gloire de la liberté d’expression au Burkina Faso au service de la démocratie». M.I

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