Tunisie-Burkina 1-2
Le succès 2-1 des Etalons acquis aux dépens des Aigles de Tunisie, dès le premier match des éliminatoires conjointes CAN-mondiale 2010 ne fera pas seulement date. Il est de ceux qui peuvent remettre en selle une équipe des Etalons en manque de confiance et qui avec une telle victoire peut entrevoir des lendemains meilleurs.
Rebelo DUARTE, entraîneur des Etalons
Tout le monde disait après le tirage au sort et le programme des oppositions qu’un match nul serait un excellent résultat en Tunisie. Notre onze national qui n’a jamais gagné en terre maghrébine a donc réussi au-delà de toutes les espérances. Un succès en forme d’authentique exploit, vu que l’équipe traversait un désert depuis l’échec de la CAN 2004, en Tunisie justement. Malgré, on s’en souvient, une mobilisation de moyens exceptionnels, l’expédition avait tourné court, avec en outre le revers cuisant de 3-0 subi lors du dernier match de poule face au Kenya.
Depuis les Etalons n’avaient plus connu le sourire, ces échecs successifs étant devenus à force une épine au pied des différents pouvoirs fédéraux. L’élimination de la phase finale de la CAN 2008 avait même coûté à l’équipe de Seydou SIAKITE de rendre le tablier.
Revenant donc de loin, l’espoir d’un nul ne pouvait que paraître tel un résultat probant, au pays des clubs dominant le continent comme aucun pays ne l’a fait depuis que la compétition de la ligue des champions a été portée sur les fonts baptismaux.
La Tunisie est un gros calibre, quart de finaliste lors de la CAN 2008 au Ghana, perdu seulement après prolongations 2-3 face au futur finaliste, les Lions Indomptables du Cameroun. A l’occasion de cette CAN, la Tunisie avait produit avec l’Egypte, la Côte d’Ivoire et l’Angola, le meilleur football.
Face à cet adversaire, les Etalons auront été courageux dans l’effort, matures dans le dispositif tactique et surtout prompts à jouer à fond tous les ballons d’attaque. Une équipe, c’est onze joueurs a-t-on coutume de dire. L’entraîneur Paulo Rebelo DUARTE aurait su bâtir un groupe compact, discipliné et qui a affiché une confiance en ses moyens qu’on n’avait vu rarement chez les Etalons.
Ce résultat victorieux pour au tant qu’il constitue une base de travail psychologique confortable n’en reste pas moins anecdotique. Car, faut-il seulement le rappeler, le plus dur reste encore à venir. Parce que le football a ceci de particulier que seul compte la rencontre prochaine, donc celle de samedi.
Oui, aujourd’hui, la Tunisie est derrière les Etalons et tous les regards doivent être tournés vers le Burundi et ce samedi au Stade du 4-Août. Cette rencontre est encore plus importante parce que d’elle dépendra la suite. Car, on le sait bien, dans ce genre de matchs éliminatoires en aller et retour, les matchs à domicile comptent double. C’est sur eux que chaque prétendant doit bâtir sa qualification. L’équation est simple, on fait d’abor le plein des points à la maison et on va accrocher à l’extérieur au moins deux résultats intéressants.
Ayant réussi à vaincre en Tunisie, on comprend qu’il ne faille pas faillir au Stade du 4-Août. DUARTE en homme sachant ce qu’il veut et ayant réussi son baptême de feu avec maestria, saura trouver les mots pour motiver ses troupes comme il faut. En tout cas, avec les joueurs convoqués, on peut affirmer qu’à ce niveau, il n’a pas innové, puisque tous étaient déjà-là. Donc il a réussi à les remettre dans le bain mentalement, à accroître leur capital confiance en les faisant comprendre qu’avec l’organisation, l’humilité, le sérieux et le travail, tout devient possible.
On peut lui faire confiance de s’être déjà projeté sur cette sortie capitale, capable de débloquer la voie et d’assurer un matelas de points avant le déplacement du 14 juin aux Seychelles. Pas donc le temps pour savourer, le travail doit reprendre dès mardi matin, c'est-à-dire hier.
Il lui reste à travailler pour ramener ceux encore en marge de l’équipe, les frères KEBE notamment, l’aîné Yaya étant porté disparu depuis plus d’un an. On connaît son talent et ce qu’il peut apporter à l’équipe, vu son âge et portant sa marge de progression.
Au total, si ce succès constitue un bon bol d’air frais, rien n’est fait puisque le continent n’est qu’à la première phase des éliminatoires. Si ce tour qui débute se passe avec succès, il restera encore à se coltiner six autres matchs avant d’espérer aller en Angola et éventuellement en Afrique du Sud. Le chemin reste long pour que cette victoire historique donne matière à festoyer. On dira que l’entame est parfaite, il s’agit maintenant de la bonifier.o.
Par Idriss SEMDE
OSEP au Ganzourgou
Duel à Méguet
L’école de Bollé dans la CEB de Méguet a remporté la finale en football de l’Organisation du sport à l’école primaire (OSEP) dans la province du Ganzourgou. C’était le 25 mai au stade provincial de Zorgho, après une pluie bienfaisante, et sous le regard de M. Jerome COMPAORE, directeur de cabinet du Premier ministre et parrain de l’édition 2007-2008 de l’OSEP provincial du Ganzourgou. Avant cette finale, la CEB de Méguet a eu à organiser le 17 mai ses activités culturelles et sportives.
Pierre KABORE, maire de Méguet remettant le trophée à l’équipe victorieuse de l’école de Bollé au niveau CEB
Placée sous le parrainage de Mme Kadjatou KORSAGA député à l'Assemblée nationale, l'OSEP de Méguet a connu cette année la participation de 16 écoles en football. 85 buts ont alors été marqués en 46 matchs. Les autres disciplines que sont la course de vitesse, le saut en longueur et le saut en hauteur en ce qui concerne l'athlétisme, le théâtre, le conte, le récital, la danse traditionnelle et les ballets modernes en ce qui concerne la culture n'ont pas été occultés par les écoles.
Les finales en athlétisme qui se sont déroulées dans la matinée ont connu la victoire de l'école de Bollé en course de vitesse garçons avec Aboubacar ILBOUDO.o
En course de vitesse filles, c'est Judith DEMBEGA de l'école de Koulwéogo qui a été la meilleure. Gisèle KABORE de l'école de Vinnogo s'est imposée en saut en hauteur et Méguet "A" a remporté le saut en longueur avec Daniel LILBAMBA.
La finale de football opposant l'école de Zamsé à celle de Bollé a vu la victoire de cette dernière par le score de 2 buts à 1 au terme d'un match âprement disputé sur le terrain communal de Méguet.
Dans la nuit c'est le cafétéria de ladite ville qui a abrité les finales de cinq disciplines. L'école Méguet "B" a surclassé ses deux concurrentes en ballet moderne et en danse traditionnelle. Le théâtre sous le thème orphelin et enfants vulnérations (OEV) en milieu scolaire a été remporté par l'école Méguet "A" avec une pièce théâtrale retraçant les souffrances d'une orpheline récupérée par son oncle mais qui finit par réussir. Les premières places en récital et en conte sont revenues à l'école de Fatimantenga. Le récital fut un appel solennel à la solidarité des enfants qui souffrent à travers le monde. Quant au conte ce fut l'histoire d'une famille sauvée d'un malheur qui a frappé tout le village grâce à l'hospitalité qu'elle a accordée à un mendiant.
A la cérémonie officielle de clôture le secrétaire général de l'OSEP de la CEB a rappelé que l'Organisation du sport à l'école primaire (OSEP) vise à développer la personnalité des enfants, à leur donner le goût du travail d'ensemble et à les préparer au sport de compétitions. Quant au CCEB, M. Rasmané KABORE, il a déclaré : "Les activités culturelles et sportives à l'école complètent l'intellect par le développement harmonieux du physique mettant ainsi en parfaite symbiose le corps et l'esprit". Il a aussi remercié tous ceux qui les ont soutenus matériellement et financièrement pour la réalisation de ces activités, en l'occurrence le professeur Robert SOUDRE, la marraine et le directeur de la DAMSE.o
LAVOISIER
Bollé sur la plus haute marche du podium

Jérôme COMPAORE, parrain de la finale de l’OSEP au niveau provincial
L’OSEP dans la province du Ganzourgou a débuté depuis le mois de février par les éliminatoires inter-écoles dans les CEB (circonscription d’éducation de base). De ces éliminatoires, sept (7) équipes championnes représentant les 7 CEB ayant participé à ces compétitions, se sont dégagées. Elles se sont alors affrontées pour la phase des éliminatoires inter-CEB servant de quart de finales.
Ainsi les CEB de Zam et de Zourgou ont obtenu leur ticket qualificatif des demi-finales sur tapis vert, respectivement devant les CEB de Mogtédo et de Zorgho. Quant aux CEB de Méguet et de Boudry I, elles y ont accédé en battant respectivement celles de Kogho et de Boudry II. En fin ce sont les CEB de Zam et de Méguet qui se sont retrouvées en finale après avoir battu les CEB de Boudry I et de Zoungou.
Les représentants des deux vaincus que sont l’école de YAÏKA (Boudry I) et Taon SGHIN (Zoungou) ont occupé respectivement les 3e et 4e place à l’issue du match de classement. Avant l’ultime explication entre les deux finalistes que sont l’école de Bollé (Méguet) et celle de Kroumwéogo (Zam), il y eut la cérémonie de clôture des activités de l’OSEP.
Prenant la parole à cette occasion M. Tinlé BELEMLILGA, directeur provincial, de l’Enseignement de base du Ganzourgou dira que le sport a de nombreuses vertus pour la croissance intégrale et harmonieuse de l’enfant, ce qui fait de sa pratique une nécessité impérieuse à l’école. De plus on ne saurait concevoir un développement intellectuel sans celui du corps. Enfin pour M. BELEMLILGA, le sport donne à l’enfant le sens social de la vie. Et c’est tout cela qui justifie les efforts inlassables que la DPEBA du Ganzourgou ne cesse de déployer depuis pour l’organisation de ces activités. Il a enfin traduit sa profonde gratitude à tous ceux qui les ont soutenus financièrement et matériellement et plus particulièrement M. Jerome COMPAORE parrain de cette édition.
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