L'opinion N°556
Du 04 au 11 juin 2008

Sur le vif

Du NKOUNKOU tout fait !

Le contraire aurait étonné et fait mentir ceux qui affirment que l’Affaire Thomas SANKARA est un fonds de commerce pour certains ! Me Dieudonné NKOUNKOUN, avocat à la Cour d’Appel de Montpellier un des avocats de la famille SANKARA, dans un numéro de haute voltige et de figures de style pour tenter de faire dire son contraire à la décision de l’ONU de féliciter le Burkina Faso pour son traitement du dossier Thomas SANKARA ; c’est le triste spectacle qui nous a été imposé dans l’édition de la semaine de Bendré. C’est vrai que les avocats n’hésitent pas à utiliser des chemins de traverses pour parvenir à leurs fins, mais là c’est vraiment trop fort.
Pour notre avocat ce qui le chagrine ce n’est pas d’avoir perdu l’affaire, mais le fait que l’on parle de «la dernière décision de l’ONU», alors que selon lui il y aurait eu deux décisions !
N’y a-t-il pas quelqu’un de ses connaissances pour lui expliquer que même dans cette occurrence de deux décisions, celles-ci n’ayant pas été prises en même temps, il y a forcement une première et une deuxième donc une dernière ? ! D’ailleurs lui-même écrit : «La première est celle rendue sur la recevabilité…» (prise en 2004) et plus loin : «la deuxième décision est la conséquence de la première…» (prise en 2006).
Eh bien, comment Me NKOUNKOU ne peut-il pas comprendre que «tous les chroniqueurs» aient parfaitement raison, dans son raisonnement de deux décisions, de parler de première et de dernière ?
Le comble c’est lorsque Me NKOUNKOU veut nous faire croire qu’il est moins intelligent qu’il n’en a l’air. Il écrit en effet «Mais cette note n’est pas une décision, elle n’a pas la même force juridique que les deux décisions suscitées». Or dans ce qu’il nomme note, et qui est datée du 21 avril 2008, l’ONU, écrit : «… Le secrétariat souhaite informer l’Etat partie des Décisions prises par le Comité… lors de la 92e session du Comité du 17 mars au 4 avril 2008». Y a-t-il dans les relations de Me NKOUNKOU quelqu’un pour lui lire ce passage qui parle de Décision et non de note ? Mieux, l’ONU écrit noir sur blanc que «… ses décisions ne sont pas susceptibles d’appel… et n’a pas l’intention d’examiner cette question plus en avant…». N’est-ce pas cette décision qui provoque le désarroi de Me NKOUNKOU et consort ?
Il y va vraiment fort notre cher Maître ! Mais si cela peut le soulager, les locaux n’ont pas fait mieux et ont nagé dans la même veine. En effet, Me SANKARA n’a-t-il pas dit que malgré cette décision et le principe de l’impossibilité de faire appel devant le Comité, le dossier n’était pas clos à ce niveau ?
Si le ridicule n’a pas tué à Ouagadougou, il n’a pas non plus tué à Montpellier ! On est donc quitte. Heureusement pour nous sinon on aurait encore accusé le Burkina Faso de…

Par Faèz!

 

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