OBAMA, l’espoir ?
Quasi-inconnu il y a un lustre, Barak, OBAMA vient d’être investi candidat du parti démocrate américain pour l’élection présidentielle de novembre prochain. Un «avènement» qui a suscité un immense espoir quelque peu tempéré par les premiers actes du potentiel locataire de la Maison-Blanche.
Barak OBAMA doit son investiture au vote du «petit peuple» américain constitué des 50 millions de déshérités sociaux (pas d’assurance maladie, ni de boulot stable) et exclus du «marché» américain, mais aussi à une «middle class» (classe moyenne) bien pensante qui croit que le moment est venu de changer le système américain.
Les déshérités et exclus sociaux d’abord qui ont foi au discours de rupture tenu tout au long de la campagne par le sénateur de l’Illinois qui jure de transformer leur vie s’il était porté au pouvoir en novembre prochain. «We can do it» (nous pouvons le faire) voilà son slogan, allusion à une Amérique arrivée au bout de son cycle social et économique, et «lessivée» par les guerres de prédation de BUSH père et fils. Des guerres qui ont coûté cher au contribuable américain et dont le monde entier est en train de payer la facture par le biais du renchérissement excessif du coût de l’or noir.
Plongée dans le marasme économique, l’Amérique n’arrive donc plus à faire face à ses obligations sociales. La facture sociale est devenue tellement béante, qu’OBAMA est apparu comme le «messie», avec son discours flamboyant qui fustige l’establishment et promet un peu plus de lumière pour tous. Un discours qui a obtenu les suffrages de la classe moyenne aussi, celle-ci payant le coût du renchérissement de la vie à travers l’abandon de certaines pratiques. Habitués aux grosses cylindrées et aux vacances en Asie ainsi que dans les Iles du Pacifique, nombre d’Américains en sont aujourd’hui réduits, à rouler dans les petites japonaises économes en carburant et à prendre leurs vacances dans les Iles Hawaï qui, faut-il le rappeler sont américaines. Contrairement à tous ceux qui «gobent» sans répliquer les fausses thèses sur la gourmandise des pays producteurs de pétrole, les Américains savent que se sont leurs dirigeants qui sont à la base de cette flambée du pétrole.
Alors, ils sont prêts à investir OBAMA le pacifiste dans l’espoir que la «pax americana» qu’il va instaurer en Asie et au Proche-Orient va jouer sur le cours de l’or noir. C’est dire qu’OBAMA suscite un immense espoir au sein de la majorité du peuple américain et au-delà au sein de la communauté internationale. Un espoir tempéré cependant par un acte fondamental posé par le candidat démocrate, et qui risque d’avoir de lourde conséquence au Proche-Orient justement. A peine adoubé, OBAMA a en effet rendu une visite de «courtoisie» aux «gourous» du lobby juif pour leur signifier que Jérusalem était dans son entendement «la capitale indivisible» d’Israël. Un petit bout de phrase qui a irrité les Palestiniens toutes tendances confondues. Mahmoud ABBAS est ainsi monté au créneau pour «condamner» une position qui, remet en cause «les intérêts légitimes» des Palestiniens.
Quant au porte-parole du Hamas, il s’est gardé de toute rhétorique, se contentant d’affirmer que «la lutte continuait». Syriens et Iraniens, «parrains» des Palestiniens et du Hezbollah libanais ont aussi embouché la même trompette, ce qui promet des lendemains mouvements dans la région.
On a vu comment le Hezbollah a bloqué pendant un semestre la vie politique libanaise en raison des soupçons que l’on émettait sur ses protégés du Hezbollah dans l’assassinat de Rafik HARIRI en février 2006.
Il a fallu refermer momentanément le dossier pour que le Liban ait enfin un président.
On ne sait pas si OBAMA a juste tenu des propos de campagne ou s’il est au «sérieux», mais c’est l’expectative au niveau des observateurs. Du coup, certains en sont à souhaiter ouvertement une victoire du vétéran «vietnamien» John Mc CAIN, car, avec lui, on sait où l’on va. Comme quoi, il n’y a que les voies du Seigneur qui soient impénétrables.
Par Alpha YAYA
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