L'opinion N°557
Du 11 au 17 juin 2008

Sport

Eliminatoire CAN-Mondial 2010

 


Burkina-Burundi = 2-0

Les Etalons ont fait le plein de points après deux sorties dans les éliminatoires jumelées CAN-MONDIAL 2010. Victorieux 1-2 de la Tunisie à Radès, il y a dix jours, ils ont vaincu 2-0 samedi dernier le Burundi au Stade du 4-Août.

Avant donc leur entrée dans ces éliminatoires, ils auraient signé des deux mains, le scénario tel qu’il a lieu sous nos yeux. Deux succès d’affilée, dont un de prestige chez le favori du groupe, il y a bien longtemps que nos Etalons seniors n’avaient pas été à pareille fête.

Le succès tunisien appelait forcément un deuxième sur le terrain du Stade du 4-Août et face à un adversaire supposé moins coriace. Le Burundi, sur le continent, est loin d’être considéré comme un cador et ç’aurait été une grosse faute, si le résultat n’était pas là. Malgré les récentes déconvenues à domicile, il ne pouvait venir à l’esprit d’aucun supporter que ce match se solde autrement que par une victoire. Le stade du 4-Août n’est plus ce bastion où chutaient tous les visiteurs, des plus grands aux moins huppés. Les Etalons y ont subi de cuisants revers dont ceux contre le Cap Vert et le Mozambique ont été très douloureux.

A l’entame donc de ce match face au Burundi, il ne fallait pas afficher un optimisme béat, le syndrome psychologique des défaites répétitifs étant toujours vivace chez certains acteurs. Mais ce facteur moins n’a pas empêché Moumouni DAGANO et ses coéquipiers de rentrer dans le match pied au plancher. La domination fut d’emblée nette, les actions se multipliant, malgré une formation burundaise recroquevillée sur ses buts.

Le travail d’approche, les Etalons n’étant jamais à l’aise lorsqu’ils jouent en attaque placée, était plutôt prudent, les joueurs s’appliquant à soigner les transmissions dans l’optique de se soustraire aux contres adverses.

Les accélérations côté gauche de Jonathan PITROIPA mettaient au supplice une formation visiteuse, venue pour limiter les dégâts. Pourtant, le Burundi sait manœuvrer lorsqu’il a le ballon, même s’il a tendance au surplace et à peu aller de l’avant. La tâche des Etalons va être facilitée par un fait de jeu, l’attaquant Yamin NDIKUMANA se verra renvoyer dès la 20e minute aux vestiaires pour avoir assené un coup à Mamadou TALL, alors que l’arbitre venait de siffler une faute en faveur des Etalons. Cette supériorité numérique va libérer les montées des deux latéraux, Madi PANANDETIGRI et Soumaïla TASSEMBEDO.

Sur un centre venu de ce dernier à la 23e minute, la tête de DAGANO au cœur de la défense troue les filets adverses. A un-zéro, les Etalons se libèrent et multiplient les offensives. DAGANO, puis PITROIPA manquent de corser l’addition dans une défense burundaise de plus en plus aux abois.

Le break viendra peu avant la mi-temps. Un corner de Charles KABORE et DAGANO devance encore de la tête des défenseurs médusés au premier poteau. Un tel avantage dans cet instant booste le mental, pendant que celui de l’adversaire est renvoyé au trente sixième dessous.

C’est pourquoi sans doute, le nombreux public espérait le feu d’artifice en seconde mi-temps. Ce n’est pas faute d’avoir tenté, mais le trop plein de déchets dans le dernier geste aura été une vraie tare chez des Etalons, qui ont par moment eu le péché mignon de s’enflammer.

Fatiguée par la débauche d’énergie de Radès, une longue saison en Europe, un manque de compétition pour certains, le niortais Aziz NIKIEMA sortant d’une saison blanche, l’équipe de DUARTE a fini par gérer cette avance confortable, bien qu’elle aurait pu faire mieux.

Cependant à leur place, qui n’aurait pas signé pour ce scénario de deux sur deux, quand on ait qu’il a fallu d’abord passer par la Tunisie. Si comme le pensent quelques insatisfaits, le goal average peut servir, il est sans doute mieux indiqué de gagner, même par la plus petite des marques. Surtout que les Etalons reviennent de si loin, après quatre années presque blanches et sèches.

Maintenant, la double confrontation contre les Seychelles, en l’espace d’une semaine constitue le test pour savoir définitivement si notre onze national est guéri. On sait de cette formation, qu’elle est loin d’être une foudre de guerre. C’est pourquoi, la clé se trouve dans le sérieux, la rigueur et l’envie de souffrir avant des vacances bien méritées.

Le football, on connaît n’est pas mathématique. La Tunisie s’étant imposée là-bas, les Etalons sont presque obligés d’en faire de même. Le maître mot sera de bien récupérer du long voyage que constitue cet aller-retour, les joueurs des Seychelles ayant eu l’avantage de ne pas bouger en recevant la Tunisie. Au staff médical, de multiplier les séances de massage et à celui technique de veiller sur le temps de sommeil.

Par Idriss SEMDE

Sportissimo

PODIUM INEDIT

Le podium du grand prix de formule 1 du Canada était loin d’être celui pronostiqué par tous les spécialistes. Mais un carambolage en sortie de stand entre la McLAREN de Lewis HAMILTON et la Ferrari de Kimi RAIKKONEN a éliminé les deux favoris.

Ce qui a dressé un boulevard devant l’Autrichien Robert KUBICA sur BMW, vainqueur de son premier grand prix à 23 ans.

Il est suivi de son coéquipier allemand Nick HEIDFELD et de l’Ecossais David COULTARD sur Red Bull. KUBICA après ce succès fait coup double, puisqu’il prend aussi la tête du classement des pilotes avec 42 points devant HAMILTON et le Brésilien Felipe MASSA, 38 points chacun.

Changement de génération

Dans le tennis féminin, on peut pronostiquer la fin de la génération du début des années quatre-vingts. Les Belges Kim CLIJSTERS et Justine HENIN ont pris leur retraite. Les sœurs WILLIAMS ne sont plus dominatrices et la Française Amélie MAURESMO n’en finit plus avec les blessures à répétition. La preuve de ce renouvellement des cadres a été faite par le tournoi comptant pour le grand chelem de Roland Garros. Les quatre demi finalistes avaient entre 20 et 23 ans. Il s’agissait de deux Serbes Ana IVANOVIC et Jelena JANKOVIC et de deux Russes Svetlana KUZNETSOVA et Dinara SAFINA. C’est la plus jeune de ce quatuor, Ana IVANOVIC, 20 ans qui s’est imposée en finale face à Dinara SAFINA, 22 ans en deux sets 6-4, 6-3. Vainqueur de son premier tournoi en grand chelem, IVANOVIC prend aussi depuis lundi la place de numéro un mondial du tennis féminin.

NADAL sans pitié

Le tournoi masculin de Roland Garros 2008 restera sans aucun doute comme celui de l’Espagnol Rafaël NADAL. Le numéro deux mondial est connu comme le maître incontesté de la terre battue. Déjà victorieux à trois reprises à Roland Garros, NADAL venait cette année pour la passe de quatre. Si cela n’a manqué, c’est surtout sa domination encore plus écrasante qui aura impressionné. L’enfant de la terre battue a été sans pitié pour ses adversaires qui ne lui ont pris en sept matchs aucun set.

Mais c’est en finale qu’il va sortir tout son arsenal impressionnant à 22 ans. Opposé à nouveau au Suisse numéro un mondial, Roger FEDERER, il ne lui a concédé que quatre jeux, s’imposant 6-1, 6-3 et 6-0. Un score que même ses plus fervents supporters n’auraient imaginé face à celui que tout le monde donne comme l’un des meilleurs de tous les temps. FEDERER qui court après ce tournoi parisien en est à trois finales d’affilée perdues contre NADAL. Mais à 26 ans, il ne désespère pas d’avoir à son palmarès, le seul tournoi du grand chelem qui se refuse à lui.

Dur pour RONALDINHO

Il y a trois ans, toute l’Europe du football était à ses pieds. Aujourd’hui, il n’est plus rien après deux saisons totalement foiré à Barcelone. Le Brésilien RONALDINHO n’a pourtant que 28 ans, un âge où le footballeur est en pleine possession de son potentiel athlétique. Mais pour avoir trop abusé des nuits chaudes barcelonaises, le feu follet a perdu de sa superbe. Milan qui le voulait s’est désisté et aucun club ne frappe aux portes du Barça pour son transfert.

Aux dernières nouvelles, Manchester City qui vient d’engager le Galois Mark HUGUES comme entraîneur serait intéressé par sa venue pour la saison 2008-2009. Si ce transfert était conclu, RONALDINHO évoluerait dans un club de milieu de tableau anglais. Reste à savoir s’il possède encore le talent pour l’amener au niveau des meilleurs.

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