Un mendiant alcoolique se fait expulser d’une mosquée
La saison des pluies est bien installée là maintenant. Les moustiques pullulent autour des eaux stagnantes qui ne manquent pas dans la pulpart des quartiers populaires de la ville de Sya. Dans les grins, les gens se rappellent du bon vieux temps où dans pareil cas, on traitait toute la ville à l’aide d’un avion qui pulvérisait tous les coins et recoins.
«Que deviendront les stocks d’insecticide sur le marché si l’Etat se permettait de livrer la guerre aux moustiques ?» s’est interrogé un membre du grin qui a vécu cette époque. Les moustiques font la loi tandis que le paludisme s’accroît de jour en jour. Selon des statistiques concordantes, cette maladie ferait plus de ravage au sein des populations que le SIDA.
La cause du paludisme est bel et bien connue. Plutôt que d’investir des milliards dans les soins, pourquoi ne pas songer à mener une lutte sans merci contre l’anophèle, vecteur de cette maladie. De nos jours, même l’idée d’un éventuel vaccin doit être dépassé. C’est le moustique vecteur qui cause le paludisme, alors c’est lui l’ennemi à abattre.
Le problème des moustiques se pose à Bobo avec beaucoup d’acuité. Parfois, ils sont à la base de bien de désagréments. Un jour alors que le fakir était prêt à servir le fameux premier qu’on attendait patiemment durant près de deux heures, son voisin qui cherchait à tuer un moustique qui suçait le sang de son mollet a renversé tout le contenu du jus précieux.
Ce fut un long silence de mort. Au grin, cela est interprété comme un mauvais présage. Surtout pour celui qui est à la base du dégât irréparable.
Il s’empresse de dire que tout ce que Dieu fait est bon. Peut-être que si ce premier avait été servi aux gens, qui sait ce qui allait advenir ? Une partie du grin a adhéré à son idée, mais les autres se sont opposés et lui ont prié de se taire à jamais plutôt que d’essayer de tourner le couteau dans la plaie. Le fautif finit par s’excuser devant la grande colère de certains membres du grin. Mieux, il quitta les lieux…
Tout cela par la faute d’un moustique. Non content de nous inoculer le virus du palu, voilà que les moustiques nous cognent les têtes.
Il faut chercher les voies et moyens de les exterminer. C’est la seule solution qui mérite d’être soutenue afin de nous délivrer des moustiques qui de plus en plus deviennent «intelligents» et s’échappent toujours des pièges posés par les hommes. Il faut décréter une véritable guerre contre les moustiques. C’est le seul combat qui peut nous sauver.
Belle chevauchée de Etalons : enfin le chaînon manquant ?
Et de quatre pour les Etalons du Burkina. Après la Tunisie cueillie à froid à Tunis (1-2), le Burundi épinglé au stade du 4-Août (2-0), les Seychelles battus chez eux (2-3) ; l’équipe nationale du Burkina a encore confirmé tout le bien qu’on pensait d’elle en étrillant le samedi 21 juin dernier l’équipe des Seychelles par 4 buts à 1. C’est un score éloquent qui montre la force de frappe de l’attaque burkinabè. Les Etalons ont très bien galopé mais pour certains membres du grin, rien n’est encore fait. Pour eux le chemin est encore long. Le travail doit se poursuivre jusqu’au bout.
Ce n’est surtout pas le moment de dormir sur les lauriers. Pour les autres par contre, les Etalons doivent réfléchir à l’image de Jo COUDET qui pense que «l’homme est un rêveur. Il poursuit des chimères, rêve du grand amour ou d’une carrière brillante. Nous bâtissons tous des châteaux en Espagne. Mais il y a aussi des rêves impossibles qui deviendront pourtant réalité, avec un peu de chance et beaucoup de travail. Ces rêves-là, il ne faut pas les laisser s’envoler».
Notre équipe doit bien saisir la situation du bon côté. Ils ne sont pas très nombreux les pays qui ont fait un sans faute dans leur parcours comme le Burkina. C’est un signe qui ne ment pas.
Au grin, les gens pensent que la bonne marche des Etalons est l’œuvre du coach portugais Paulo DUARTE. Il a su donner une âme de gagneur à l’équipe. La confiance est là et l’enthousiasme aussi. Toute chose qui permettra aux Etalons d’aborder le second tour avec aisance, sans pression et sûr de leur force qui, quoi qu’on dise n’est pas du tout fortuite. A côté des méthodes de l’encadrement technique, il faut aussi relever le travail abattu par la Fédération burkinabè de football tenue par le DG de la LONAB.
Les turfistes du grin qui redoutaient la venue de Zambendé Théodore SAWADOGO à la tête de la FBF parce qu’ils craignaient que leurs grins allaient servir à entretenir les Etalons, ont changé de paroles. Ils sont satisfaits de la prestation d’ensemble des Etalons et s’il faut récolter de l’argent sur les mises des parieurs pour soutenir l’équipe du Burkina, ils se disent partant. Pour eux, rien ne vaut la victoire répétée des Etalons. Cela favorise à atténuer un peu les affres de la vie chère.
L’un des anciens trieurs de la LONAB qui ont été déflatés a tenté d’expliquer au grin qu’il était impossible de stimuler un gagnant dans les esprits et garder l’argent pour la LONAB. Il a beau expliquer certains ne veulent pas y croire.
Mais ils disent qu’il n’y a plus de problèmes car avec la belle chevauchée des Etalons, la LONAB peut se permettre tout ce qu’elle veut ; pourvu qu’on engrange des points sur des points pour se retrouver au mondial 2010 en Afrique du Sud. Nous devons savourer cette belle performance avec beaucoup de retenue, pour éviter de perdre la guerre, faute de clous comme la dit si bien le dicton populaire : «Faute d’un clou, on perd un fer. Faute d’un fer, on perd un cheval. Faute d’un cheval, on perd un cavalier. Faute d’un cavalier, on perd une bataille. Faute d’une bataille, on perd une guerre, et le tout faute d’un clou».
Un mendiant alcoolique se fait expulser d’une mosquée
Le phénomène de la vie chère se poursuit toujours. De plus en plus, les gens cherchent des voies et moyens pour se mettre à l’abri du phénomène mondial.
Dans les différentes mosquées de la ville, il ne se prononce jamais le traditionnel «AS Salamoualekoum» pour mettre un terme à la prière qu’un mendiant ne se lève pas pour exposer ses problèmes à l’endroit de ses frères musulmans afin qu’on l’aide au nom d’Allah.
Au secteur 21 de Bobo, l’un d’eux a été prié de quitter la mosquée et de ne plus y mettre pied après qu’un fidèle ait raconté ses hauts faits devant l’alcool. Le mendiant en question était habillé en complet jean et n’avait rien d’un talibé. Mais il était très subtil dans le maniement des formules de bénédictions envers ses éventuels donateurs à qui, lui même s’empressait de dévoiler les récompenses qu’Allah réservera à ceux qui lui viendront en aide.
L’homme en question était d’autant plus furieux, car lorsqu’il a rencontré le mendiant en état d’ivresse et qu’il a essayé de lui rappeler que c’est dans les mosquées qu’il va mendier pour venir s’empiffrer ainsi d’alcool dans les maquis et bars, le mendiant n’a pas hésité à l’insulter comme un mal-type et s’est fait passer pour un entrepreneur. Il a d’ailleurs proposé à l’homme s’il le voulait, «un peu de sous pour lui éviter d’être jaloux des honnêtes citoyens».
L’homme était tellement furieux contre le mendiant qu’il n’a même pas attendu la réaction des fidèles avant de le mettre dehors tout en le menaçant.
Le mendiant n’a rien dit pour se défendre. Il est resté muet comme une carpe. Cela a donné du grain à moudre à certains fidèles qui ont conclu que «celui qui ne dit rien, consent».
Cette histoire a été diversement accueillie au grin. Les uns pensent que la mosquée est la maison d’Allah et que par conséquent, nul n’a le droit d’y interdire l’accès à quiconque. Pour les autres, il faut éviter de laisser souiller la maison d’Allah par des fidèles sans foi ni loi.
Le sage du grin pense que nul n’a le droit de juger son prochain. Cela est du devoir de Dieu lui-même.
Il a exhorté le grin à réfléchir sur cette pensée de l’ancien président tunisien Habib BOURGUIBA qui disait que «la nature, c’est l’ensemble des phénomènes qui se produisent d’eux-mêmes, de façon régulière et indépendamment de toute intervention divine arbitraire».