ONEA : 6 à 8 m3 la tranche du tarif social

Laurent SEDOGO, ministre en charge de l’Hydraulique
Le Conseil des ministres du mercredi 25 juin 2008, a adopté un rapport relatif à la politique tarifaire de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) pour la période 2008-2012. Cette nouvelle politique tarifaire vise à mettre en adéquation avec le contexte social une utilisation équitable des ressources en eau sur le territoire national en tenant compte des ménages à revenus modestes. Ce nouveau tarif prend en compte les conclusions des négociations avec les partenaires sociaux et porte de 06 à 08m3 la tranche du tarif social. Ainsi cette option tient compte de la tarification retenue et validée par l’ensemble des partenaires sur les questions industrielles économique et sociale ; son applicable vise à sauvegarder le bon fonctionnement de l’entreprise et son équilibre financier. Voilà ce qui est concret et diligent. Reste maintenant le suivi de son application effective sur le terrain et ce, sur toute l’étendue du territoire national.
Délégation de compétence
Le Conseil des ministres du mercredi 25 juin 2008, a examiné et adopté un décret portant modalités de délégation de compétences dans les administrations publiques du Burkina Faso. Ce décret s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme globale de l’administration publique et clarifie les procédures et les responsabilités dans le processus de prise de décisions tant au niveau des administrations centrales et décentralisées de l’Etat qu’au niveau des collectivités territoriales.
10 000 logements sociaux : l’adoption d’un rapport pour donner un coup d’accélérateur
Le rapport relatif à la campagne nationale d’inscription au programme 10 000 logements sociaux et économiques ainsi que son processus de mise en œuvre a été adopté au cours du Conseil des ministres du mercredi 25 juin 2008. Ainsi la proposition de répartition des logements à construire dans les chefs-lieux de province sur la base des inscriptions enregistrées a été approuvée. Des instructions ont été données au ministre en charge du dossier pour une mise en œuvre diligente du projet ainsi que des orientations précises sur les types de logements à construire et leurs modes de financement.
Le foncier rural : l’avant-projet de loi en atelier
C’est à Kombissiri que les organisations paysannes du ministère en charge de l’Agriculture et la direction générale du Foncier rural se sont réunies les 24 et 25 juin 2008 autour d’un atelier technique en vue de l’élaboration d’un avant-projet de loi sur le foncier rural au Burkina Faso. L’implication des acteurs du monde rural participe de la prise en compte de leurs points de vue, suggestions et recommandations pour une amélioration adéquate de cet avant-projet de loi. Et l’esprit de ces documents préconise l’aspect préservation et consolidation de la paix sociale parlant des conflits fonciers. Quant aux terres appartenant à l’Etat, ce document stipule qu’elles doivent faire l’objet de recensement, de limitation et d’immatriculation au nom de l’Etat. Pour les locations du foncier rural, les textes proposent une durée de 5 ans minimum avec une transaction aux modalités clairement définies par la commune en acte authentique. Cette loi vise à reconnaître et à protéger les exploitations familiales qui ne souffrent pas de contestation par la délivrance d’un document. De l’avis de la D.G du foncier rural, Mme Maïmouna DERME à travers les textes et avec la volonté des uns et des autres on pourrait «réguler les tensions et parvenir à mettre les différents acteurs face-à-face pour qu’ils trouvent des solutions en cas de conflits». C’est pourquoi le toilettage du document est très attendu pour la mise en œuvre de la politique nationale de la sécurisation foncière en milieu rural qui protège les gros exploitants de même que les petits.
Le nouveau Secrétariat exécutif permanent du FFS version.
Norbert TIENDREBEOGO
Cette élection est intervenue au cours d’un congrès extraordinaire tenu le samedi 28 juin 2008 à Ouagadougou. Le Front des Forces Sociales (FFS) que Nestor BASSIERE ancien président a, au cours d’un congrès extraordinaire, signifié sa fusion à l’Union des Partis Sankaristes (UPS) l’autre aile, celle de Norbert M. TIENDREBEOGO, soutient qu’il n’en a jamais été et vient de mettre en place un nouveau secrétariat exécutif national (SEP), dont voici les noms de quelques membres :
- Président : Drissa KOMO
- 1er vice-président : Julien NANA
- 2e vice-président : Mme SAWADOGO/BANCE Fatimata
- 3e vice-président : TIEBA Fatim
- 4e vice-président : Adama SAWADOGO
- Secrétaire général national : Edouard ZABRE
- Commissaire politique national : Norbert M. TIENDREBEOGO
- Secrétaire général à la communication : Ousseni GUINGANI
- Trésorier : Joseph DAMIBA
- Secrétaire général à l’organisation : Denis BAMOGO
Mariage au CSC : 11 couples en règle vis-à-vis de la loi
Le mariage collectif qui devient de plus en plus une tradition dans nos différentes institutions s’est invité au Conseil supérieur de la communication (CSC). En effet, 11 couples de cette institution de régularisation des médias ont «scellé» leur union par le lien de mariage pour le meilleur et le pire devant l’officier de l’Etat civil, Pascal T. OUEDRAOGO, maire de l’arrondissement de Sig-Noghin. Cette initiative est de l’ex-président du CSC, Luc A. TIAO, actuellement ambassadeur du Burkina à Paris, de voir régulariser par le lien officiel du mariage, la situation de «célibat» des travailleurs de cette institution. Cela a été chose faite le samedi 28 juin 2008 et le vice-président du CSC, Urbain TRAORE qui a accompagné les mariés pour leur «officialisation» a soutenu que «tant que le mariage civil n’est pas fait, il n’a pas d’effet au regard de l’Etat. Donc chers couples non en règle, «officialisez votre situation».
Blaise COMPAORE à Charm-el-Cheick
Le 11e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) qui s’est tenu du 30 juin au 1er juillet 2008 à Charm-el-Cheick en Egypte a connu la participation du président du Faso, Blaise COMPAORE. Le canevas de ce sommet était organisé autour d’un thème principal qui est celui de la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement en matière d’eau et d’assainissement.
Autres questions non moins importantes étaient la crise alimentaire en Afrique, la lutte contre le paludisme, l’état de la paix et de la sécurité en Afrique et la mise en œuvre du NEPAD de même que l’examen du rapport sur la bonne gouvernance au Burkina Faso établi par une mission du Mécanisme d’évaluation par les pairs (MAEP) en février et mars 2008 dans notre pays.
Trafic humain : des peines inadéquates au Burkina

Jeanine Jackson,
Ambassadeur des Etats-Unis au Burkina Faso
Selon un communiqué de presse de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Burkina Faso, près de 800 000 personnes sont trafiquées à travers les frontières nationales stipule le récent rapport du Département d’Etat des USA. Les victimes sont maintenues dans un état de servitude domestique, exploitées dans le commerce du sexe, recrutées de force comme enfants soldats ou maltraitées dans des usines et ateliers. Ce que ce rapport a qualifié de «l’esclavage des temps moderne». Pour le cas du Burkina Faso, le communiqué de presse rend compte d’un examen mitigé sur le combat contre le trafic humain. Le rapport reconnaît que «le Burkina Faso fait des efforts significatifs pour se conformer aux normes minimum pour l’élimination du trafic humain», mais «les peines prononcées contre les trafiquants étaient inadéquates». De l’extrait de rapport relaté par le communiqué de presse, le gouvernement burkinabè n’a pas réussi à mettre en application des procédures pour identifier les victimes de trafic parmi les femmes dans le milieu de la prostitution. A noter que les Etats-Unis contribuent à plus de 79 millions de dollars à l’étranger pour le programme anti-trafic à travers le monde.
Kadhafi n’est plus seul
L’unité africaine est jusqu’à l’heure une utopie pour nombre d’Africains. Et pour cause, la plupart des leaders actuels du continent préfèrent être «la tête d’une souris, que la queue d’un éléphant», comme le disait feu le président Félix Houphouët BOIGNY de la Côte d’Ivoire, pour juste fustiger ses pairs opposés à l’unité. Le Guide libyen, Mouammar KADHAFI est sur les pas des N’KRUMAH etc. pour faire de l’unité africaine une réalité. Seule gage d’ailleurs pour sortir l’Afrique de sa torpeur. Un combat que le Guide mène avec des difficultés. Fort heureusement il y a des acteurs de la société civile qui ont compris le sens et la protée de son combat. Au Burkina, deux associations : l’Association Mohamar KADHAFI pour la paix et l’unité (AMKPUA) et celle des Amis de Mohamar KADHAFI (AMOKAD) se sont engagées à appuyer le Guide dans ses actions de consolidation de l’unité africaine. Pour le président de l’AMKPUA Saidou COMPAORE qui a donné une conférence de presse avec M. Adama TIENDREBEOGO de l’AMOKAD, cette occurrence qui les réunit est le signe de leur volonté de faire l’unité de leurs associations, un exemple de la vision du guide libyen. L’ambition de l’AMKPUA est de s’implanter dans tous les pays africains afin d’apporter d’abord l’intégration au sein de la population qui seule peut amener les dirigeants à aller vers l’unité africaine. Déjà l’AMKPUA est présente au Togo, au Bénin, au Mali, et le travail ne fait que commencer. L’occasion faisant le larron, le président Saidou COMPAORE a profité réagir sur les propos du Guide libyen, en rapport avec la sortie du candidat démocrate BaraK OBAMA sur la situation au Proche-Orient notamment sur la situation israélo palestinienne. Pour le guide libyen le propos du candidat tenu le 4 juin 2008 n’est pas de nature à apaiser le climat de tension qui règne dans la région. En rappel, Barak OBAMA disait : «je ferai d’Alqods une capitale éternelle pour les Israéliens. Moi, je consacrerai 30 millions de dollars aux Israéliens dans les dix prochaines années. Je ferai ce qui s’appelle Israël supérieur militairement sur l’ensemble de la région. Je les renforcerai en défense de Gaza jusqu’en Iran…» Pour les amis de KADHAFI, il faut œuvrer pour l’unité africaine en aidant le Guide à travers une action dans et avec la population. C’est la seule gageure pour que l’Afrique soit un jour appelée les Etats-Unis d’Afrique. Car, compter sur les gouvernants, c’est plus que de l’utopie. C’est dire donc que KADHAFI n’est plus seul dans sa quête pour une Afrique unie, il peut compter sur la société civile africaine notamment AMKPUA et AMOKAD.o