Il s’oppose au mariage de son ex
Le départ du gouverneur Bêbrigda Mathieu OUEDRAOGO des Hauts-Bassins vers le Centre-Nord est largement commenté au grin. Tout le monde est unanime à reconnaître qu’il a un grand cœur et qu’en tant que premier gouverneur de la région des Hauts-Bassins, Bêbrigda n’est plus n’importe qui pour cette région.
Il a fait ce qu’il pouvait durant son mandat. Le début de l’année a été difficile pour lui lorsque en février dernier, la capitale de sa région a été surprise par des émeutes violentes qui ont occasionné de lourdes pertes sur les biens publics comme privés. L’homme a marqué de son empreinte la vie sociopolitique et administrative dans les Hauts-Bassins. S’il a été heureux dans cette région, il faut souhaiter qu’il en soit de même pour lui-là le mènent ses activités professionnelles. L’administration est une continuité. Les responsables vont et viennent depuis la nuit des temps. Quelqu’un a dit que le fonctionnaire de l’Etat est comme une calebasse sur l’eau, qui bouge perpétuellement. Tous les fonctionnaires connaissent cette dialectique. Le vaste mouvement des gouverneurs a touché 8 d’entre eux. Alors laissons partir Bêbrigda Mathieu OUEDRAOGO aller affronter d’autres réalités, celles du Centre-Nord. Bon vent à BMO.
La victoire des Etalons n’empêche pas la guerre des clans des supporteurs bobolais
La belle chevauchée des Etalons ne laisse personne indifférent au Burkina Faso et dans le monde entier. Les 4 victoires d’affilée que certains pessimistes burkinabè négligeaient ont été accueillies avec beaucoup d’enthousiasme au niveau de la FIFA. Cela a permis à notre pays de faire un saut qualitatif dans le classement des meilleures équipes du monde selon la FIFA. Le Burkina est aujourd’hui63e au plan mondial et 12e au plan africain.
Cette performance n’est que le résultat des 4 matchs 4 victoires réalisés par les Etalons. Tout baigne donc pour les Etalons footballeurs. Mais du côté des supporteurs, surtout ceux de Bobo, il y a des antagonismes exagérés qui risquent de déborder. Tenez-vous bien ; le samedi 07 juin 2008, pendant que tous les esprits étaient sur le match des Etalons, c’est ce jour que des supporteurs ont choisi pour se régler des comptes. Voyons les faits. L’Union nationale des supporteurs des Etalons (UNSE) était très active à Bobo sous la houlette de son vice président Lassina TRAORE. Entre temps, ce dernier a eu des démêlés avec l’entraîneur Drissa TRAORE Saboteur qui ont abouti à un procès où il a été condamné avec sursis. Le président national qui avait également des problèmes judiciaires a fini par démissionner. Sa place fut récupérée par MARSHALL qui se trouve être aujourd’hui le nouveau patron des supporteurs. A Bobo, c’est le flou total. Avec l’avènement d’un nouveau président, il y a certains qui pensent que tous les bureaux de supporteurs de Bobo doivent démissionner pour reconstituer de nouveaux bureaux. En attendant, ils ne reconnaissent pas de structures de supporteurs légales à Bobo. C’est ainsi qu’ils ont décidé d’organiser un convoi pour aller soutenir les Etalons lors de leur dernier match au Stade du 4-Août contre les Pirates des Seychelles. Tôt le matin, les responsables de deux structures qui organisent le voyage ont failli se frapper. Il s’agit de Lassina TRAORE le vice président, qui voulait empêcher Issiaka KOGO dit ministre de la guerre de stationner devant le stade Wobi. Pour le premier, c’est lui et sa structure seule qui peuvent organiser un convoi au nom des Etalons. Le groupe du «ministre la guerre» s’est penché sur le fait que Lassina TRAORE soit condamné avec sursis pour monter les enchères. Ce dernier a rétorqué qu’il n’avait ni volé ni tué quelqu’un…
Grâce à la bonne vigilance des sages présents de chaque côté, le problème a été résolu et les deux groupes ont fini par faire le déplacement au Stade du 04-Août où ils ont tous fait la fête après la victoire éclatante 4 à 1 des Etalons sur les Seychelles.
Au grin, certains n’ont pas hésité à parler de suppression des groupes de soutien aux Etalons. Au lieu de s’entendre pour mieux soutenir l’équipe, chacun défend sa petite chapelle jusqu’au bout dans l’espoir de découvrir un filon juteux. Maintenant que nos Etalons galopent très bien, les supporteurs devraient sonner le grand rassemblement pour une véritable union des cœurs. Mais au lieu de cela, ce sont les appétits voraces qu’on nous fait voir. Issiaka KOGO dit «ministre de la guerre» serait un protégé de Noufou OUEDRAOGO. Il a démissionné du bureau provincial de l’UNSE du Houet mais il reste toujours actif dans le milieu, à sa manière. Il dit qu’il a tout sacrifié pour le sport et que c’est tout ce qui lui reste pour vivre sa passion. Alors personne ne peut l’empêcher d’organiser un convoi pour aller supporter les Etalons.
Les responsables sont donc invités à rester vigilants pour que l’atmosphère délétère qui règne au sein des supporteurs ne plane pas au dessus de l’équipe. Bonne chance aux Etalons.
Il s’oppose au mariage de son ex.
Le 3 juillet dernier, les musulmans d’un secteur de Ouagadougou ont été confrontés à une situation cocasse. Ce jour-là, ils devaient unir par le lien du mariage religieux, Ami et son copain, homme de tenue de son état.
Ami n’est plus de ces innocentes jeunes filles dont le cœur bat la chamade le jour de leurs noces ; non, elle a déjà connu la vie maritale d’autant qu’elle venait de quitter pour la deuxième fois un foyer. En effet, après des scènes de ménage, Ami avait abandonné son mari Adamou et s’était installée chez un vieux de ses relations parentales dans un autre secteur de la ville. Plusieurs mois étaient passés sans que le mari vint s’enquérir de la situation de sa femme. Ami, elle, ne perdit pas le temps et se mit à vivre pleinement la vie de célibataire. Ce qui n’était pas pour déplaire à certains de la gente masculine dont les charmes de la nouvelle venue dans le quartier ne laissaient pas indifférents. Ainsi, quelques temps après, Ami rencontra Issaka, et leur «love story» était des plus sérieuses que les tourtereaux décidèrent de l’officialiser par les liens du mariage. Les bonnes intentions du nouvel élu de son cœur incitèrent Ami à oublier ses engagements matrimoniaux précédents et à se présenter comme femme célibataire, une «wemba» comme l’appellent les mossis du Nord de notre pays. Elle, Ami, qui a connu trop de déboires dans ses fréquentation, disait à qui voulait l’entendre que sa bonne étoile était enfin sortie. Avec Issaka, elle vit le parfait amour et la vie se présente pour eux en rose.
Le mariage est alors programmé pour un jeudi du mois de juillet dans la famille de la mariée comme cela est de coutume dans la religion musulmane. Les petits plats ont été mis dans les grands pour que la fête soit belle. Les femmes du quartier ont apporté une touche particulière à la cuisine et le zoom koom coulait à flots.
A la mosquée, l’ambiance était des grands jours et de partout étaient venus des gens, croyants musulmans ou non, pour assister au mariage de Ami. Avant que l’Imam officiant annonce le début de la cérémonie, un grand tumulte commença à s’élever de la foule présente ; c’était Adamou, le mari abandonné qui se manifestant brillamment venait ainsi de provoquer l’indignation des gens pour la cérémonie qui allait se tenir. En fait, alerté par des amis depuis quelques jours des intentions de son épouse de se remarier, Adamou avait juré de ne jamais laisser le projet se réaliser. Dans son esprit la longue absence de Ami de chez lui devait lui permettre de se refaire le moral après les fréquentes bagarres qui ont miné leur couple. Il n’avait donc jamais répudié sa femme et ne pouvait comprendre que celle-ci veuille convoler en noces lorsqu’elle était toujours dans les liens d’un mariage dûment célébré par des religieux. Quel sacrilège ! Les responsables religieux et la foule des croyants étaient sidérés ; ce qu’il leur restait à faire était tout simplement de lever la cérémonie en se retirant. Ainsi échouait le mariage de Ami et Issaka qui ne s’en revenait pas.
Le mari légal, Adamou, qui se dit cocufié a immédiatement demandé à Ami de rejoindre le domicile conjugal. Ce que cette dernière a catégoriquement refusé. Elle a juré ne plus jamais se coucher sur le même lit que Adamou et qu’avec ou sans mariage, elle referait sa vie avec Issaka. Mortifié, Issaka et ses accompagnants restèrent sans voix, eux qui ignoraient complètement le statut réel de celle qu’ils voulaient épouser. En attendant l’évolution des choses dans cet imbroglio, la honte se lisait sur tous les visages ce soir-là. Les «lahila hilala» pleuvaient de toutes parts. Une femme pour deux hommes le jour d’un mariage, on n’en avait jamais vu dans le quartier.
Il menace sa fille qui s’enfuit
de la cour
L’histoire se passe au secteur 14 (Bindougousso). Un homme de retour de voyage remarque que son téléphone portable est un peu dérangé. Quelqu’un a dû manipuler l’appareil et l’homme avait beau essayer de le mettre en marche qu’il restait éteint. Il accusa alors sa femme qui à son tour accusa sa petite fille de 9 ans d’en être responsable. Selon la mère, c’est elle qui s’amusait avec l’appareil pendant son absence.
Lorsque la fillette est revenue de l’école, son père s’est mis à menacer de l’égorger si elle n’arrangeait pas son appareil. L’homme était sous le coup de la colère. Il ne contrôlait plus les menaces qu’il proférait à l’encontre de sa fille. Cette dernière prit peur et s’enfuit du domicile familial pour aller trouver refuge chez l’une de ses amis de classe. C’était pendant la période des examens, il n’y avait pas cours. Le père accompagné de la mère durent faire le tour de toutes les stations radios de Bobo pour un communiqué. L’atmosphère était devenue lourde dans la famille. On ne retrouvait l’enfant nulle part et la mère qui ne finissait pas de pleurer accusa le père d’être le responsable de la fugue de sa fille.
L’angoisse était très lourde à supporter. Et dire qu’il s’agissait de l’unique enfant du couple. Ce n’est qu’au 3e jour que l’enfant fut aperçu par une connaissance qui leur porta la nouvelle. La famille adoptive dit avoir pensé que la fille avait demandé la permission à ses parents avant de venir chez elle. Le père très furieux s’est demandé comment quelqu’un pouvait garder l’enfant d’autrui pendant 3 jours sans avoir une idée de ses parents ?
Au grin, c’est la même question que les gens se posent. L’attitude du père de la fille a été désavouée par la majorité des gens qui trouvent qu’il a exagéré à cause d’un simple téléphone portable.
Mais les plus fautifs, ce sont les parents de l’amie de la fille. Ils disent qu’ils n’écoutent pas la radio. Leur fille de 10 ans est venue leur dire qu’elle aura la visite d’un ami de classe et eux ils n’ont pas trouvé d’inconvénients. Le père de la fille fugitive s’est vu obligé cette fois de maîtriser sa colère de crainte d’embrouiller encore cette dernière qui ne voulait même pas repartir avec lui. Il fallut vraiment amadouer la fillette afin qu’elle consente à rentrer à la maison.
Le sage du grin juge le cas de ces deux familles très délicat. Le cas du père de la fille qui a quitté le domicile familial est grave parce qu’il semble très brutale envers son enfant qui n’a que 9 ans. Quant au père de l’amie, il aime beaucoup sa fille au point qu’il lui accorde tout, sans contrôle, or qui aime bien châtie bien dit l’adage. En toute chose, il faut choisir le juste milieu. L’excès nuit.o
«Le petit fâkir, toujours dispo»