L’EFO porte la couronne à une journée de la fin
Le suspense est retombé pour le championnat de football d’élite après les matches de la 25e journée. L’EFO a profité de la défaite de l’USO devant l’ASFA-Y pour se faire introniser reine après 7ans de disette.
La partie a été âprement disputée en témoigne cette action de jeu 
«Je rends grâce à Dieu qui nous a donné ce titre» a dit l’entraîneur nigérien de l’EFO après le coup de sifflet final qui a consacré la victoire définitive de son équipe au championnat national de football d’élite saison 2007-2008. Les Stellistes sortis vainqueurs dans le duel distance avec l’Union Sportive de Ouagadougou (USO). En effet, les «Bleu et blanc» sont difficilement venus à bout (1but à zéro) d’une courageuse équipe de l’AS SONABEL qui continue de se battre pour sa survie en première division. Au même moment, l’ASFA-Y a battu son poursuivant immédiat par deux buts à zéro. Une défaite qui met les protégés du Colonel Félix Tiemtarboum à quatre points de l’EFO. A une journée de la fin, les trois points de la 26e ne compteront que pour du beurre pour l’EFO.
Sept ans après son dernier sacre, le club de Boins yaaré revient sur la plus haute marche du podium du football national. La famille stelliste, avec en tête, le président du conseil d’administration Lazare Bansse a savouré cet instant de bonheur. L’EFO peut se faire encore appeler la «reine des stades». Qui sait si la Coupe du Faso où elle est encore en course ne viendra pas définitivement embellir une saison déjà maîtrisée.
La Ligue des champions en ligne de mire
A peine couronnée, l’EFO pense déjà à la prochaine Ligue africaine des champions. Il ne sert de montrer du muscle à l’intérieur si on ne fait pas peur à la petite équipe africaine. La formation actuelle de l’EFO semble un ton en dessous du niveau moyen continental. L’entraîneur Cheick Oumar Diabaté en est d’ailleurs conscient et l’a dit dans le Sidwaya Sport N° 792 «Je pense qu’il faut renforcer l’effectif. Nous avons un groupe jeune et quelque part, il nous manque des buteurs. La campagne africaine est une autre compétition et il faut une préparation adéquate si nous voulons aller loin.»
Avec une analyse aussi lucide, le technicien de l’EFO, s’il est écouté, peut réussir un bon coup sur la scène continentale. Mais pour ça attendons de voir
Le penalty qui couronne l’EFO
Suspense entier pour la seconde place et descente en D2
Si l’EFO s’est soustraite du stress de la dernière journée avec son sacre, la place de dauphin reste à prendre. L’ASFA qui a favorisé la victoire finale l’EFO avec sa victoire sur l’USO devra garder le cap si elle aussi veut souffler la deuxième place. Avec 45 points, les «Jaune et vert» ne sont qu’à un point des «Enfants de Larlé» qui en ont 46. Malheur au vaincu qui se contentera de la médaille de bronze.
Mais la situation que vit l’ASFA-Y et l’USO n’a rien de renversant devant celle des équipes menacées de relégation en deuxième division. Au bas du classement Bobo Sports et le Boulgou sont au coude à coude. Boulgou FC avec 16 points et un goal différentiel ahurissant de moins 41 contre occupe la 13e et avant dernière place. Bobo Sports ferme la marche avec 14 points et moins 20. Comme pour la seconde place, le vaincu de la dernière journée ira vivre l’enfer de la deuxième division pendant au moins une saison.
Avec lui descendra une équipe de Ouagadougou par application de la mesure portant dimunition des équipes à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. L’AS SONABEL et le RCK sont au bord de ce précipice.
Les Faucons qui n’ont plus de rapaces que de nom sont en ballottage favorable. Ils ont 31 points et un goal différentiel nul. Quant aux Electriciens, leur compteur marque 28 points et moins 2.
Le hasard du calendrier a voulu que les deux se croisent à la dernière journée. Un match qui annonce déjà des étincelles sur la pelouse.
Pour se maintenir, le RCK n’a besoin que d’un nul ou d’une courte défaite d’un but d’écart. Une situation qui lui laisse une toute petite marge de manœuvre. A contrario l’AS SONABEL doit impérativement s’imposer par au moins deux buts d’écart. Dans ce cas de figure, les deux équipes auront le même nombre de points et le même goal différentiel mais la SONABEL sera favorisée par son attaque. Elle a marqué 22 buts en 25 matches contre 19 à l’équipe du Rail. Le suspense est donc entier pour ce dernier acte du championnat national.
Le niveau général laisse à désirer
Le championnat national qui s’achève ne restera pas gravé dans les mémoires. D’une façon générale, il a été d’un niveau assez bas. Aucun joueur ne s’est révélé au dessus du lot et le jeu était parfois d’une grande platitude. Ce n’est pas étonnant que les gradins des stades aient été désespérément vides tout au long de la saison. Le football au plan local ne se porte pas bien. Les responsables des clubs et de la Fédé en sont certainement conscients. Le championnat national est le baromètre de tout football. C’est lui qui donne le reflet du niveau réel de la pratique dans un pays. Le Burkina n’a pas encore le championnat qu’il faut pour être au même niveau de débats que les meilleurs du continent. C’est une œuvre de longue haleine. L’EFO qui est une actrice essentielle de cette marche vers le sommet peut savourer sa réussite.
Par Ahmed NAZE
Fair-play
L’ABNVS mise sur les jeunes
L’Association burkinabè pour la non-violence en sport (ABNVS) a organisé la deuxième édition du concours retrouvailles des clubs jeunes fair-play dont la finale a eu lieu le samedi 5 juillet 2008 à l’ATB.
Le club jeunes de l’école Wodogo lauréat 2008
Le concours retrouvailles des clubs jeunes fair-play est considéré par les organisateurs comme le creuset de la bonne pratique sportive à cultiver chez les jeunes. Ce concours a été initié, selon Boubacar OUEDRAOGO, président de l’Association burkinabè pour la non-violence en sport (ABNVS), pour inculquer aux jeunes âgés de 9 à 12 ans les valeurs du sport. Il s’agit en effet de leur permettre de grandir avec ces maîtres-mots tels que : être fair-play, c’est savoir gagner ; savoir-perdre ou que la violence est l’arme anti-sportifs. Pour Simandé OUEDRAOGO, représentant du directeur général de la SONABHY, sponsor officiel de ce concours, l’ABNVS a trouvé une idée géniale en prenant comme cible les jeunes pour promouvoir un monde sportif où il fera beau. Il faut dire que le hooliganisme et le racisme, pratiques qui déshonorent le sport, sont pourtant de plus en plus visibles dans les stades. Dans ce sens, la SONABHY selon son représentant ne peut que soutenir l’ABNVS qui mène le combat de la non-violence et du fair-play en impliquant la jeunesse à travers des clubs jeunes.
Ces clubs jeunes ont été créés l’année dernière dans les écoles primaires de Ouagadougou pour permettre aux adhérents notamment les élèves d’organiser des compétitions dans des disciplines sportives et culturelles dans un esprit d’émulation saine. C’est un projet pilote, selon le président de l’ABNVS qui va s’étendre à l’ensemble du pays. Pour cette deuxième édition, ce sont cinq clubs qui se sont retrouvés en final à savoir ceux des écoles Baonghin, Gounghin Nord, Wogodogo, Tanghin A et Bilbalogho à travers des sketchs et ballets. Le lauréat a été le club jeune de l’école Wogodogo qui a eu droit à la coupe et la somme de 75000F. Gounghin Nord a occupé la deuxième place et a bénéficié de 50 000FCFA. En troisième position, Baonghin a reçu un prix d’encouragement de 15 000F. Concernant les activités sportives et culturelles, l’école Wogodogo a tenu la vedette en sport et en activités des clubs. Elle a ainsi été récompensée d’un ballon, de 100 cahiers et de 50 bics. L’école Gounghin Nord, meilleure en ballets et spectacles a reçu une radio cassette. Il faut noter que les organisateurs ont tenu à remettre un prix spécial à Joséphine Marie Thérèse OUEDRAOGO, fondatrice du lycée Nakeb-Zanga pour sa contribution dans la promotion du sport par le fait de payer chaque année la totalité de la scolarité des jeunes footballeurs de son établissement et prenant en charge la moitié des frais pour les athlètes. Un prix spécial fair-play a été décerné également à Abdoul Moumini GUIGUEMDE pour son honnêteté et son humilité en renonçant à son classement de deuxième place que le jury lui a attribué par erreur lors d’une compétition cycliste qu’il n’avait pas terminée..o
Par Drissa TRAORE
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