Du rêve à la réalité
Le 24 juillet 2007, lorsque le Premier ministre Tertius ZONGO lançait le programme des 10000 logements sociaux, c’était, pour nombre de Burkinabè, un rêve, voire une utopie. Le 12 juillet 2008, 144 bénéficiaires ont reçu les clés de leur logement de la phase pilote du programme.

En lançant le programme 10 000 logements sociaux le 24 juillet 2007, Tertius ZONGO mettait en œuvre l’un des axes du programme du président Blaise COMPAORE.
Le rêve est donc devenu une réalité, pour Mme Porgo Kadissa, pour Evelyne HEBIE/ BANHORO, Daouda BARRO, Joël KIEMDE, et les 140 autres bénéficiaires du programme pilote des 10000 logements sociaux. Chacun a reçu depuis le 12juillet pour certains et depuis hier mardi pour la grande majorité, les clés de leur demeure personnelle. Mais pour en arriver là, il a fallu une volonté politique affichée des plus hautes autorités du pays, de faire de la question du logement, une priorité. «Par cette action concrète, le Gouvernement répond à l’un des besoins fondamentaux de l’homme celui d’avoir un toit décent. Et comme il me plaira toujours de le dire, favoriser l’accès à un logement pour une famille, c’est contribuer à la création d’un ménage, d’un espace de vie agréable, favorable à l’éducation des enfants, à la santé et à l’hygiène… cette phase pilote constitue le premier acte du vaste programme de construction des logements sociaux qui lui-même est la traduction dans les faits concrets d’un volet du programme quinquennal de Son Excellence Monsieur le Président du Faso», dira Vincent DABILGOU ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme. Baptisés «la cité de l’espérance» les 144 logements constituent, selon le ministre DABILGOU, eux mêmes des espoirs comblés mais aussi l’espérance pour de nombreux autres inscrits au programme, qui attendent d’intégrer leur logement, dans les mois et les années à venir. Toutes les 144 villas sont de type F3 extensibles en F5 (4 chambres). Chaque villa comporte 2 chambres et un salon, dotée d’une toilette, une terrasse couverte, une cuisine et une clôture munie d’un portail pour un coût global 1 026 000 000 entièrement financés par le budget de l’Etat. Les logements ont été bâtis sur des parcelles viabilisées dont les superficies varient entre 240 et 300 m2. Pour le Directeur général de la Société de Gestion des Cités (SOGECI) M. Bruno DJIGUEMDE : «Le prix de vente de chaque maison devrait être au minimum de 7 906 000FCFA, en intégrant tous les frais générés. Mais comme promis le 24 juillet je suis heureux de vous annoncer que ces maisons seront cédées aux heureux bénéficiaires au prix de 6 700 000 hors taxes y compris le prix de la parcelle, ce qui représente un manque à gagner de plus de 170 000 000 pour l’Etat.» M. DJIGUIMDE a promis aux habitants de la cité de l’espérance, que sa structure compte équiper la cité d’un centre d’étude pour les scolaires résidents et pour ceux des quartiers environnants. Un équipement additionnel qui offrira des commodités nécessaires et sécurisées aux scolaires qui pourront y trouver des espaces d’études. Pour l’heure le seul problème auquel les habitants de la cité de l’espérance sont confrontés reste celui de la voirie. En effet, la zone est complètement enclavée et les voies d’accès sont quasi inexistantes, surtout en ces temps de saison hivernale. Pour accéder à leur nouvelle demeure, c’est la croix et la bannière pour les bénéficiaires. Ce n’est d’ailleurs pas les journalistes qui diront le contraire eux qui ont dû accéder à la cité de l’espérance après avoir taper trois kilomètres à pied. Et comme l’a laissé entendre un riverain : « construire des cités pour les gens c’est bien, mais encore faut- il qu’il y ait des routes pour rejoindre le domicile». Mais ce souci trouvera solution. Pour le ministre DABILGOU «la question de l’eau, de l’électricité et surtout le problème des voies d’accès seront résolus avec les structures compétentes». Ne doutons donc point de la parole de l’autorité et attendons de voir ce qui sera fait dans ce sens.
Par Frédéric ILBOUDO