Accident entre une locomotive et un taxi
Depuis sa prise de fonction officielle le 05 juillet dernier, Témaï Pascal BENON reste toujours dans l’ombre. Cela donne beaucoup de champ au secrétaire général de la région qui est obligé de combler le vide. Presqu’à toutes les cérémonies, c’est le SG qui est là, représentant le gouverneur. Au grin, les gens ont hâte de voir les méthodes de Pascal à la tête des Hauts-Bassins.
Le samedi 12 juillet dernier, le nouveau gouverneur a fait la ronde des coutumiers et des religieux. Pascal BENON est allé chercher les bénédictions du chef de canton de Bobo, de celui de Dagasso, de l’imam de Dioulassoba, de l’Archevêque de Bobo…
Ces premiers pas du nouveau gouverneur, ont été très bien accueillis par les membres du grin qui pensent qu’il a le bon flair. Dans sa tournée, le gouverneur était accompagné du maire de la commune. Maintenant qu’il a la bénédiction des anciens et des hommes de Dieu, il appartient à Témaï Pascal BENON de se dévoiler. A Dagasso, il a été prévenu de ce que «gouverner Bobo n’est pas chose aisée». Il lui faudra user de subtilité, de dextérité et surtout d’impartialité selon les conseils des anciens.
Nous sommes en période d’hivernage. Les bénédictions aussi ont tourné autour de la pluie. Et parlant de pluie, celle de la nuit du vendredi 11 au samedi 12 juillet a été d’une forte intensité. Une forte pluie qui est descendue sur la ville de Sya avec douceur, sans violence du fait du vent. La tornade quant à elle a grondé avec fracas, réveillant des enfants profondément endormis. La ville de Sya se souviendra longtemps de cette pluie qui a fait l’objet de débat au grin. Sous réserve de contrôle chez les messieurs de la météo, la plupart des gens du grin pensent que cette pluie est la plus abondante depuis le début de la saison hivernale.
Championnat national de football : la désillusion du Racing club de Bobo
Depuis la 25e journée du championnat national de football, l’Etoile filante de Ouagadougou est sacrée reine du Burkina. Il était temps pour la reine des stades qui semblait plus mériter sa couronne depuis 7 ans.
L’EFO championne, la course est donc terminée pour les autres prétendants au titre. Le Racing club de Bobo est redescendu sur terre. Le rêve de devenir champion s’est écroulé comme des châteaux de cartes. Pourtant au début, les choses semblaient marcher à merveille pour cette équipe qui a développé tout au long de la compétition, un beau jeu, chatoyant et efficace. L’équipe volait de victoire en victoire et occupait fréquemment le fauteuil de leader. Mais entre temps, son énigmatique entraîneur Brama TRAORE fut rappelé par la Nation comme entraîneur des Etalons juniors. Il devait céder son poste au RCB et se mettre résolument à la tête de l’encadrement technique de l’équipe nationale junior.
Le comité directeur du Racing confia alors les reines de l’équipe à l’entraîneur adjoint Aboubacar TRAORE. On était à 9 journées de la fin du championnat. Les dirigeants du RCB n’ont pas jugé bon de s’octroyer les services d’un autre entraîneur. Ils ont porté leur dévolu sur l’adjoint de Brama TRAORE se disant qu’ils ont travaillé ensemble depuis le début de la saison et qu’il pourra continuer sur la même voie. Mais mal les en a pris. Sur 8 matchs joués, Aboubacar TRAORE n’a réussi que 2 victoires, noyant ainsi tous les espoirs portés sur le RCB. Pire, lors de la 25e journée, l’équipe n’a pas été capable de battre Boulgou FC de Tenkodogo au stade Omnisport. C’est même de justesse que le RCB a égalisé vers la fin du match alors que l’équipe visiteuse filait tout droit vers un hold up parfait. Les dirigeants du RCB n’ont pas pu contenir leur amertume. A la fin de la partie, une réunion extraordinaire du comité directeur a décidé de se séparer de l’entraîneur Aboubacar TRAORE, sur place. Il n’aura même pas le privilège de jouer le dernier match du championnat. Cette tâche sera l’affaire de l’ancien international Boureima ZONGO. Il sera chargé de conduire l’équipe à Ouaga face au CFO. D’ici là, le comité décidera de la conduite à tenir. Dans la plupart des grins de Diarradougou, les débats vont bon train. Certains pensent que c’est la fédération qui a ainsi «cassé» le RCB en lui ôtant son entraîneur à un moment où l’équipe était bien placée pour enlever le titre. Kassoum OUEDRAOGO dit Zico est considéré comme le maître d’œuvre de cette machination.
Pour eux, Zico étant un pur bobolais, il connaît les forces et faiblesses du RCB. Il sait par exemple que le RCB n’a jamais été aussi meilleur que sous la houlette de Brama TRAORE. En tout cas c’est comme ça depuis plus d’une décennie. Hormis les deux titres de champion récoltés par Laurent KIPRE, aucun entraîneur n’a fait mieux que Brama TRAORE à la tête du RCB ces derniers temps. Sur ce point, d’autres pensent qu’il faut aussi apprendre à se passer du coach Brama TRAORE. Pour eux, on a l’impression qu’il a pris l’équipe en otage. Tout se passe comme si après lui, c’est le déluge. Il peut aller tourner comme il veut et lorsqu’il est disponible il vient reprendre «sa place». Le RCB doit faire changer cette situation s’il veut rester parmi les clubs phares de notre pays…
Si au RCB ça ne va pas, que dire des 2 autres formations de Bobo ? Bobo sport termine à la queue du classement. Ses dirigeants essoufflés souhaitent même la D2 pour récupérer un peu de leur énergie. Du côté de l’ASFB, le président est toujours porté disparu. L’entraîneur ivoirien Julien KEHI qui a fini par comprendre qu’il était venu se mettre dans une galère compliquée a finalement déserté sans crier gare. Son adjoint Hyacinthe KOFI s’est vu obligé de le suppléer en attenant que les responsables «fantômes» se prononcent. Pourtant rien n’est encore perdu pour cette équipe qui peut profiter de la coupe du Faso pour sauver sa saison. Elle est qualifiée pour les _ de finale et joue contre l’équipe communale de Ouaga (CFO). Les supporteurs tentent de se rassembler pour motiver l’équipe mais les problèmes sont tels que le pessimisme l’emporte facilement sur l’optimisme… pauvres équipes de Bobo !
Accident entre une locomotive et un taxi
Le dimanche 13 juillet dernier, les habitants de Farakan et de Niéneta ont été témoins d’un accident entre une locomotive qui fait souvent des déplacements pour les dépannages et un taxi au niveau de la voie qui même à l’abattoir frigorifique de Bobo. Là-bas, les rails et la route se confondent sur une pente. Pour y monter, il faut aller avec une allure mesurée. Un taximan l’a appris à ses dépens le dimanche dernier quand il fût surpris par une locomotive (sans les wagons) qui a traîné son taxi sur une centaine de mètres avant de s’arrêter. Le taxi fut en partie aplati alors qu’il y avait à bord 5 personnes parmi lesquels un bébé et un vieillard. La mère et son enfant sont indènes. Le bébé a juste été égratigné. Quant au vieillard il a été touché au bassin. Le chauffeur et l’autre passager ont également été touchés aux jambes et aux reins. Ils ont été tous conduits à l’hôpital Souro SANON par les sapeurs pompiers qui ont été aidés par les forgerons qui sont situés près de l’endroit de l’accident. Ils ont permis de couper des parties du taxi pour extraire les blessés.
Au grin, les gens sont remontés contre les autorités communales qui disent-ils sont de mèche avec la société Sitarail qui ferait mieux de trouver une solution appropriée à cette intersection entre les rails et la route. Pourtant cette route est très utilisée par les riverains. Elle constitue en quelque sorte la «frontière» entre Farakan et Nienéta. C’est le passage qui mène directement à l’abattoir. Il faut que Sitarail fasse le nécessaire pour sécuriser cette route qui a assez fait de dégâts. Heureusement pour le taximan qu’il s’agissait d’une simple locomotive. Qu’allait-il advenir si elle était munie de wagons ? En tout cas le freinage sur 100 mètres n’allait pas être possible et les dégâts allaient être inévitables et dramatiques.
Pourtant non loin de là, sur la nouvelle voie bitumée qui mène à Dédougou, Sitarail a fait le nécessaire pour veiller à la sécurité des usagers. Il appartient à cette société de faire aussi le pas vers cette voie dangereuse pour la rendre très fluide et sans danger pour les nombreux acteurs de la filière viande et bétail qui l’empruntent le plus.
Au grin certains pensent qu’à défaut de sécuriser cette route, les autorités feraient mieux de la fermer à la circulation.o
«Le petit fâkir, toujours dispo»