Un match référence
C’est dans la difficulté que se révèle le caractère d’une équipe. En réussissant le nul de 2 à 2 à Niamey dans le match retour des éliminatoires de la CAN des moins de 20 ans, Rwanda 2009, les Etalons qui étaient à dix pendant 80 minutes, ont sans doute trouvé une équipe. Pour eux, cette rencontre doit faire objet d’un cas de référence.
Il leur reste encore une double confrontation, soit face aux Eléphanteaux de Côte d’Ivoire, soit face au Sily national junior de Guinée pour marcher sur les traces de leurs aînés, déjà passés par la phase finale de 2007, qui a eu lieu au Congo Brazzaville. Une campagne au cours de laquelle, Salif DIANDA et ses coéquipiers avaient émerveillé les observateurs malgré leur élimination au premier tour.
La génération conduite par la maestria du bien nommé Oumarou NEBIE, auteur de trois buts en deux matchs, et ce de sa position de médian avancé, a de quoi voyager après sa victoire sur le Mena du Niger. On sait que cette formation nigérienne l’avait malmenée en Côte-d’Ivoire lors du tournoi organisé par le Port de la ville d’Abidjan, victoire du Mena 4 à 2. Beaucoup avait dit, vu la force de percussion du secteur offensif nigérien que ce ne sera pas du gâteau.
Aujourd’hui, force est de dire que les Etalons juniors ont su tirer les leçons de ce revers cuisant et surtout ont justifié les éloges entendues sur eux à l’issue de ce tournois à Abidjan. Malgré deux défaites et un nul, face justement à la Côte d’Ivoire, le public avait salué une future équipe brillante, à condition de rester sérieux et de persévérer dans le travail.
Conseils que n’a pas manqué de retenir le coach Brama TRAORE qui a su bâtir un ensemble bien en phase et qui forme un groupe homogène et solidaire. Il faut dire que ces cadets se connaissent bien, la plupart étant issue d’un Racing club de Bobo-Dioulasso, n’ayant pas son pareil pour dénicher et former des talents. Appuyée par les cadets de la génération Mahamadi BANDE, la cuvée 2008 des juniors recèle de talents certains avec des joueurs comme Ishola WASHIOU, Ibrahim SORE, Jonathan ZONGO, Oumarou SIDIBE et le joyau de la couronne, Oumarou NEBIE.
En évoluant à Niamey dès l’entame à dix contre onze, son avant centre Moussa TRAORE s’étant fait renvoyé aux vestiaires pour excès d’agressivité, les coéquipiers du capitaine Mamadou THIOMBIANO, ont montré qu’ils savaient se serrer les coudes. Plus que cette solidarité de tous les instants, c’est son réalisme qui donne matière à croire en ce groupe. Parce qu’en football, marquer des buts reste l’exercice le plus difficile qui soit. Et puis comment ne pas se souvenir que leurs devanciers ont plutôt raté une grande CAN à Brazzaville par leur manque de réalisme. Malgré des talents devant, ils n’ont jamais su trouver la bonne mire.
Oui, on peut espérer quelque chose de nos juniors, parce qu’à chacune de leurs sorties, ils ont réussi à marquer. Ils ont peut-être encaissé, mais en retour, l’arrière-garde adverse en aura aussi pour sa besace. Une qualité dont elle aura besoin lors du tour prochain devant deux pays au football autrement plus prestigieux que celui du Niger, et cela sans faire insulte à un pays qui se bat avec ses armes pour exister dans un sport dont la hiérarchie établie est très difficile à bousculer.
Brama TRAORE a donc désormais des certitudes et des repères solides. Il sait pouvoir compter sur ses garçons, même en cas de coups durs. Maintenant, il reste que tout match a sa vérité et en tenir compte permet d’éviter d’aller au devant de déconvenues. Le Niger est passé, mais le futur adversaire, qu’il soit guinéen ou ivoirien, constituera un obstacle de taille avec sans doute d’autres types de problèmes à résoudre.
Le match retour, qui se jouait lundi après-midi pour cause d’arrivée tardive des arbitres nigérians à Conakry, est en principe avantageux pour le Sily National qui avait arraché le nul de 1-1 à l’aller en Eburnie. Mais si la Côte d’Ivoire l’emportait, le Burkina la connaît pour l’avoir joué lors du tournoi de mai dernier. Certes, le résultat de 2 à 2 de ce match, pour anecdotique qu’il soit, n’en reste pas un vécu sur lequel pourra s’appuyer le staff pour concevoir la stratégie. Mais pour passer, il faudra se battre et avoir avec soi envie et détermination. Ce sera pareil, si c’était aussi la Guinée, le plus déterminé ira au Rwanda.o.
Par Idriss SEMDE
Sportissimo
Powell à nouveau blessé
Le Jamaïcain Asafa POWELL, qui vise ouvertement l’or du 100 mètres de jeux de Pékin, est à nouveau arrêté. En effet, lors du meeting de Rome, comptant pour la golden leader et tenu vendredi dernier, il a stoppé net son effort lors du 100 mètres des demi-finales peu avant de franchir la ligne d’arrivée alors qu’il était devant tous ses adversaires. POWELL, ex-recordman du monde de la distance et sprinter ayant le plus été sous les 10 secondes depuis son arrivée sur les pistes, se blesse malheureusement une fois tous les trois mois. Des blessures à répétitions qui ont freiné son ascension que tout le monde disait sans limite. A moins d’un mois des jeux, cette blessure n’est pas pour bonifier ses chances face à la concurrence devenue plus rude avec l’avènement de son compatriote Usain Bolt, nouveau recordman du monde du 100 mètres en 9’’72.
Duel qui passionne
L’épreuve du 100 mètres des jeux olympiques reste dans l’histoire comme celle qui passionne et qui passionnera toujours celle des jeux de Beijing soulève tous les enthousiasmes parce que trois athlètes, l’Américain Tyson GAY, les Jamaïcains Bolt et POWELL sont susceptibles de l’emporter.
Mais il y a surtout le fait que ces trois-là évoluent à un niveau stratosphérique avec régulièrement des temps en dessous du record mythique du Canadien Ben JOHNSON de 9’’79 établis à Séoul en 1988, soit 20 ans déjà. Et pourtant, malgré ce plateau de rêve du 100 mètres, c’est le 400 mètres hommes qui retient plus les attentions et fait la Une de l’actualité. Entre les deux Américains Lashaun MERRIH et Jeremy WARINER, le duel est très serré. WARINER, est le premier athlète blanc à avenir emmerder les Noirs sur leur distance favorite, car le 400 aux USA est une vraie institution.
Après le règne de Michaël JOHNSON, WARINER est arrivé en boulets de canon établissant des temps records. Mais depuis un an, il est mis au second plan par MERRIH, qui l’a même battu lors des sélections américaines. Vendredi à Rome WARINER a pris sa revanche d’un centième 44’’36 contre 44’’37 pour PERRIH. A Pékin, le duel entre le black et le blanc promet un moment d’athlétisme à très forte dose d’adrénaline.
Ça se précise
RONALDINHO à Milan, il semble que les choses bougent depuis dimanche. L’arrivée annoncée d’Adriano GALLIENI à Barcelone avec un acompte de 10 millions d’euros pour le transfert du joueur mettra-t-elle un terme aux rumeurs envoyant la star déchue tantôt à Milan, tantôt à Manchester. On sait en effet que City tient absolument à la venue de RONALDINHO pour relancer une équipe vivant trop dans l’ombre de United. Pour ce faire, il a doublé la proposition faite par Milan au Barça, avec 32 millions d’euros quand le club de Berlusconi n’en propose que 15. Mais on sait dans ce cas-là que la préférence du joueur est primordiale et Ronny tient à aller au Milan AC. Verdict sans doute dans les deux prochaines semaines.
Nouvelle destination
D’abord ce fut l’Italie dans les années 90, puis ce fut l’Angleterre au début des années 2000.Aujourd’hui, il semble que la terre d’exil préférée des joueurs français, très sollicités sur le marché européen, du fait de leurs coûts moyens et de la fameuse réputation de la formation à la française, soit devenue l’Espagne. Ainsi, Grégory COUPET rejoint l’atlético de Madrid alors que son ex-coéquipier à Lyon, le défenseur Sebastian SQUILLACI vient de se mettre d’accord avec le FC Séville. Ils rejoignent là-bas un fort contingent tricolore ayant pour chef de file Thierry HENRY au Barça, Robert PIRES à Villared et Florent SINAMA-Pongolle, l’ex-petit prodige qui quitte Huelva pour évoluer avec COUPET à l’atletico Madrid. Un vrai challenge pour l’avant-centre qui aura affaire à forte partie avec en attaque l’Uruguayen Forlane et l’Argentin Aguero.
Par Drissa TRAORE
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