Elle aura lutté jusqu’au bout
Le championnat était joué déjà lors de l’avant-dernière journée. A la faveur du succès de l’EFO sur l’AS Sonabel 1-0 conjugué à celui de l’ASFA-Y sur l’USO 2-O, les Stellistes avec alors quatre d’avance ne pouvaient plus être rejoints. Un succès stelliste qui obligeait le club des Electriciens à un match dramatique le samedi dernier face au RCK pour une place parmi l’élite ou pour une autre non désirée en D2.
La saison de l’AS Sonabel ne fut lancée qu’à la 14e journée lorsque l’Ivoirien Lassina KONE est appelé à la tête du staff technique en remplacement de Séraphin DARGANI.
A la mi-parcours, on pouvait se demander si le pompier de service n’arrivait pas un peu trop tard à la barre d’un navire en perdition. Au final, force est de reconnaître que l’opération de sauvetage a tenu à peu de choses, mais elle n’a pas été concluante.
Et pourtant, ce ne fut pas faute d’avoir essayé de ramener à flots un navire qui accusait sur l’avant dernier de la capitale, un débit de onze points. Lassina KONE, lui-même le dira, après la rencontre fatidique de samedi, il fallait être un magicien pour combler ce déficit, mais l’opinion saura qu’il a tout tenté. Avec une pointe de déception dans la voix qui se justifie par le scénario du match que son équipe semblait tenir par le bon bout.
L’AS Sonabel a en effet abordé le match parce que les connaisseurs appellent dans le jargon le «scénario parfait». En prenant très tôt l’avantage au score, le club électricien se mettait en situation confortable. Obliger l’adversaire à jouer le tout pour le tout, et donc à se découvrir, ce qui lui laisse le champ ouvert aux contres pouvant amener le break définitif.
Scénario idéal, quand on sait par ailleurs que depuis l’intronisation de celui qu’on nomme dans le milieu Parreira, l’AS Sonabel s’est découverte une assise défensive quasi imprenable. Mais, il faut dire que le football a un côté particulier qui s’appelle «jouer petit bras». Lorsqu’en effet, plane une sanction définitive sur une formation, elle a tendance à déjouer on plutôt à oublier de jouer. L’aspect psychologique devient envahissant dans ces cas-là, et l’AS Sonabel sera victime de cette position assise entre deux chaises. A 1-0, elle s’est demandée, même inconsciemment s’il fallait vraiment reculer ou jouer tous les coups offensifs à fond.
A contrario, son adversaire, le RCK n’ayant plus rien à perdre, car pour lui quel que soit le score, perdu pour perdu, c’est du pareil au même, il a adopté l’attitude de l’offensive à outrance. Sur le reculoir, subissant sur la presque durée du match, l’AS Sonabel a fini par craquer à trois minutes du terme. Un résultat nul qui le condamne à rejoindre le Santos FC, après que le séminaire de décembre 2006 eut décidé de ramener le nombre des équipes de la D1 de Ouagadougou de huit à cinq.
Avec l’AS Sonabel, le Boulgou FC remprunte l’ascenseur pour l’étage inférieur une année seulement après son accession à l’élite du football national. De ce passage éclair, on retiendra, qu’il fut intraitable sur son terrain de Tenkodogo, mais que par ailleurs, il n’a jamais été capable de rivaliser à l’extérieur, prenant à l’occasion de ses déplacements quelques valises mémorables.
En terminant bon dernier, il n’a pas su à l’instar d’un BPFC s’élever au niveau des exigences de l’élite où la rigueur doit être de mise dans tous les compartiments.
Or, défensivement le Boulgou FC a donné trop de largesses aux attaquants adverses, par un marquage laxiste et un repli coupable.
Mais, l’option prise de promouvoir le football dans les autres localités autres que Ouaga et Bobo peut se justifier de par justement la performance du BPFC. Avec l’USY qui a réussi à sauver sa place en D1, le club de la capitale du Centre-Ouest aura, été durant toute la campagne à la hauteur.
Jamais débordé, toujours à niveau, le BPFC a même pour certains matchs, donné la leçon aux cadors. Sur la qualité de son jeu, rien donc à dire et c’est sur la durée qu’il était attendu. Il a répondu aussi magnifiquement sur ce terrain-là.
Enfin, le titre de l’EFO n’a rien d’usurpé, même si à la fin et avec la pression du résultat, sept ans qu’elle n’avait plus étrenné le sacre, la reine des stades s’est aussi recroquevillée quand le score lui était favorable. Maintenant, elle sait que chacun l’attend sur l’échiquier africain. Un vrai défi, pas seulement pour elle, pour tout le football burkinabè.
Résultats de la 26e journée
ASFB – EFO : 0-3
SONABEL – RCK : 1-1
USFA – ASFA-Y : 1-3
USO – USY : 3-0
CFO – RCB : 0-3
BPFC – Boulgou : 2-0
Bobo SP – USCO : 0-3
Par Idriss SEMDE
Sportissimo
Pouvait-il accepter ?
Samuel ETO’ O

Jamais encore dans l’histoire des transferts, on a vu pareille offre et surtout on ne l’aurait encore moins imaginée. Le Camerounais du Barça Samuel ETO’O a reçu d’un club ouzbek une position de contrat d’un an, assortie d’un salaire annuel de 40 millions d’euros. Pour vérifier sur pièce ce contrat inqualifiable ETO’O s’est rendu sur place, mais a fini par décliner l’offre. Même pour une telle somme, il ne pouvait aller que perdre dans un club sans envergure, ni ambition à 27 ans. Et puis qu’auraient pensé ses nombreux fans et le monde du football s’il avait répondu oui ? Sans doute que son image allait en prendre un sérieux coup surtout que l’argent venu des ex-républiques soviétiques est l’objet de toutes les supputations. Objectivement, il ne pouvait accepter ;
ADEBAYOR se tait
S’il y a bien un joueur qui a saisi les us et coutumes du monde des transferts en Europe, c’est bien l’attaquant togolais des Gunners d’Arsenal, Emmanuel Séyi ADEBAYOR. A 25 ans, il est demandé par de nombreux grands clubs dont les plus assidus sont le FC Barcelone et le Milan AC. Mais malgré ces offres, ADEBAYOR a choisi de la jouer profil bas, en déclarant invariablement qu’il était bien à Arsenal et qu’il n’avait aucune envie d’aller voir ailleurs. Une attitude qui laisse la main à son club pour voir si les propositions reçues sont acceptables ou non. Depuis quelques jours, Arsène WENGER laisse entendre que ADEBAYOR peut partir à condition que le transfert se négocie autour de 40 millions d’euros. Vu que Cristiano RONALDO et KAKA sont estimés entre 80 et 100 millions, le Togolais avec ses statistiques de l’année dernière et son âge vaut bien une telle somme.
Des anciens pour se relancer

Claude MAKELELE
Le Paris-Saint-Germain qui flirte depuis deux saisons avec la relégation a opté pour l’exercice qui débute le 9 août prochain de miser sur les anciens. Ainsi, il a réussi à faire revenir Claude MAKELELE (35 ans) de Chelsea et Ludovic GINLY (32 ans) de l’As Rome. Reste le cas Lilian THURAM (36 ans) revenu du Barça mais qui souffre d’une hypertrophie cardiaque. En attendant, le verdict définitif des médecins attendu pour le 31 juillet prochain, MAKELELE et GIULY ont chacun paraphé un contrat de deux ans, avec une reconversion pour le premier dans la direction du club. En plus de ces anciens, Stéphane BESSEJON et Guillaume HEARAN, 24 ans et 25 ans se sont aussi engagés avec le club de la capitale française. Un dernier attaquant est espéré, Jimmy BRIAND, 23 ans, en provenance du FC Rennes. Mais pour l’instant les deux parties ne s’accordent pas sur le montant de la transaction.
Tour cherche patron
Depuis la retraite de Lance ARMSTRONG, le Tour de France se cherche un nouveau patron. En 2006, c’est l’Espagnol Oscar PEREIRO Sio qui gagne après la disqualification du vainqueur Floyd LANDIS pour cause de dopage. En 2007, c’est un autre Espagnol Alberto CONTADOR qui s’impose, avant de se voir priver cette année de la grande boucle pour raison de trop forts soupçons de dopage. Cette année, après 15 étapes, on ne sait toujours pas qui va être en jaune dimanche sur les Champs Elysées. Ils sont six à se tenir en une minute. Le leader Frank SCHLECK de la CSC ne devance le deuxième que de 7’’ et le troisième de 8’’. Quant aux trois autres ils sont respectivement à 38, 39 et 48 secondes de SCHECK.
Autant dire que les deux étapes des Alpes, aujourd’hui et demain et le contre-la-montre des 53 km de samedi seront les juges de paix de ce tour 2008, qui fera date dans l’histoire.
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