Colonne vertébrale du développement ouest-africain
«Le plus haut degré de la sagesse humaine est de savoir plier son caractère aux circonstances et se faire un intérieur calme en dépit des orages extérieurs». Un adage qui n’a que trop guidé Blaise COMPAORE dans son cheminement politique si fait que les heurts, il a su les gérer et surmonter avec dextérité. En exemple, les relations avec le président ivoirien Laurent Koudou GBAGBO, en voyage officiel aujourd’hui au Burkina Faso, témoignent de ce que cette voie de la sagesse est payante tellement celles-ci étaient devenues difficiles ; certains diront qu’elles avaient atteint la limite du non-retour. Voilà que les deux chefs d’Etat entendent faire de l’axe, Burkina-Côte d’Ivoire la colonne vertébrale du développement de l’Afrique de l’Ouest. Ils en ont les moyens
Burkinabè et Ivoiriens ont réservé au président Laurent GBAGBOun accueil digne de son rang.

Pierre CORNEILLE (1606-1684) avait bien raison lorsqu’il écrivait ceci : «Le temps est un grand maître, il règle bien des choses». Ainsi par exemple, avec le temps, celui qui était considéré au bord de la lagune Ebrié comme le «fauteur de troubles» sera, contre toute attente, choisi comme facilitateur du «dialogue direct» entre protagonistes de la crise ivoirienne. Il faut le dire, en choisissant Blaise COMPAORE comme facilitateur, l’homme politique Laurent GBAGBO, a vu juste. Un éclairage qui, s’il n’est pas venu trop tard, doit cependant faire regretter au président ivoirien d’avoir perdu trop de temps dans les tentatives de dialogues et d’accords signés un peu partout à travers le monde mais sans résultat probant. Il fallait vraiment y penser plutôt que se renfermer dans la suspicion.
Ouagadougou sera, pour paraphraser Samory TOURE, le «bori bana» de la crise ivoirienne car, choisi comme facilitateur, Blaise COMPAORE va réussir ce que d’aucuns pensaient impossible : amener les belligérants des bords de la lagune Ebrié à accepter de s’écouter et parler le même langage, celui de vouloir réellement la paix pour leur pays et pour le bonheur de la sous-région Ouest africaine. Ainsi aboutira-t-on à la signature, le 4 mars 2007, de l’Accord politique de Ouaga (APO). Un accord qui ne met pas seulement fin à la situation de belligérance mais crée des mécanismes pour conduire la Côte d’Ivoire sur la voie de sa reconstruction et extirper en elle tous les germes de la division. La tâche est immense mais le facilitateur, Blaise COMPAORE, s’est porté garant de la mise en œuvre de l’APO, de sa réussite à travers des mécanismes d’évaluation pour un bon suivi de son application. La nomination de son représentant, Boureima BADINI, entre d’ailleurs dans cette dynamique de suivi-évaluation.
Chaude poignée de mains entre les deux hommes d’Etat, preuve de la nouvelle dynamique engagée.

L’essentiel aujourd’hui, est que la Côte d’Ivoire retrouve progressivement son lustre d’antan. Et l’arrivée du président GBAGBO au pays des Hommes intègres est un signe qui ne trompe pas.
Burkina-Côte d’Ivoire : L’axe du développement Ouest-africain
Depuis le 4 mars 2007, date de la signature de l’APO, le président GBAGBO n’a de cesse de laisser apparaître des signes forts à l’endroit du Burkina, du président du Faso et des Burkinabè. Au-delà de ses visites au Burkina dans le cadre de la mise en œuvre de l’APO, le président de la Côte d’Ivoire a rendu visite à l’empereur des mossés, rencontré les Burkinabè à Abidjan, décoré des officiels et opérateurs économiques burkinabè et … décidé de la suppression de la carte de séjour en Côte d’Ivoire. Des actes concrets qui ne sont rien d’autres que des signes de reconnaissance des efforts personnels du président du Faso, efforts dont l’objectif est de remettre sur scelle la Côte d’Ivoire pour son développement. Un pays en paix renforce la quiétude de ses voisins et un des messages forts de GBAGBO est sans conteste sa volonté affichée de faire de l’axe Burkina-Côte d’Ivoire «la colone vertébral du développement de l’Afrique de l’Ouest». Les deux chefs d’Etat, les deux pays, les deux peuples en ont les moyens. Quelques données pour s’en convaincre.
La Côte d’Ivoire, accueille plus de 3 millions de Burkinabè sur son sol sur une population globale de 19 374 457 habitants sur une superficie de 322 500 km2. Les principales cultures de rente sont le coton, le café, le cacao, l’hévéa… Sa production minière enregistre le pétrole, l’or, le gaz, le diamant… Les principales industries sont le textile, l’agroalimentaire… La Côte d’Ivoire, c’est aussi 500 km de côtes, 2690 km de frontières, 50400 km de routes, 660 km de voies ferrées et près de 50% de population urbaine (Source UEMOA). Selon la même source son PIB nominal est de 9 177 de milliards de FCFA tandis que le PIB réel est de 4 268,3 de milliards de FCFA. Pas donc besoin de «photo» pour comprendre et accepter que cette Côte d’Ivoire compte pour le Burkina et la sous-région Ouest-africaine. «Ayant partagé un même destin colonial d’une intensité dramatique de 1932 à 1947, nos deux pays représentent pour nos populations une même patrie. C’est pourquoi, celles-ci sont naturellement appelées à entretenir ce patrimoine au service de rapports exemplaires d’Etat à Etat. L’existence d’une importante colonie ivoirienne au Burkina Faso et la présence d’une forte diaspora burkinabè en Côte d’Ivoire rendent nécessaires la prise d’initiatives énergiques pour une union plus étroite de nos Etats. Ma conviction est faite qu’aucun de nos pays ne peut s’offrir un avenir radieux en solitaire…», a souligné le président du Faso à l’endroit du président GBAGBO, le 27 juillet dernier, à l’occasion du dîner organisé en son honneur. Si la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso sont liés par l’histoire et la géographie, il est important que cela se traduise en actes concrets et le président du Faso le dit bien : «… Il nous appartient aujourd’hui de renforcer l’axe Abidjan-Ouaga afin qu’il assume sa mission historique, à savoir assurer le triomphe de la raison retrouvée et l’avènement des temps de la prospérité partagée. A ce titre, il est indispensable de fixer pour toujours de grandes ambitions d’un partenariat global ivoiro-burkinabè qui rétablisse notre rôle historique de force d’impulsion de l’intégration Ouest-africaine». Le fon est donné et ce n’est pas la volonté et les moyens qui manquent. Les deux pays à travers leurs leaders ont une grande responsabilité envers l’Ouest africain et l’Afrique tout entière, celle d’être le ciment de l’intégration et du développement..
Par Idrissa BIRBA
GBAGBO à l’Assemblée nationale
Un message d’espoir
Le président ivoirien, Laurent Koudou GBAGBO était le 28 juillet à l’Assemblée nationale pour une allocution solennelle.
Comme il fallait s’y attendre, le 3e chef d’Etat étranger à prononcer une allocution solennelle devant le parlement du Burkina Faso, l’a essentiellement axée sur la crise de laquelle est en train de sortir son pays, la Côte d’Ivoire, et sur les perspectives dans les relations entre les deux pays et leur leadership dans le développement de l’Afrique de l’Ouest.
Avant d’introduire l’illustre hôte du jour pour son allocution, le chef du Parlement burkinabè, l’a d’abord remercié pour l’honneur fait en acceptant l’invitation. Pour Roch Marc Christian KABORE, la présence du chef de l’Etat ivoirien à l’Assemblée nationale traduit l’excellence des relations entre le Burkina et la Côte d'Ivoire, des relations confortées par le rôle de facilitation que joue le président du Faso pour une sortie de crise en Côte d’Ivoire.
GBAGBO n’a pas oublié l’histoire
Brève et concise, l’intervention du chef de l’Etat ivoirien l’a été (moins de 20 mn de discours). Alliant l’histoire et l’actualité, Laurent Koudou GBAGBO a su mettre en exergue les liens séculaires qui existent entre son pays et le Burkina Faso. Pour le chef de l’Etat ivoirien, son pays et le Burkina ne sont pas seulement des pays voisins, ils ont une histoire commune, une économie et des hommes en partage. Comme pour dire que tout ce qui concerne la Côte d’Ivoire concerne aussi le Burkina Faso. La situation de crise en Côte d’Ivoire a achevé de le démontrer ; c’est pourquoi, le président GBAGBO dira qu’il est venu annoncer à la représentation nationale que la tempête est passée, que la guerre est finie. Une nouvelle accueillie par des applaudissements nourris des députés. Il a également confirmé la suppression de la carte de séjour depuis qu’il a rencontré la communauté burkinabè à Abidjan en 2007.
Alliant l’histoire et l’actualité, le président de tous les Ivoiriens a encore rappelé que de 1933 à 1947 la Côte d’Ivoire et le Burkina (anciennement Haute-Volta) étaient un même pays et Houphouët BOIGNY, Ouezzin COULIBALY, Zinda KABORE, alors députés au parlement français, parlaient tous au nom du Burkina et de la Côte d’Ivoire fondus dans une même entité politique, administrative et territoriale. Pour ceux qui connaissent l’histoire de ces ex-colonies françaises, on parlait de Basse Côte d’Ivoire et de Haute Côte d’Ivoire.
Pour Laurent Koudou GBAGBO, à l’instar de l’axe Paris-Berlin qui a été le socle (pivot) de la constitution de l’Union européenne, l’axe Ouagadougou-Yamoussokro doit être le socle de l’intégration ouest africaine. Il a interpellé les parlementaires sur leur rôle historique face aux problèmes des Etats de la sous-région : crises universitaire, alimentaire et énergétique, pandémies du Sida, du paludisme…
«Nos énergies doivent converger», conclura en substance le Premier magistrat ivoirien.
Par Idrissa BIRBA
Communiqué conjoint
PREAMBULE
Les Chefs d’Etat du Burkina Faso et de la République de Côte d’Ivoire,
Conscients des liens séculaires de fraternité et de solidarité qui unissent les Peuples Burkinabè et Ivoirien ;
Soucieux de préserver les liens étroits d’amitié, de concorde et de respect mutuel qui caractérisent les relations entre le Burkina Faso et la République de Côte d’Ivoire ;
Désireux de consolider la coopération entre les deux pays dans les grands domaines d’intérêt commun, en particulier politique, socio-économique, culturel, scientifique, militaire, sécuritaire et judiciaire ;
Décidés à dynamiser les relations entre leurs Etats, dans un esprit de compréhension mutuelle et de confiance réciproque ;
Engagés à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité entre les deux pays, gage d’un développement durable ;
Déterminés à renforcer de concert les fondements d’une paix durable dans la sous région ;
Conscients de la nécessité d’unir leurs efforts pour consolider la construction communautaire ouest- africaine ;
Reconnaissant qu’un renforcement de la coopération entre les deux pays constitue une étape indispensable sur la voie de l’intégration sous régionale et régionale ;
Résolus à donner une dimension nouvelle à leurs relations historiques privilégiées ;
Conviennent des dispositions ci-après :
TITRE I- OBJECTIFS ET PRINCIPES DE LA COOPERATION
Article 1er : Le Présent Traité a pour objectifs de :
* créer un cadre de concertation permanent entre le Burkina Faso et la République de Côte d’Ivoire et de mettre en place un partenariat dynamique pour garantir la stabilité et la prospérité des deux pays ;
ß consolider les relations privilégiées de fraternité et de coopération dans les grands domaines d’intérêt commun, notamment politique, socio-économique, culturel, scientifique, judiciaire, de défense, de sécurité, d’environnement et de droits humains, entre le Burkina Faso et la République de Côte d’Ivoire ;
ß stimuler le processus d’intégration sous-régionale ;
ß promouvoir le bien-être des Peuples Burkinabè et Ivoirien.
Article 2 : En vue de réaliser les objectifs ci-dessus définis, les deux Parties conviennent de se conformer aux principes suivants :
* le respect de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique de chacun des Etats ;
* l’harmonisation de leur position dans les institutions sous régionales, régionales et internationales ;
* la concertation permanente sur tous les sujets d’intérêt commun ;
* la libre circulation des personnes et des biens sur leurs territoires respectifs ;
* le droit d’établissement et de séjour de leurs ressortissants dans chacun des deux Etats ;
* le bon voisinage et l’entraide.
TITRE II – DOMAINES DE LA COOPERATION
Article 3 : Dans le domaine de la coopération politique et diplomatique, les deux Parties conviennent d’instituer entre elles des consultations périodiques sur les questions importantes de politique étrangère, en vue de parvenir, autant que possible, à une position harmonisée.
Dans les pays où l’un des deux Etats ne dispose pas de Représentation diplomatique, l’autre Etat ayant une Mission diplomatique assurera ses intérêts.
Article 4 : En vue d’impulser la dynamique de l’intégration sous régionale, le Burkina Faso et la République de Côte d’Ivoire décident de promouvoir leur collaboration en matière de défense et de sécurité par :
* le renforcement de la coopération en matière de formation et de planification des besoins militaire ;
* la sécurisation de leurs frontières et le contrôle des armes légères et de petit calibre ;
* la coopération en matière de lutte contre le grand banditisme et la criminalité transnationale organisée ;
* l’institution de rencontres périodiques entre les ministres en charge de la défense et de la sécurité, ainsi que les chefs d’Etats-majors des deux armées.
Article 5 : Les deux Parties s’engagent à intensifier la coopération économique entre leurs deux pays, en vue de promouvoir l’intégration sous régionale.
A cet effet, elles étudieront les moyens de dynamiser et de renforcer leurs relations, notamment en ce qui concerne :
* l’amélioration du climat des affaires et des investissements par l’établissement de privilèges réciproques et la concertation permanente entre les chambres consulaires des deux pays;
* la fluidité des échanges commerciaux, ainsi que des transports terrestres et aériens ;
* le transit des marchandises ;
* la facilitation du droit d’établissement, d’accès au travail, du séjour des ressortissants des deux pays.
Article 6 : Les deux pays s’engagent à donner un élan nouveau à leur coopération scientifique et culturelle, à travers notamment le renforcement des visites et des échanges interuniversitaires et entre chercheurs, la création d’écoles d’excellence communes ainsi que l’exploitation en commun des structures de formation existantes.
Article 7 : Dans le domaine judiciaire, les deux pays s’engagent à renforcer leur coopération, notamment par des rencontres périodiques entre leurs institutions judiciaires.
TITRE III- CADRE INSTITUTIONNEL DE LA COOPERATION
CHAPITRE 1- CONFERENCES AU SOMMET DES CHEFS D’ETAT
Article 8 : Afin de réaliser les objectifs ci-dessus définis à l’article 1er, les Parties décident d’instituer des Conférences au sommet réunissant les deux Chefs d’Etat assistés des ministres concernés par les dossiers inscrits à l’ordre du jour.
Article 9 : Les Conférences au sommet sont des cadres privilégiés de revue des dossiers prioritaires de la coopération entre les deux pays.
Elles se tiennent autour d’un ordre du jour portant sur des dossiers spécifiques et déterminé d’un commun accord entre les deux Chefs d’Etat.
Article 10 : Les Conférences au sommet se tiennent, en principe, au moins deux fois par an, alternativement dans l’un et l’autre pays.
Article 11 : Les Conférences au sommet donnent lieu à des décisions et directives communes engageant les deux Parties. Les Chefs d’Etat des deux pays donneront, en tant que de besoin, les directives nécessaires à leurs ministres des Affaires étrangères et suivront régulièrement la mise en œuvre du présent Traité.
Article 12 : Les deux Chefs d’Etat se réuniront en sommet extraordinaire, chaque fois que cela sera nécessaire, à l’initiative de l’une ou l’autre des Parties.
CHAPITRE 2 : RENCONTRES MINISTERIELLES SECTORIELLES
Article 13 : Les Ministres en charge des Affaires Etrangères veilleront à l’exécution des décisions et directives des Chefs d’Etat. Ils se réuniront au moins tous les trois mois pour faire l’évaluation de l’état de la coopération entre les deux pays.
Article 14 : Des rencontres ministérielles sectorielles, présidées par les Chefs de gouvernement des deux pays, se tiendront en tant que de besoin.
Article 15 : L’exécution des décisions concernant chaque secteur d’activités relève de la compétence du ministre concerné.
Article 16 : Les Chefs de gouvernement assureront la coordination d’ensemble de la mise en œuvre des dispositions du présent Traité et prépareront les Conférences au sommet.
CHAPITRE 3 : AUTRES RENCONTRES
Article 17 : Les institutions nationales des deux pays développeront également des relations d’échanges et de concertation en vue de consolider leur rapprochement, notamment par la coopération décentralisée.
A cette fin, des rencontres périodiques seront organisées entre les différents responsables d’institutions publiques et du secteur privé des deux pays dans les domaines d’intérêt commun.
Article 18 : Les experts et hauts fonctionnaires des ministères en charge des Affaires Etrangères et de l’Intégration, se rencontreront chaque fois que de besoin, et au moins quatre fois par an pour préparer les rencontres des Ministres en charge des Affaires Etrangères, sans préjudice des contacts diplomatiques normalement établis par la voie des Missions diplomatiques ainsi que ceux découlant de la Commission mixte de coopération.
Les missions diplomatiques et consulaires des deux pays se concerteront régulièrement sur les problèmes d’intérêt commun.
Article 19 : Les deux pays créeront un organe commun doté d’un fonds qui sera chargé de réfléchir et de trouver des solutions aux problèmes de la jeunesse, notamment ceux relatifs à la formation, à l’emploi et à l’insertion sociale.
CHAPITRE 4 : COMITES NATIONAUX DE SUIVI
Article 20 : Chaque pays devra créer un Comité interministériel chargé du suivi et de la mise en œuvre des questions de coopération dans le cadre du présent Traité.
Article 21 : Ce Comité sera présidé par les Ministres en charge des Affaires Etrangères qui rendront compte aux Chefs d’Etat et leur feront des propositions et des suggestions.
TITRE IV - DISPOSITIONS DIVERSES ET FINALES
Article 22 : Les Parties conviennent de négocier et de conclure, en tant que de besoin, des protocoles d’accords de mise en œuvre des objectifs visés à l’article 1er ci-dessus.
Article 23 : Elles s’engagent à garantir, chacune sur son territoire, les conditions techniques, matérielles et financières de mise en oeuvre du présent Traité.
Elles soumettront à leurs partenaires des projets communs de développement touchant notamment les domaines tels que les infrastructures, la communication, les transports, l’agriculture et la production animale.
Article 24 : Tout différend relatif à l’application et à l’interprétation du présent Traité sera résolu par voie diplomatique.
Article 25 : Le présent Traité peut être adapté aux circonstances et révisé d’un commun accord, à la demande de l’une des Parties.
Article 26 : Les deux Parties tiendront les Gouvernements des autres Etats membres de l’UEMOA et de la CEDEAO informés du développement de la coopération ivoiro-burkinabè.
Article 27 : Le présent Traité entrera en vigueur dès que chacune des deux Parties aura fait savoir à l’autre que sur le plan interne les conditions nécessaires à sa mise en œuvre ont été remplies.
Le présent Traité est conclu pour une durée indéterminée, sauf dénonciation par l’une des Parties. Dans ce cas, les décisions adoptées seront menées à leur terme, sauf volonté contraire des Parties.
Fait à Ouagadougou, le 29 juillet 2008, en deux exemplaires originaux, en langue française, chacun des deux textes faisant également foii.
Pour le Burkina Faso
S.E.M. Blaise COMPAORE
Pour la République de Côte d’Ivoire
S.E.M. Laurent GBAGBO