L'opinion N°565
Du 06 au 12 août 2008

Nation

Blaise COMPAORE, le bon choix

L’archevêque persiste et signe

Alors que sa sortie de 2005, à l’occasion de laquelle il avait déclaré qu’il ne voyait pas mieux que Blaise COMPAORE pour occuper le fauteuil présidentiel, avait déclenché un tollé dans certains milieux «bien pensants», l’archevêque de Ouagadougou, Jean-Marie Untani COMPAORE est resté constant au cours d’une interview accordée à un de nos confrères : en l’étape actuelle du processus démocratique du Faso, Blaise COMPAORE est «le meilleur choix».

L’Archévêque Métropolitain de Ouagadougou, Jean-Marie Untani COMPARE

On peut tout reprocher aux hommes d’église, sauf de manquer de discernement et d’esprit critique quand ça ne va pas. A preuve, leurs adresses sévères à l’endroit des gouvernants chaque fois qu’ils estiment que la situation l’exige soit en raison de contingence politique, soit du fait de problèmes socioéconomiques vécus par leurs ouailles. Certains leur reprochent même d’en faire trop si tant est qu’aucun dirigeant conscient et conséquent (nous avons la faiblesse de penser que les tenants actuels du pouvoir le sont) ne souhaite voir les populations croupir dans la misère.
Nos évêques n’aiment donc guère les compromis encore moins les compromissions et, que dans cette occurrence, l’un des premiers d’entre eux en vienne à dire qu’un président est le «bon», c’est qu’il doit avoir de bonnes raisons de le faire. Nous passons outre les thèses volant au ras de paquerelles selon lesquelles «il n’y a rien de plus normal qu’un COMPAORE défende un COMPAORE», pour dire que c’est suite à une analyse pointue du landernau politique burkinabè que Untani a fait cette déclaration. En effet, lors de la présidentielle de 2005, en dehors de deux ou trois candidats (encore que) Blaise COMPAORE avait en face de lui, des plaisantins plus qu’autre chose. Des candidats incapables de s’entendre sur le minimum, si bien qu’ils sont allés à la compétition divisée, ce qui leur donnait peu de chances de vaincre la machine électorale mise en branle par le camp d’en face. Qui pis est, le profil de certains candidats devrait leur interdire de se présenter à ce noble scrutin. A ce propos, il ne serait pas superflu de revenir sur les critères d’éligibilité à la présidence du Faso, en instaurant par exemple le parrainage. Untani COMPAORE n’est pas bête (loin de là) et il sait pertinemment que de tels candidats ne peuvent que conduire le Burkina Faso dans une aventure aux conséquences incalculables.

Le président du Faso Blaise COMPAORE largement élu le 13 novembre 2005 avec plus de 80% des voix devant ses 12 challengers

A contrario, Blaise COMPAORE, en dehors de son assise nationale, a su, au fil des ans, se tailler un costume taille-patron d’habile et efficace médiateur dans les différents conflits et crises. Une aura qui a rejailli sur son pays devenu depuis un carrefour politico-diplomatique abritant de grandes rencontres. Comme disent les Américains, «quand on a du steak à la maison, on ne va pas chercher de la viande hachée au dehors». Ce n’est donc point une «affection familiale» (du reste il n’y a aucun lien de parenté entre les deux hommes en dehors du fait qu’ils sont Burkinabè) qui a prévalu à cette prise de position, mais une analyse froide et raisonnée de la situation.
A ce propos, il n’est pas surperflu de dire que cette impression que Blaise COMPAORE est le meilleur est plus que jamais prégnante. Nos opposants se complaisent de plus en plus dans la médiocrité, ce qui nous amène à appréhender l’échéance de 2015 avec moult interrogations. Qui pour succéder à Blaise COMPAORE, surtout que dans son propre camp, les soubresauts ne manquent pas ?
Un véritable dilemme qu’une éventuelle révision de la Constitution prorogeant la durée des mandats présidentiels pouvait seule résoudre. L’hypothèse n’est pas du tout farfelue et l’on pourrait la soumettre à la sentence du peuple. Vox populi, vox Dei.o.

Par Alpha YAYA

05 août 2008
48 ans de souveraineté

5 août 1960 - 5 août 2008, cela fait 48 ans que notre pays a accédé à l’Indépendance. Depuis cette époque, le Burkina Faso a connu de nombreuses mutations, expérimentant plusieurs formes de gouvernance au point d’en être à la IVè République le 2 juin 1991.

Le père de l’Indépendance, feu Maurice YAMEOGO

On retient essentiellement de cette longue marche, le changement du nom du pays, de la Haute-Volta au Burkina Faso et l’ancrage démocratique continu depuis près d’une vingtaine d’années.

La naissance de la IVè République a été un véritable renouveau démocratique. Imprimée par l’actuel président du Faso, Blaise COMPAORE, la gouvernance démocratique dont jouissent aujourd’hui les Burkinabè doit sa vitalité au fonctionnement harmonieux des institutions, à la tenue régulière des élections, à une forte implication de la société civile et à un élargissement des libertés individuelles et collectives avec en prime la promotion des droits économiques et sociaux.
En accédant à l’indépendance en 1960, nombre d’analystes étaient loin de penser que notre pays, enclavé, désertique et sans ressources stratégiques, allait un jour devenir important dans la marche du monde. La foi de nos gouvernants et la détermination du peuple ont fait du Burkina Faso en ce IIIe millénaire, un pays prospère, de liberté, de dialogue et surtout ouvert au monde. On pouvait se douter de voir un jour ce pays «pauvre» des Hommes intègres se faire respecter par des géants économiques et même assumer une des responsabilités mondiales les plus importantes comme celle de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Par ailleurs, la tradition du dialogue social et politique qui s’est consolidée au fil des ans vaut à notre pays d’être constamment sollicité pour la recherche de la paix à travers le continent africain.
Toutes ces performances acquises grâce aux efforts conjugués de tous les Burkinabè doivent davantage nous amener à entretenir notre amour pour la Patrie et renforcer notre sentiment d’appartenance à la même nation. Et comme c’est un vœu cher au président du Faso, pour gagner les futures batailles du bien-être social, il nous appartient de renforcer l’élan de solidarité. A son investiture le 20 décembre 2005, Blaise COMPAORE ne disait-il pas d’ailleurs que la mise en œuvre de son programme quinquennal rendra chaque citoyen responsable de son destin et solidaire de son prochain ? Le Conseil des ministres tenu le 4 août 2008, la veille de la date anniversaire de l’Indépendance n’a pas manqué de prendre de meilleures dispositions pour rendre la journée de solidarité beaucoup plus significative.

Par Drissa TRAORE

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