«L’assassin» qui crie au voleur !
Suite aux révélations farfelues et dénuées de tout fondement de Transparency International et de l’Association Sherpa sur la fortune de certains chefs d’Etat africains dont Blaise COMPAORE, Maître Bénéwendé SANKARA a sauté pieds joints sur «l’occasion» pour enfoncer le clou en déclarant que «c’est avec beaucoup d’espoir que nous avons appris la plainte…». Voilà qui illustre éloquemment l’adage de l’assassin qui crie au voleur.
Me Bénéwendé SANKARA, l’avocat “aux mains sales” 
Maître Bénéwendé SANKARA aurait eu un peu de décence qu’il n’aurait pas embouché la même trompette que les organisations sus indiquées pour condamner les chefs d’Etat «pour leurs fortunes honteusement amassées et expatriées au mépris de la misère de leurs peuples».Car, s’il y a bien quelqu’un qui méprise la misère des autres, c’est bien lui, certaines affaires, mal réglées pour ne pas dire escamotées par son cabinet étant là pour nous le rappeler. Dans ce registre, l’affaire des ex-travailleurs de la Régie nationale des transports en commun (RNTC-X9) dans laquelle il est désormais établi qu’il a spolié les droits de 35 d’entre eux de connivence avec les délégués du personnel. Au motif que lesdits 35 travailleurs n’avaient pas pris part à une grève, leurs droits ont été purement et simplement retenus par Maître SANKARA et les délégués. Depuis, et en dépit de toutes leurs démarches, ceux-ci ne sont pas entrés en possession de leur dû.
Un crime face auquel l’Etat assiste en spectateur impuissant et pusillanime pendant que les familles des victimes sont écrasées du poids de la souffrance. Que dans cette occurrence Maître SANKARA ait poussé l’outrecuidance de voir la prétendue paille dans les yeux des autres est d’un mauvais goût et d’une mauvaise foi consommés. Tels ces tartufes que le Christ lui-même a condamnés, il oublie ainsi ses propres casseroles qui ne se limitent pas à cette seule affaire X9. En effet, la presse s’est récemment fait l’écho d’une affaire de 32 millions qui l’opposerait aux ex-travailleurs de Faso fani. Ici aussi, selon les travailleurs floués, Maître SANKARA aurait agi de connivence avec leurs anciens délégués. Au motif que ses honoraires doivent lui être payés alors que, dans ce cas d’espèce, l’Etat a librement décidé de verser ces droits sans aucune pression quelconque (l’avocat (?) l’a lui-même reconnu) il s’est donc «assis» sur l’argent des malheureux. C’est dire s’il est coutumier de ces pratiques mafieuses qui endeuillent de nombreuses familles. Pendant ce temps, son compte en banque est gonflé de ces sommes indues et il ne cesse d’en appeler à la bonne gouvernance et à la probité lors de ses interventions au Parlement. Celui qui a dit que l’hypocrisie est l’hommage du vice à la vertu n’avait certainement pas tort. Voilà un monsieur aux mains sales qui veut aider à laver celles des autres. Nul salaire, nul émolument, nulle rétribution honnête ne peuvent expliquer sa fortune actuelle, la part des travailleurs spoliés y étant importante. Il y a donc lieu de prêter toute l’assistance et les moyens à ses malheureuses vicitmes pour permettre un aboutissement heureux de leur noble action. Il y a en effet comme un devoir de salubrité et de salut public derrière cet engagement. Le mensonge a beau courir, la vérité finit toujours par le rattraper.o.
Par Alpha YAYA
Drame macabre au site aurifère de Konkèra
Le «plus jamais çà» du gouvernement
Suite au drame survenu sur le site aurifère de Konkèra dans la province du Noumbiel faisant 34 morts et 2 rescapés, le gouvernement a tenu un point de presse le lundi 11 août 2008 afin d’éclairer les citoyens sur les circonstances du drame, les mesures d’urgence déployées et la conduite à tenir pour éviter à l’avenir pareille situation.
De gauche à droite : Les ministres Hippolyte LINAGANI, Pascaline TAMINI, Soungalo OUATTARA et Filippe SAVADOGO ont constitué la délégation gouvernementale qui s’est rendue sur le lieu du drame (Ph. L’Obs)
Quatre ministres ont été dépêchés sur le lieu du drame à Konkira, localité située à 500 km de Ouagadougou dans la province du Noumbiel le dimanche 10 août 2008. Il s’agit des ministres Filipe SAVADOGO, Hyppolite LINGANI, Pascaline TAMINI et Soungalo OUATTARA qui ont pu assister à l’identification et à l’inhumation des 34 morts. Selon les mêmes ministres, les orpailleurs sont allés clandestinement sur les sites (interdits pour 3 mois, voire encadré) à la recherche de l’or. Il s’est trouvé qu’il y avait eu une forte pluie (96mm). Les victimes qui sont descendues dans les puits se sont fait surprendre par les eaux de ruissellement dans les galeries. Informés, les populations riveraines et les sapeurs-pompiers venus de Bobo-Dioulasso ont pu investir les lieux pour une tentative de sauvetage. 34 corps ont été identifiés selon Sougalo OUATTARA qui, de passage, a félicité les populations, les autorités locales et les soldats du feu pour la promptitude de leur réaction.
C’est un drame, a déploré le gouvernement, qui survient, malgré le communiqué interdisant en cette période de l’hivernage la pratique de l’exploitation artisanale de l’or. Pour les mesures sociales, Mme. Pascaline TAMINI, ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, a informé que les parents des victimes qui ne sont pas de la localité ont été pris en charge pour leur retour. A la question de savoir à qui appartient le site ? Le responsable du ministère des Mines et des Carrières a précisé qu’il est cédé par convention à but de recherche à M. Saïdou SAWADOGO. Mais, l’exploitation à titre privé obéit à des règles et les autorités locales en informent les exploitants chaque fois de besoin. Pour Filippe SAVADOGO, ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication, le souhait du gouvernement est qu’il n’y ait plus jamais çà. Des mesures seront prises, incessamment pour renforcer et consolider les dispositifs sécuritaires pour prévenir tout drame, ont-ils ajouté.o.
Les 34 victimes identifiées
1°) Saré Issouf, né le 21 juillet 1974 à Lergho, Garango, fils de Saré Gambila Ayouba et de Zèba Aliguéta ;
2°) Sawadogo Lassané, né en 1979 à Kouri, Ouahigouya, fils de Sawadogo Adama et de Ouédraogo Lizèta ;
3°) Amidou alias Rakoéga, sans autre précision ;
4°) Kombourga Amado, S/C Sawadogo Amado ;
5°) Korga Hamidou, S/C Madièga Didano ;
6°) Dambina Moussa, S/C Dambina Boubakar ;
7°) Tiendrébéogo Rasmané, fils de Tiendrébéogo Ablassé et de Rapai ; 8°) Kaboré Ibrahim S/C Bahiri Kassoum ;
9°) Bandé Assane, fils de Bandé Issa et de Sondé Djénéba ;
10°) Boureima, fils de Ablassé sans autre précision ;
11°) Kaboré Karim S/C Bahiri Kassoum ;
12°) Ouemdabré Madi, fils de Ouemdabré Soukary et de Ganda Nogma ;
13°) Kaboré Aly, fils de Kaboré Amado ;
14°) Tirogo Honoré, né en 1985, fils de Tirogo Albert et de Béré Franceline ;
15°) Porgo Ibrahim, fils de Porgo Ipala ;
16°) Ibrahim, sans autre précision ;
17°) Mano N’Kuéré, fils de Mano Tibandéba et de Nadenga Alfanko ;
18°) Siégo Yatiéro, fils de Siégo Amidou, S/C Mano Djanjonré ;
19°) Kaboré Etienne, né en 1982 à Obougou Kompienga, fils de Kaboré Moussa et de Ouédraogo Mamounata, S/C Zagré Aly ;
20°) Diabouga Moussa, né en 1982 à Koala, Gnagna, fils de Diabouga Bourgoudjoa et de Yarga Awa, S/C de Diabouga Soumayé ;
21°) Ouédraogo Boureima, sans autre précision ;
22°) Bitienga Bassirou, sans autre précision ;
23°) Sawadogo Laya, né à Koala, Gnagna, fils de Sawadogo Boureima, S/C de Dambina Boubacar ;
24°) Yarga Mamoudou, né à Yalgo, fils de Yarga Kiouba, S/C de Namoutougo Yéro ;
25°) Namoutougou Houmba, né en 1983 à Koala, fils de Namoutougou Samba et de Diabouga Labissi ;
26°) Kaboré Seydou, sans autre précision, S/C Tanguim Zorgho ;
27°) Sana Fatao, né à Poutenga, fils de Sana Boureima et de Balkissa, S/C Kaboré Alassane ;
28°) Sawadogo Salam, né à Zougou Zorgho, fils de Sawadogo Nomzanga et de Zénabou, S/C Kaboré Alassane ;
29°) Salogo Sayouba, né en 1981, fils de Salogo Soumaïla et de Belem Ramata ;
30°) Savadogo Oumarou, né en 1980 à Kéléguem, fils de Savadogo Tambilo et de Gangoré Hadé, S/C Savadogo Adama ;
31°) Sawadogo Philippe de Kaya, sans autre précision ;
32°) Sondé Boureima, né à Yalgo, fils de Sondé Paté, S/C de Kaboré Ousmane ;
33°) Diawary Soumayé, né à Koala, Gnagna, fils de Diawary Diakilo et de Dembina Rakua, S/C Namoutougou Yéro ;
34°) Ganamtoré Karim, né à Pouytenga, sans autre précision.
Par Issoufou MAIGA