L'opinion N°570
Du 10 au 16/09/2008

Culture

Salon du Tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou

Le Mali s’inspire de l’exemple burkinabè

Le ministre malien de la culture était dans nos murs. Un séjour de 72heures qui lui a permis avec la délégation qui l’accompagnait de s’entretenir avec son homologue burkinabè Fillipe SAWADOGO et les membres du comité d’organisation du SITHO. La finalité étant de s’inspirer de l’exemple burkinabè pour organiser un salon pareil à Bamako. Il a donné une conférence de presse le 4 septembre 2008 à Ouagadougou.

La promotion du Tourisme participe au développement socio-économique de tout pays. Ici une oeuvre du musée à ciel ouvert de Laongo visité par le ministre malien de la culture

Depuis 2004, le tourisme africain a un rendez-vous de taille au Burkina. Le SITHO a acquis ses lettres de noblesse en quatre (4) ans d’existence. La preuve, il inspire des pays voisins. C’est le cas du Mali qui veut prendre l’exemple burkinabè pour mieux valoriser ses potentialités culturelles et touristiques. C’est ce qui a valu la visite de M N’Diaye BAH dans notre pays. Une visite au cours de laquelle la délégation malienne a eu une journée de travail avec l’équipe d’organisation du SITHO. Cette manifestation offre aujourd’hui, une tribune de promotion de la destination africaine, mais aussi une véritable rampe de lancement de l’industrie touristique et de valorisation des acteurs. On le sait, le continent africain, malgré sa splendeur et ses potentialités touristiques, reste encore sous représenté en tant que destination. Les structures en charge du tourisme mènent des actions en vue de corriger cette image de l’Afrique faite de guerres, de famines, de maladies, image véhiculée par les médias du Nord. Les opérateurs burkinabè, à l’instar de ceux de nombreux autres pays du continent, éprouvent, on le sait, des difficultés à faire connaître les produits touristiques de leurs terroirs sur le marché du tourisme mondial. Pourtant le continent est, grâce à dame nature, pourvu de somptueuses richesses culturelles et touristiques qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Un patrimoine mal connu, souvent ignoré, et sous estimé, tant par les populations locales que par les professionnels du secteur. Ce sont ces richesses dont regorgent les deux pays (Mali et Burkina) que les deux autorités en charge de la culture et du tourisme veulent promouvoir et valoriser à travers des échanges d’expériences et de bonnes pratiques. Une coopération Sud Sud, qui est un symbole de l’unité des deux pays et sans doute va renforcer l’intégration sous régionale, à travers l’intégration des tourismes. La visite de la délégation malienne a commencé par une séance de travail. Pendant plus de 2 heures d’horloge, Maliens et Burkinabè ont partagé leurs expériences avec pour objectif final la promotion et la valorisation de leur patrimoine culturel et touristique. La visite du ministre malien et de sa délégation s’est poursuivie par des randonnées sur le site de Laongo et au parc animalier de Ziniaré. A Laongo où la délégation malienne a effectué la première étape de sa découverte, le ministre BAH s’est dit impressionné par la beauté du site. Pour lui, Au-delà de l’aspect esthétique, ce qu’il faut remarquer c’est la symbiose que dégage chaque sculpture visitée. La deuxième étape s’est déroulée au parc animalier. Le volet écotouristique a émerveillé le ministre malien et sa suite. Autruches, hippopotames, lions, babouins et autres phacochères s’offraient en attraction. A coup sûr, le ministre malien et sa suite sont repartis de Ouagadougou, pleins d’idées et de projets qui pourront aider à booster le tourisme malien. Rendez-vous a été pris en octobre prochain pour vivre en live le Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Bamako.

Par Frédéric ILBOUDO

Démocratie et Etat de droit

L’AJBEC forme les jeunes

Du 03 au 5 septembre 2008, l’Association des jeunes burkinabè pour l’éducation et le civisme (AJBEC) a tenu un atelier de formation et de réflexion sur la démocratie et l’Etat de droit au Burkina Faso au Centre culturel américain de Ouagadougou.

Les jeunes leaders des associations sont veuus des 13 régions du pays

L’Association des jeunes burkinabè pour l’éducation et le civisme (AJBEC) créée en 2004 a réuni au Centre culturel américain 40 jeunes leaders d’associations de jeunesse des 13 régions du Burkina Faso afin d’échanger durant 72 heures sur la problématique de la démocratie et l’Etat de droit au Burkina Faso. Pour permettre aux participants de prendre conscience de leur participation au renforcement du processus démocratique au pays des «Hommes intègres», 4 modules de communication ont meublé les 3 jours d’échanges, de dialogue et de réflexions. Ainsi les participants ont pu s’imprégner du «système politique et électoral au Burkina» ; de «l’Etat de la démocratie et des droits humains ; de la «démocratie américaine (USA) et son système politique et électoral» ; «la place et le rôle des associations de jeunesse dans la promotion de la démocratie et de l’Etat de droit».

L'ambassadeur Jeanine Jackson (au centre) a présidé l'ouverture de l'atelier

A la cérémonie d’ouverture de l’atelier intervenue le mercredi 3 septembre 2008, le président de l’AJBEC, Boureima NABALOUM, s’est adressé avec conviction aux jeunes leaders d’associations leur faisant savoir que la construction d’un Etat de droit ne saurait se faire laissant aux abords la jeunesse. C’est pourquoi il n’a pas manqué de souligner que cet atelier va permettre une meilleure implication des associations de jeunesse dans la promotion de la démocratie, une prise de conscience de leur place et leur rôle et les conditions d’une meilleure participation au renforcement du processus de démocratisation en cours au Burkina Faso.

Pour l’ambassadeur des Etats-Unis au Burkina Faso, Jeanine JACKSON, qui a présidé cette cérémonie, le thème de cet atelier est d’un intérêt capital, dans la mesure où il est d’actualité. C’est ainsi qu’elle a révélé que les termes «Démocratie et Etat de droit sont indissociables et constituent les conditionnalités pour le respect des droits humains». Elle qui représente un pays dont l’expérience démocratique couvre deux siècles, sait mieux que quiconque et le dit : «la démocratie et l’Etat de droit ne sont jamais acquis et se construisent tous les jours, d’où une quête perpétuelle». Elle a souligné le mérite de l’AJBEC, d’avoir fait de ce processus une préoccupation de la jeunesse, fer de lance de toute nation.

De même, Mme Jeanine JACKSON a réaffirmé toute sa disposition à soutenir et accompagner l’association dans ses diverses activités.

Par Issoufou MAIGA


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