Bravo le Sarko !
Sarko, le président français, Président de l’Union européenne est vraiment un dur ! Un dur n’en déplaise à tous ses contempteurs, au nombre desquels je figure sans nul doute en bonne place ! Je le confesse, je ne le blaire pas le monsieur. Surtout depuis sa sortie sur les Noirs ! Mais tant pis pour moi et tous les autres car, on l’aime, on l’aime pas, il a de la caisse le mec. Et cela force le respect ! Ces derniers temps, il faut avouer qu’il cartonne tant dans son hexagone où il règne en véritable nabab, (on dit là-bas en prince) que dans l’Union européenne où, avec une série de succès diplomatiques, il est en passe de faire oublier le début pour le moins calamiteux de sa présidence à la suite du «Non» irlandais. On se rappelle que non seulement ce «Non» apparaissait comme une épine dans son pied, mais que ses propres réflexions avaient fait monter l’adréline chez les Irlandais qui n’étaient pas loin de lui faire comprendre qu’ils n’avaient pas de leçon à recevoir de lui, lui le président d’un pays qui avait aussi dit «Non» par le passé.
Avec le conflit Georgie-Russie, on a assisté à un show sarkosien qui mérite des applaudissements.
En effet, alors que la Russie, la grande Russie marchait sur son petit et impertinent voisin la Georgie, dont elle mettait l’armée en déroute et réduisait le potentiel militaire à sa plus simple expression, le Sarko a réussi à arracher aux Russes un cessez-le-feu et un engagement à se retirer sur leurs positions d’avant conflit ! On avait crié, pour ne pas dire hurlé à l’accord à minima. Mais il avait tenu bon et expliqué que ce résultat était bon à prendre et qu’à bien y réfléchir il était même parfait, car il ne voyait pas bien ce que l’Europe eût pu faire si la Russie avait refusé. Les puritains avaient encore fait entendre leurs voix de gorets qu’on écorche vifs.
Nombreux ont été ceux-ci qui ont vu en Sarko un gagne-petit. Alors le monsieur convoque tous les présidents en un sommet et demande les yeux dans les yeux ce qu’ils auraient pu faire ?
D’ailleurs une semaine après les faits, comme si elle regrettait d’avoir signé cet accord, la Russie traîne toujours des pieds pour s’exécuter.
Renégociation de Sarko. Cette fois-ci, il obtient un calendrier de retrait et est obligé d’entériner un fait accompli. Le fait est que depuis sa visite du 11 août, la carte de la région a profondément changé, puisque la Russie a «créé» deux nouveaux Etats au sein de la Georgie (Abkhazie et Ossétie du Sud) qu’elle a reconnus. Donc son retrait ne concernera pas ces deux Etats indépendants !
Du coup, chacun a compris que le Sarko est vraiment fort ! Un autre aura-t-il eu autant de baraka et une oreille aussi attentive en Russie ? Les spécialistes disent en douter fortement.
Alors bravo, le Sarko ! Grâce à vous l’Europe a existé, montrant les limites de l’unilatéralisme.
Par Faez