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Eliminatoires CAN/Mondial 2010

Les Etalons touchent au but

Après le nul de samedi dernier au Stade du 4-Août, 0-0 contre les Aigles de Tunisie, les Etalons seront du tour de qualification pour les deux compétitions jumelées, CAN et Mondial 2010.

Le plus dur commence, mais avec ce qu’ils ont montré, il y a des raisons de croire que tout devient possible.

Ce match était en quelque sorte, celui de la confirmation pour la bande à Paulo Rebelo DUARTE. Le Portugais en passe de gagner son pari, de faire des Etalons une formation nationale respectable et respectée. Il n’a cessé de le dire à son installation, il s’agit pour lui et ses joueurs de gagner le respect des autres, du public sportif burkinabè, des autres nations africaines et des amateurs de football dans le monde.

Ce leitmotiv-là passait par une autre façon d’appréhender la compétion, en affichant sur chaque sortie, des ambitions dans le jeu et dans le résultat. Car, il ne s’agit pas seulement de gagner, il faut aussi suivant cette philosophie convaincre.

Ainsi, avec la vague de scepticisme qui a accompagné le résultat de Tunis, 1-2 pour les Etalons le 31 mai dernier, il attendait la manche retour avec la volonté d’en découdre et de montrer enfin que son équipe possède le talent pour avoir du résultat face à n’importe quel adversaire. La Tunisie en quête d’une présence à l’ultime phase qualificative était cet adversaire.

L’entame des Etalons n’a laissé planer aucun doute sur leur mental actuel, gagner en imposant son jeu. La Tunisie ne verra donc pas le jour au cours d’une première partie de jeu maîtrisée comme jamais ne l’a réussi auparavant une formation nationale des seniors burkinabè, du moins face à une équipe de ce calibre.

Obligée de jouer adossée à ses buts, vivant seulement d’expédients, la Tunisie a été au bord de l’asphyxie, n’ayant dû son salut qu’à la précipitation des attaquants burkinabè et à la science de défenseur de son capitaine Karim HAGGUI. Le pressing des Etalons amorcé très haut, son jeu en mouvement, sa rapidité et sa maîtrise technique ont fait merveille. Seul le but qui ne viendra pas sera le point sombre d’une mi-temps que les Tunisiens appelaient de tous leurs vœux.

Cette débauche d’énergie, cette omniprésence, les Etalons vont les payer en seconde période de jeu. Naturellement les Tunisiens qui n’ont fait que défendre auront plus de jus et de jambes pour mieux se projeter. Le repli burkinabè ne se faisant plus en bloc, les décollages pour les Aigles seront alors possibles.

Le portier Daouda DIAKITE, jusque-là en train de s’en prendre aux mouches, sera sollicité à maintes reprises. Sera alors mis à nu le manque de foncier de plusieurs joueurs, pas toujours titulaires dans leurs clubs. En sus de cela, il y a également la récente reprise de la saison européenne, entraînant une absence de rythme, surtout chez nos nombreux joueurs qui ont changé de clubs à l’inter-saison.

Ainsi Moumouni DAGANO, dont le championnat, celui du Qatar n’a pas encore débuté, Charles KABORE, Mamadou TALL et Jonathan PITROIPA ont plongé en seconde mi-temps. Avec l’option offensive prise par DUARTE, la baisse du premier rideau et la défaillance d’un milieu défensif, Charles KABORE, ont failli coûter cher aux Etalons, qui auraient pris un vrai coup au moral en cas de revers.

Ce match partagé en deux périodes opposées doit aussi introduire la notion de gestion des efforts. Gestion d’autant nécessaire que le public burkiabè a une lecture du déroulement d’une rencontre, qui laisse à penser que l’adversaire est un manchot, bon à servir de punching ball aux Etalons. Ses exigences sont telles que les Etalons seraient mieux inspirés au stade du 4-Août de savoir répartir leurs forces en alternant sur la totalité des 90 minutes, temps forts et temps faibles.

On le voit aujourd’hui avec les résultats enregistrés sur les stades africains, européens comme sud-américains qu’il n’existe plus de petites équipes. Toutes les nations sont aujourd’hui bien préparées et le comité de soutien aux Etalons doit entreprendre une communication là-dessus. Il serait utopique de croire qu’à chaque sortie à domicile, les Etalons vont l’emporter les doigts dans le nez. C’est pure utopie.

Justement, un tel scénario, si tant est qu’il est envisageable, passe par une autre attitude du public présent dans le temple du football burkinabè. Qu’il cesse dans les moments de passage délicat des nôtres de balancer tout et n’importe quoi sur la main courante et de jouer son rôle de douzième homme.

Parce qu’il ne faut point se leurrer, les Etalons vont entamer le plus difficile. Et pour réussir, ils auront besoin du soutien de tous, à commencer par les supporters. Sinon, ils n’ont pas leur place au stadeo

Par Idriss SEMDE

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Duel au sommet

La cuisante défaite du Zamalek du Caire 0-3 face à l’Asec Mimosas lors de la 4e journée de la ligue des champions d’Afrique donne un relief particulier au match au sommet de la 5e journée. En effet le dimanche au Caire, le National du Caire, leader du groupe A avec 10 points, reçoit son ennemi héréditaire le Zamalek, qui ne compte lui que 4 points. Relégué à la 3e place du groupe, le Zamalek se trouve dans l’obligation de gagner s’il veut conserver une chance d’accéder au carré d’as. Un match à hauts risques et qui met en ébullition toute la capitale égyptienne, le Nadi Al Alhy voulant priver son voisin des demi-finales. L’Asec joue sa qualification au Félicia contre le Dynamo de Hararé. En cas de succès des Jaune-noirs, ils feraient un grand pas vers la qualification.

RONALDO après ROBINHO

Le groupe émirati l’Abu Dhabi United group a racheté Manchester city à l’ancien Premier ministre thaïlandais Thaksin SHINAWATRA pour dit-on environ 260 millions d’euros. Son président Suleiman Al-FAHIM, de la famille royale des Emirats n’a pas tardé à frapper fort sur le marché des transferts, en arrachant in extremis, le Brésilien ROBINHO à Chelsea qui a fait une offre de 35 millions d’euros au Real Madrid. En proposant 42 millions aux meringue et 7 millions au joueur, plus de 3 fois son salaire madrilène, City a attiré le soliste brésilien. Et semble-t-il, ce n’est là qu’un début. Al-FAHIM a pour prochaine cible le Portugais Cristiano RONALDO de son puissant voisin, United. Pour sa venue, il serait prêt à mettre 165 millions d’euros et ce, dès le mercato de janvier 2009. Objectif avoué du milliardaire émirati, devenir champion d’Angleterre et d’Europe. Rien que ça !

Fallait pas parler

Florent MALOUDA après son euro décevant avait été la cible de la critique. Chose que le joueur de Chelsea n’a apparemment pas apprécié puisqu’il a reproché au travers d’une interview à l’entraîneur Raymond DOMENECH ne l’avoir pas défendu à l’époque. Pour MALOUDA, dès l’instant où c’est DOMENECH qui lui a demandé d’évoluer dans le registre semi-offensif, il devrait y avoir une explication de texte. Bien entendu cela ne fut pas du goût du sélectionneur tricolore qui ne l’a même pas retenu dans le groupe des dix-huit joueurs contre l’Autriche. Une mise à l’écart qui pourrait avoir une suite si la France gagnait ses deux prochains matchs, condition pour maintenir Raymond DOMENECH en poste.

Quelle équipe aujourd’hui ?

L’équipe de France joue aujourd’hui la Serbie au stade de France dans le cadre des éliminatoires du Mondial 2010. C’est sans doute le match le plus important des bleus au cours de ses vingt dernières saisons. En effet après la défaite de samedi en Autriche, la rencontre de ce soir peut relancer les bleus ou bien les plonger pour longtemps dans un doute irréversible. C’est pourquoi, la composition d’équipe de DOMENNECH est sur toutes les lèvres surtout après les défaillances de certains titulaires au Ernst-Happel stadion de Vienne. En cause surtout le défenseur central Philippe MEXES qui a été impliqué sur deux des trois buts autrichiens. DOMENNECH pourrait aussi modifier son animation offensive avec plus de milieux créatifs. On sait en cas de défaite que sa place sera mise en jeu, les potentiels successeurs étant Alain BOHGOSSIAN, Didier DESCHAMP et Laurent BLANC.

Bien répartis

Dans les années 70 et 80, on disait le tennis féminin moins dense que son homologue masculin. A l’époque, avant chaque grand chelem, on savait déjà qu’elles sont deux ou trois au plus à pouvoir l’emporter. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, puisque ce tableau féminin propose des joueuses de talent à plus finir. Ainsi, en 2008, quatre joueuses différentes ont inscrit leurs noms sur les quatre tournois majeurs. A Melbourne en janvier, ce fut la Russe Maria SHARAPOVA, suivie en mai à Paris de la Croate Ana IVANOVIC, les deux sœurs WILLIAMS se partageant Londres en juin, Venus et New-York ce mois SERENA. Chez les hommes, ils seront trois à figurer au palmarès. Le Croate Nowak DJOKOVIC s’est adjugé Melbourne, l’Espagnol Rafaël NADAL, Paris et Londres, quant à New York dont la finale s’est jouée lundi, il reviendra soit au Suisse Roger FEDERER, soit à l’Ecossais Andy MURRAY.

Choix à faire

Le leader de la Vuelta, le tour d’Espagne à l’issue de la première étape de montagne courue dimanche est l’Américain Levi LEIPHEIMER. Lieutenant de route d’Alberto CONTADOR, il est sensé roulé pour celui que la formation Astana voit sur la plus haute marche du podium, le 21 septembre 2008 à Madrid. Comme pour l’instant LEIPHEIMER affiche un niveau de probable futur vainqueur, Astana se retrouve entre deux chaises, ne sachant qui désigner comme le patron de l’équipe. Surtout que le médaillé de bronze à Pékin dans le contre-la-montre, LEIPHEIMER a aussi gagné le premier chrono de 40 km. Les prochaines étapes de montagne nous situeront sur l’option de Astana.
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