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LA UNE du 1er au 07/10/08
SPORTS : N°573 du 1er au 07 Octobre 2008

CAN juniors 2009
Ils ont limité la casse

En déplacement à Abidjan pour croiser leurs homologues ivoiriens, les Etalons juniors ont chuté 1-0 lors de la manche aller du dernier tour qualificatif à Rwanda 2009, théâtre de la phase finale. Ce score qui ne remet pas en cause leur qualification, les oblige cependant à une performance au retour. Ils devront l'emporter par deux buts d'écart.

Les Etalons juniors sont à 90 minutes du Rwanda. On pourrait dire si proches du but, mais aussi penser si loin, vu la configuration du score de samedi dernier au Stade Robert CHAMPROUX d'Abidjan. Le 1-0 est la marque la plus emmerdante qui existe avec le 0-0. L'adversaire sait avec ces deux scénarii que le retour est jouable pour chacun à hauteur du fameux cinquante-cinquante cher aux pronostiqueurs.
En attendant le samedi 11 octobre, jour dit la défaite contre les Eléphanteaux n'est pas infamante loin de là. N'empêche, et malgré les avis du technicien en chef et de Daouda FAMOZO, optimistes pour le dénouement final, il y a eu une absence de percution à la finition, source de questionnements. Face au Niger, lors du tour précédent, l'attaque avait été prolifique, atteignant la cible trois fois à Ouaga et deux fois à Niamey.
De quoi donner matière à se dire qu'une équipe qui marque est de celles capables de s'en tirer à leur avantage à tout moment. C'est pourquoi, une telle attaque aussi atone et neutre à Abidjan peut inquiéter quand elle devrait carburer dans une dizaine de jours. Il ne faudra pas seulement se contenter de revenir à hauteur des Ivoiriens mais de le faire et d'aller chercher le ticket gagnant.
Une équipe doit prendre conscience de sa force principale et l'exploiter au mieux quelque soit le terrain sur lequel elle évolue. On n'a pas eu cette impression que les Etalons avaient compris cela. Ne jamais négliger ce qui dans le jeu permet au groupe de se valoriser, de faire cette différence, qui aurait rendu un peu moins compliqué le match retour.
Mais on gagne aussi en expérience, au fil de la compétition. Il revient au staff technique de savoir tirer les enseignements utiles de chaque confrontation. Après celle d'Abidjan, trois majeurs à notre sens sortent du lot.
En premier lieu et c'est nouveau, ces juniors-là savent aussi défendre. Tous les spécialistes le reconnaissent, pour être proche de la victoire, le meilleur moyen est d'avoir une défense inaccessible. La base du football, c'est d'abord mettre en œuvre sa défense, qui si elle est bien agencée garantit la solidité du reste de l'échafaudage.
En deuxième lieu et au titre des moins, elle ne sait pas contrer et se projeter vite et efficacement vers l'avant. En optant dans cette manche aller de laisser venir l'adversaire, l'équipe aurait dû exploiter à fond toutes les balles d'attaque. Or, elle n'a pas su le faire ou quand il le fallait, elle l'a fait très mal. Ce qui est somme toute dommageable, lorsqu'on voit les talents devant et en milieu offensif.
En troisième lieu, et cela est encore un moins, ce manque de concentration flagrant dans les moments cruciaux. Face au Niger, les Etalons juniors ont encaissé dans les toutes dernières minutes de la première et de la deuxième mi-temps. Mauvaise habitude, devenue préoccupante, ils ont pris le seul but à quelques deux minutes du terme et ça c'est une très mauvaise nouvelle.
Autant d'enseignements à exploiter favorablement au retour et si succès, à la phase finale. Car cette défaite au final sert parce que psychologiquement, la donne est différente de ce qu'ils ont connu face au Niger. Parti à Niamey avec trois buts d'avance, ils n'avaient pas grand chose à craindre, sauf à déjouer sur les grandes largeurs. Le risque était minime sur une telle éventualité.
Lorsqu'ils vont recevoir les Ivoiriens, ils seront en retard au coup d'envoi et surtout ils devront aller chercher une qualification. Face à cette problématique, il faut avoir des arguments dans tous les secteurs. Bien défendre, tout en attaquant sans frein à main, un équilibre par toujours évident à trouver. De la capacité à se transcender, à affronter l'événement va montrer enfin la valeur réelle d'un groupe ayant du potentiel. Encore faut-il qu'il s'exprime dans toutes les configurations, notamment lorsque l'adversité a une autre dimension.
La Côte d'Ivoire est une nation de football respectable. Au niveau des petites catégories, elle a su, avec le centre construit par l'Asec et dirigé par le technicien français Jean Marc GUILLOU, passer à la vitesse supérieure. Les centres de formation sont sur cet exemple sortis de terre comme des champignons. Elle fait donc référence dans ces compétitions qui continuent à asseoir le football d'élite de demain.
Même si en accueillant, les Eléphanteaux ont eu plus d'emprise sur le maach, les deux équipes sont assez proches. Celle qui se montrera combattante, déterminée et solidaire au retour sera en janvier au Rwanda. Bien entendu, après la double participation des cadets et les juniors à Togo et Congo 2007, un remake ne fera que bonifier Un Faso foot, en rechercher de rédemption.
Le championnat national étant à l'arrêt depuis plus d'un mois, le mental sera déterminant. Le jus peut venir à manquer à cause de cet arrêt. Ne pas lâcher alors son agressivité, rester dans le match dont les valeurs à faire valoir. Concentration, présence durant une heure et demi, ce n'est pas trop demandé.

Par Idriss SEMDE

Combat de Boxe
«Yoyo» à la chasse du «Monstre»

Le jeudi 25 septembre 2008, la Fédération burkinabè de boxe (FBB)a annoncé au cours d’une conférence de presse, à Ouagadougou, l’organisation au Burkina Faso d’un championnat international WBA poids coqs qui va opposé Alexis KABORE dit «Yoyo» à Rafael TIRADO dit «le monstre» le 31 octobre 2008.

(G à D) L’entraîneur, Jean Pierre MAHE et le pugiliste “Yoyo”

L’Opération "Etalons 4 champions» se poursuit après le titre mémorable de champion du monde super walter conquis, le 3 mai 2008. Cette fois, c’est Alexis Boureima KABORE dit «Yoyo» qui est mis en pôle position pour relever le challenge face à Rafael TIRADO, un Equatorien, dans le cadre d’un championnat international WBA (World Boxing Associative) des poids coqs prévu pour, le vendredi 31 octobre 2008 à Ouagadougou. Placé sous le parrainage de Sa Majesté le Mogho Naaba Baongo, ce combat se tient après. Selon le promoteur, PERONO, l’autorisation pour l’organisation de combat a été des négociations où le critère de palmarès le plus fourni du boxeur a prévalu d'autant que le titre étant vacant chaque promoteur pouvait postuler. Ainsi Alexis KABORE dit «Yoyo» a été retenu comme co-challenger pour ce titre international WBA des poids coqs avec l’Equatorien, Rafel TIRADO dit «le monstre». L’organisation d'un tel championnat mondial, nécessite la coquette somme de 45 à 48 millions CFA et c'est Marina Market qu'en est le principal pourvoyeur.
Quant à la préparation d’Alexis KABORE, elle est prise à bras le corps par «le faiseur de champions» Jean-Pierre MAHE ". Un séjour au Ghana est au programme pour une mise à point physique. Le village de Nogtaaba servira de cadre pour dresser un camp d’entraînement afin de parachever la préparation de «Yoyo». Pour ce combat, les challengers empocheront chacun 5 000 dollars soit un peu plus de 3 millions de francs CFA à la charge du promoteur et de la Fédération burkinabè de boxe (FBB), 2 millions de francs CFA en guise de taxe d’organisation du combat.
«Yoyo» n’a-t-il pas peur du «monstre» ? A cette question, ce pugiliste répond
: «Qu’il soit monstre ou pas je l’attends».
Au cours des échanges, Adama FOFANA, président d’honneur de la FBB et le colonel Sidiki TRAORE, président de la Fédération ont manifesté leur satisfaction pour ce combat qui, du reste, sera entièrement pris en charge par un promoteur privé en la personne de Jean Marc PERENO. Preuve que le noble art, est un sport ouvert et doit intéresser les opérateurs économiques et autres hommes d’affaires pour sa promotion.

Par Issoufou MAIGA

 

SPORTISSIMO

La première de JO
Le tennisman français Jo-Wilfried TSONGA a gagné son premier tournoi ATP dimanche matin à Bangkok en Thaïlande. A 23 ans, celui qui monte dans le tennis tricolore a battu en finale une pointure du circuit professionnel. En venant à bout en deux sets, 7-6, 6-4 du numéro 3 mondial, le Serbe Nowak DJOKOVIC, TSONGA a prouvé que son talent naissant ne demande qu'à s'affirmer. On a souvenance que le même DJOKOVIC avait battu TSONGA lors de la finale du premier grand chelem de l'année, l'open de Mebbourne en quatre manches, disputé en janvier 2008.

Toujours rayonnant
A 35 ans, l'Ethiopien Hailé GUEDRESELASSIE a toujours la verve qui a fait sa réputation de coureur de fond dans les années 90. le sergent chef de l'armée a encore frappé dans le marathon, distance sur laquelle il s'est reconverti après sa retraite des pistes d'athlétisme. Déjà détenteur du record du monde des mythiques 42,195 km, GUEBRESELASSIE l'a amélioré lors du marathon de Berlin, couru dimanche en descendant pour la première fois sous les 2 h 4', portant la nouvelle référence à 2 h 3'59". Avec un tel leader, l'athlétisme éthiopien a de beaux jours devant lui dans les distances de fond.

Week-end sombre pour FERRARI
La marque au cheval cabré voulait frapper fort à l'occasion du premier grand prix de formule 1 disputé en nocturne à Singapour. Avec le pôle position pour son Brésilien Felipe MASSA et le 3e rang sur la grille de son deuxième pilote, le Finlandais Kimi RAIKKONEN, FERRARI croyait avoir fait le plus dur, sur un circuit où il est difficile de réaliser des dépassements. Mais un arrêt mal négocié dans les stands, Massa a démarré en arrachant le tuyau de ravitaillement, et une sortie de piste à trois tours de la fin de RAIKKONEN, FERRARI a tout perdu le week-end dernier. Non seulement il est dépassé par McLAREN Mercedes au classement des constructeurs mais plus préoccupant Lewis HAMILTON compte maintenant sept points d'avance sur Massa dans celui des pilotes. Au lieu de prendre la tête dans chacune de ces courses au titre, FERRARI se voit obligée de courir après son adversaire. A trois grands prix de la fin de saison, elle n'a plus droit à l'erreur, si elle veut garder ses titres acquis la saison dernière.

Il adore les derby
Maintenant c'est sûr et certain, le Brésilien RONALDINHO est le spécialiste des derby, ces matchs de championnat qui opposent deux formations à l'antagonisme exacerbé. En France déjà, lorsqu'il évoluait à Paris, RONALDINHO en a fait voir de toutes les couleurs à Marseille. A chaque opposition, il fut le bourreau des phocéens. Même scénario en Espagne où avec le FC Barcelone, il brillait de mille éclats lors de tous les clasico, opposant le club Catalen au Real Madrid. Et voilà qu'en Italie, RONALDINHO remet ça. Il a attendu le big match Milan AC-Inter Milan, joué dimanche à Giuseppe Meazza, pour montrer à la face du monde qu'il n'est pas fini, comme le disaient les analystes et surtout les fans et dirigeants du Barça. Il a encore survolé le derby milanais, en dominant partenaires et adversaires. D'une tête rageuse suite d'une détente verticale stratosphérique, il a donné la victoire au Milan, pourtant auteur d'un début de championnat hésitant. Après ce succès, les milanais sont à quatre victoires d'affilés, série en cours.

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