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LA UNE du 1er au 07/10/08
SUR LE VIF : N°573 du 1er au 07 Octobre 2008

Le SITHO autrement !

Le 5e SITHO a clos ses portes dimanche 28 septembre dernier. A la grande satisfaction des organisateurs ! Comme d’habitude !
Dans ce pays ce qui pourrait être un évènement c’est l’échec d’une organisation. Donc en vérité, il n’y a aucun mérite à réussir une cérémonie d’ouverture, une cérémonie de clôture, d’installer des stands, de recevoir des étrangers, les loger et les nourrir… on a çà dans le sang. C’est devenu une routine dont on ne devrait plus se satisfaire dans ce pays passé maître dans l’art d’organiser les manifestations. Le challenge doit donc être ailleurs ! Il faut voir au-delà en travaillant davantage sur le contenu, sans pour autant négliger tout ce qu’il y a autour. C’est à ce niveau qu’il faut maintenant se juger et se juger.
En passant le SITHO qui vient de prendre fin par cette grille de lecture, j’ai quelques problèmes. Et même de sérieux problèmes.
Le premier est le sentiment de déjà vu, de déjà entendu qui m’anime comme si les SITHO se suivent et se ressemblent en dépit des «innovations» qu’on nous propose chaque fois. Ainsi on a encore battu le tam-tam du matin au soir, on a tourné et tourné entre les stands, on a écouté conférences, discours et points de vue… On a surtout entendu que tout cela était un succès, que le Burkina Faso avait une nouvelle fois réussi, que le pays était beau et bon à visiter mais que les infrastructures étaient insuffisantes etc. C’est bon mais ce n’est pas arrivé comme dirait l’autre !
Alors, je me suis posé cette question : pourquoi ne pas donner le SITHO aux professionnels du tourisme et laisser l’Etat à ses fonctions régaliennes ? A défaut et en attendant d’y arriver, il faudrait aller davantage vers les acteurs du milieu afin de les associer au maximum. Il faut donc partir de leurs problèmes d’aujourd’hui pour explorer l’avenir.
Ces problèmes sont généralement liés à la mobilisation des ressources, à la formation, aux échanges d’expériences, aux infrastructures, aux techniques, etc.
Moi, je verrai bien un SITHO centré sur la formation avec des actes concrets en faveur des opérateurs ou un SITHO sur la mobilisation des ressources et pourquoi pas sur l’harmonisation des structures etc.
En tout cas, moins de folklore et plus de professionnalisme. C’est ce à quoi va certainement s’atteler le Secrétariat Permanent du SITHO. Sinon la routine va tuer le peu que nous avons. Honni soit, qui mal y pense !

Par Faez

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