[Actualité] - [Annonces] - [Archives]
LA UNE du 08 au 14 /10/08
SUR LE VIF : N°574 du 08 au 14 Octobre 2008

Qui est faux dans cette affaire ?

On aurait pu décerner la note de 10 sur 10 au comité d'organisation du séminaire international sur "les élections et Tic" organisé par la CENI et le Réseau de structures en charge des élections de l'Afrique de l'Ouest (RESAO), si la question récurrente des perdiems" ne s'était invitée aux débats en marge de la rencontre. En effet, c'est presqu'une coutume, en de pareille occasion, à la fin des travaux, les (des) participants ont "droit" à des perdiems. Mais le hic, pour ne pas dire là où le bât blesse, c'est le montant fixé qui avait une odeur de discrimination ce qui n'a pas manqué d'offusquer plus d'un participant, au regard de l'importance et du caractère international de la rencontre. Selon des sources, pendant que des participants percevraient 15 000FCFA pour les trois jours de travaux, d'autres, essentiellement les travailleurs de la CENI, se la coulaient douce avec 25 000/jour soit 75 000 FCFA. Et dire que certains de ces privilégiés de la CENI étaient au séminaire juste pour orner par leur présence le décor. Les participants étrangers n'étaient pas les plus à plaindre, chacun ayant perçu pas moins de 200 000F CFA sans parler des commodités : "nourris, logés, véhiculés. Une discrimination loin d'être positive et qui a suscité le courroux de plusieurs participants qui n'ont pas manqué d'ironiser en disant que la transparence dans les élections, combat de la CENI et du RESAO, passe aussi par la transparence et l'équité dans les perdiems. Et quelqu'un d'ajouter que ce qui énerve, c'est que ce séminaire international était placé sous le parrainage du chef du gouvernement, fervent adepte de la transparence et de la bonne gouvernance. La question récurrente des perdiems a terni donc la partie à ce séminaire de la CENI-RESAO.
Il faut dire qu’il y a lieu que soit bien pensée et élucidée la question des perdiems au Faso, d’autant que depuis un certain temps, un véritable flou semble s’être installé. Il n’y a pas longtemps d’ailleurs, c’était des enseignants qui ont préféré boycotter leurs séminaires pour ne pas être les dindons d’une farce qui se joue autour des montants diversifiés, et cela sans raison convaincante, servis pour le même travail. Cette semaine, il a manqué de peu qu’un autre séminaire d’enseignants voie ses travaux s’arrêter court pour les mêmes motifs. Qui est faux dans cette affaire ?

Par Ben Alex Béogo

INFOS FLASH
LES MEDIAS DU FASO
LES DOSSIERS
index.gif
 
ZEDCOM © 2008 Tous droits réservé